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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 140 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 140

Décisions totales

383 581

Ordonnances

272 316

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ERBEffacer tout
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2418321

Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête d'un ressortissant algérien visant l'annulation d'un arrêté préfectoral de refus de certificat de résidence, d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour. La juridiction estime que les décisions sont régulières, suffisamment motivées et que la situation du requérant est intégralement régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, à l'exclusion du droit commun du séjour. Elle écarte les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH.

Avocat : BERBAGUI

27 février 2026• 1ère chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601154

Le Tribunal Administratif de Toulouse annule l'arrêté du 7 février 2026 par lequel la préfète de l'Aveyron avait assigné à résidence M. A..., ressortissant tunisien. La décision est fondée sur une erreur de droit : l'administration ne pouvait pas assigner l'intéressé à résidence sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car le délai de départ volontaire n'avait pas été fixé et n'était donc pas expiré, suite à l'annulation antérieure du refus de délai. Le tribunal applique l'article L. 614-17 du même code, qui impose de fixer un nouveau délai après une telle annulation. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté d'assignation à résidence.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DERBALI ASSIA

27 février 2026• Reconduite à la frontière
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500474

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait la délivrance de son permis de conduire après avoir réussi l'épreuve pratique. La requérante avait présenté des conclusions principales en injonction, ce qui est irrecevable car il n'appartient pas au juge administratif d'adresser de telles injonctions en dehors des cas prévus par la loi. Ses conclusions subsidiaires, fondées sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ont également été rejetées, le tribunal ne pouvant statuer en urgence sur une telle demande en cours d'instance. La décision s'appuie sur les articles R. 411-1 et L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : VERBATEAM TOULOUSE

27 février 2026• Cellule juge unique
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407378

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, contestant le refus de délivrance d'un visa de court séjour pour rendre visite à sa famille en France. La décision du sous-directeur des visas du 3 juin 2024, qui s'est substituée à la décision consulaire, a été attaquée pour défaut de motivation, erreur d'appréciation sur les ressources et le risque de détournement de l'objet du visa, ainsi que pour violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a confirmé la légalité du refus de visa.

Avocat : MEGHERBI

27 février 2026• 8ème chambre
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300742

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de l'association Institut de soutien à l'enseignement, qui contestait la décision de la DRIEETS d'Ile-de-France réformant des autorisations d'activité partielle et réclamant le remboursement d'une aide de 173 957,42 euros. Le tribunal a jugé que l'activité d'enseignement, même en période de pandémie, ne pouvait être considérée comme éligible au dispositif d'activité partielle, car l'instruction est un droit garanti par la Constitution et le code de l'éducation (notamment son article L. 131-1-1), imposant la continuité du service. Les arguments de l'association concernant les difficultés matérielles pour assurer l'enseignement à distance n'ont pas été retenus comme justifiant un recours à l'activité partielle.

Avocat : ZERBIB

26 février 2026• 2ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503769

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision du préfet de la Haute-Garonne du 21 mars 2025 refusant le regroupement familial pour son époux. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que Mme B... n'apportait pas la preuve que son époux ne résidait pas irrégulièrement en France à la date de la décision. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais d'instance.

Avocat : DERBALI ASSIA

26 février 2026• 4ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504046

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. et Mme L... de trois demandes de référé expertise visant à contester des constats de non-décence établis par la CAF de Tarn-et-Garonne pour trois logements leur appartenant, ainsi que la suspension consécutive du versement des aides au logement. La CAF a soulevé l'incompétence de la juridiction administrative, arguant que le litige relève du tribunal judiciaire. Le juge des référés a joint les trois requêtes. Se fondant sur le code de la construction et de l'habitation et sur une décision du Tribunal des conflits, le tribunal a rejeté les demandes d'expertise, jugeant que le contentieux de la décence d'un logement relève de la compétence de l'ordre judiciaire.

Avocat : CAMBRIEL GERBAUD-COUTURE ZOUANIA SIMEON

26 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504044

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté les demandes d'expertise présentées par M. et Mme L... concernant trois logements situés à Saint-Nicolas-de-la-Grave. Les requérants contestaient les constats de non-décence établis par la CAF de Tarn-et-Garonne, qui avaient entraîné la suspension des aides au logement. Le juge a retenu l'incompétence de la juridiction administrative, estimant que le litige relatif à la décence d'un logement relève de la compétence du tribunal judiciaire, conformément à la décision du Tribunal des conflits du 4 novembre 2024. Les requêtes ont donc été rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent.

Avocat : CAMBRIEL GERBAUD-COUTURE ZOUANIA SIMEON

26 février 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2514690

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... B..., ressortissante polonaise, visant à annuler un arrêté préfectoral de police déclarant caduc son droit au séjour et prononçant son obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec une interdiction de circulation. La juridiction a estimé que les décisions attaquées n'étaient entachées ni d'incompétence, ni d'insuffisance de motivation, et que le préfet avait procédé à l'examen circonstancié de sa situation personnelle requis. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment l'article L. 233-1, et a considéré que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas établis.

Avocat : WERBA

26 février 2026• 2e Section - 3e Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504045

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette les demandes d'expertise de M. et Mme L... concernant trois logements à Saint-Nicolas-de-la-Grave. Les requérants contestaient les constats de non-décence établis par la CAF de Tarn-et-Garonne, qui ont conduit à la suspension des aides au logement. Le juge retient que le litige relatif à la décence d'un logement relève de la compétence du tribunal judiciaire, et non de l'ordre administratif. En conséquence, il décline la compétence de la juridiction administrative pour statuer sur ces demandes.

Avocat : CAMBRIEL GERBAUD-COUTURE ZOUANIA SIMEON

26 février 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528489

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour, lui ordonnant de quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour 24 mois. La juridiction a estimé que les décisions étaient signées par une autorité compétente en vertu d'une délégation régulière et qu'elles étaient suffisamment motivées, notamment au regard des articles L. 435-1, L. 435-4, L.611-1 3°, L. 611-3 et L. 611-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de la Convention européenne des droits de l'homme. Les autres moyens, comme le défaut d'examen particulier de la situation ou l'erreur d'appréciation, n'ont pas été retenus.

Avocat : WERBA

25 février 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408513

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de visa de long séjour en qualité d'entrepreneur. La commission de recours a suffisamment motivé sa décision en se fondant sur l'insuffisance de ressources personnelles du requérant et sur le fait que son activité de e-commerce, créée sous un visa de court séjour, ne justifiait pas un visa long séjour. Le tribunal estime que l'intéressé n'a pas démontré la nécessité de s'établir en France pour exercer son activité, conformément à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les moyens tirés de l'erreur d'appréciation, de la méconnaissance de la liberté d'entreprendre et de l'article 8 de la CEDH sont écartés.

Avocat : MEGHERBI

24 février 2026• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310923

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... contestant le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, jugeant que le signataire de la décision bénéficiait d'une délégation régulière. Sur le fond, il a estimé que l'administration n'avait commis ni erreur de fait ni erreur d'appréciation en se fondant sur les résultats de l'enquête administrative, conformément à l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.

Avocat : SCP ATLANTIQUE AVOCATS ASSOCIES (SAINT-HERBLAIN)

24 février 2026• 3ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403699

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du maire de Marmande de mettre fin au versement de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) suite à son changement d'affectation. Le tribunal a jugé que la décision de changement d'affectation, intervenue en septembre 2022, ne pouvait plus être contestée en raison du principe de sécurité juridique, le délai de recours étant expiré. Par conséquent, le moyen tiré de l'illégalité de cette affectation pour contester la suppression de la NBI était irrecevable. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n°2006-780 du 3 juillet 2006 et du décret n°2014-1750 du 30 décembre 2014 relatifs à l'attribution de la NBI dans les quartiers prioritaires.

Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE

23 février 2026• 4ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601947

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête d'un étranger sollicitant l'injonction au préfet de lui délivrer divers documents attestant de la régularité de son séjour pendant l'instruction de sa demande de renouvellement. Le juge a constaté qu'une attestation de prolongation d'instruction valable avait déjà été délivrée, rendant la mesure inutile au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur ce code et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MEGHERBI

20 février 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2303949

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de la Drôme de lui délivrer un titre de séjour en tant que parent d’enfant français. Le tribunal a jugé que l’arrêté attaqué était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a estimé que la requérante ne justifiait pas contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de son enfant français depuis au moins deux ans, comme l’exige l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 3-1 de la convention de New-York et de l’erreur manifeste d’appréciation ont également été écartés.

Avocat : DERBEL

20 février 2026• 8ème Chambre
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY03922

Avocat : HOLTERBACH

19 février 2026• 4ème chambre - formation à 3
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2601860

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande d'un ressortissant américain visant à enjoindre au préfet de police de faciliter le dépôt de sa demande de changement de statut. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car l'intéressé a déjà reçu une convocation pour un rendez-vous en préfecture le 10 février 2026. La juridiction rappelle que l'administration est tenue de procéder à l'enregistrement d'une demande complète dans un délai raisonnable, mais qu'en l'espèce, la situation ne justifie pas une intervention en urgence du juge.

Avocat : WERBA

19 février 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527690

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à un ressortissant bangladais. La juridiction a jugé que le refus était insuffisamment motivé, notamment car il ne procédait pas à l'examen particulier des critères prévus par l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et qu'il contenait une erreur de fait sur la durée de présence du requérant. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.

Avocat : WERBA

19 février 2026• 3e Section - 2e Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518174

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus des conditions matérielles d’accueil (CMA) notifié par l’OFII. Le tribunal a considéré que sa demande d’asile, présentée plus de neuf mois après la clôture d’une première procédure, constituait une demande de réexamen, ce qui permet légalement le refus des CMA en application de l’article L. 551-15 du CESEDA. Il a également estimé que la situation personnelle et scolaire du requérant ne caractérisait pas une vulnérabilité au sens de la directive 2013/33/UE et du code justifiant une dérogation à ce refus.

Avocat : HENRY-WEISSGERBER

18 février 2026• 12ème chambre, éloignement