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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 504 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 504

Décisions totales

383 581

Ordonnances

256 468

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : FAEffacer tout
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202801

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le calcul de son indemnité de licenciement par la communauté de communes Dômes Sancy Artense. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute de liaison du contentieux, la requérante ne justifiant pas de la réception de sa réclamation préalable par l'administration. Les conclusions visant à obtenir une injonction de reconstituer l'assiette de son ancienneté ont également été déclarées irrecevables, car il n'appartient pas au juge administratif d'adresser de telles injonctions à titre principal. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 611-7 du code de justice administrative.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

9 janvier 2026• Chambre 1
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600004

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de long séjour dit "de retour". Le juge a estimé que la condition d'urgence, qui doit être particulière dans le cadre de cette procédure, n'était pas établie, le requérant se bornant à évoquer son souhait de revenir en France et son état de santé sans justifier de circonstances impérieuses nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la demande a été rejetée sans instruction contradictoire ni audience publique, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : FARRAJ

9 janvier 2026
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304080

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur pour des infiltrations d’eaux pluviales affectant son habitation, imputées au défaut d’entretien d’un fossé séparant sa propriété du lycée professionnel de l’Argensol. Le tribunal a considéré que le fossé litigieux ne constituait pas un ouvrage public, faute d’être directement affecté à un service public, et qu’il n’était pas établi qu’il appartenait à la région ou qu’il constituait un accessoire indispensable d’un ouvrage public. En conséquence, la responsabilité de la région n’a été engagée ni sans faute ni pour faute, et les conclusions indemnitaires et injonctives ont été rejetées.

Avocat : SELAFA CASSEL

9 janvier 2026• 3ème chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507725

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 19 décembre 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français, portant la durée totale à quatre ans. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, l'atteinte à la liberté d'entreprendre et au droit au travail, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence d'exécution de la mesure d'éloignement initiale et de l'absence d'attaches familiales stables en France.

Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER

9 janvier 2026• Magistrat Mme BOSSUET
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502787

**Sujet principal :** Demande d’expertise médicale pour évaluer les préjudices subis par une agente territoriale à la suite d’un accident de service. **Juridiction :** Tribunal administratif de Rouen (juge des référés). **Solution retenue :** Le tribunal fait droit à la demande et ordonne une expertise, confiant au Dr B... D... la mission d’examiner la requérante, de décrire ses séquelles en lien direct avec l’accident du 5 octobre 2023, et d’évaluer l’ensemble de ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux (temporaires et permanents). **Textes appliqués :** Article R. 532-1 du code de justice administrative (mesure d’expertise utile). La décision rappelle également le principe jurisprudentiel (CE, 4 juillet 2003, n° 211106) relatif au droit à indemnisation complémentaire des agents publics victimes d’accidents de service.

Avocat : HUON SARFATI

9 janvier 2026
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402002

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société Bourse Direct, qui sollicitait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés au titre du crédit d’impôt recherche (CIR) pour les années 2014 à 2017. Le litige portait sur l’éligibilité des dépenses liées au projet « Nouvelle architecture », un développement logiciel en langage PHP. Le tribunal a estimé que ces dépenses ne constituaient pas des opérations de développement expérimental au sens de l’article 244 quater B du code général des impôts et de l’article 49 septies F de son annexe III. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la position de l’administration fiscale.

Avocat : AARPI DILLENSCHNEIDER FAVARO

8 janvier 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2304528

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi d’un recours en plein contentieux par Mme et M. B... contre le centre hospitalier André Mignot de Versailles et son assureur, en raison d’une faute lors de la pose d’un Porth-a-Cath le 21 novembre 2014, dont l’extrémité mal positionnée a causé des thromboses veineuses. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’hôpital pour cette faute, limitée à une perte de chance de 50 % d’éviter ces complications. Il a condamné solidairement l’établissement et son assureur à verser diverses sommes aux requérants et à la CPAM des Yvelines, en application des principes de responsabilité administrative et des dispositions du code de la santé publique. Les montants alloués ont été réduits par rapport aux demandes initiales, et les intérêts légaux ont été accordés à compter de la demande préalable.

Avocat : NGAFAOUNAIN

8 janvier 2026• 6ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204214

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A..., professeure des écoles, qui contestait le refus de prise en charge d'un fauteuil roulant électrique au titre de son accident de service de 2012. La juridiction a considéré que la décision de refus, fondée sur l'avis du conseil médical estimant que l'appareil aggraverait son état, n'était pas entachée d'illégalité. Les conclusions indemnitaires pour préjudice moral ont été jugées irrecevables faute de réclamation préalable, et les autres moyens (incompétence, méconnaissance des articles 34 de la loi du 11 janvier 1984 et 6 sexies de la loi du 13 juillet 1983) ont été écartés. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.

Avocat : GREFFARD-POISSON

8 janvier 2026• 1ère chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431254

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 1 200 euros à M. B..., reconnu prioritaire pour un relogement d’urgence par la commission de médiation en février 2023, en raison de la carence fautive de l’administration à exécuter cette décision dans le délai légal de six mois. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, pour les troubles dans les conditions d’existence et le préjudice moral subis par le requérant, demeuré dans un logement sur-occupé. Le tribunal a également alloué 500 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : FADIER

6 janvier 2026• 3e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512219

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi par Mme B..., aide-soignante au centre hospitalier de Tourcoing, d’une demande de suspension de la sanction d’exclusion temporaire de fonctions de dix-huit mois avec sursis de six mois prononcée à son encontre. Le juge a considéré que la condition d’urgence était présumée remplie, la privation de traitement excédant un mois. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur de droit sur l'interdiction d'exercer une autre activité rémunérée, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la requête en suspension a été rejetée, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET D. JOSEPH, P. TILLIE, M. CALIFANO, BAREGE AVOCATS ASSOCIES

6 janvier 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405648

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de M. A... contestant deux indus de revenu de solidarité active (RSA), d’un montant total de 8 905 euros, pour la période de décembre 2021 à juin 2023. Le juge a estimé que l’administration avait démontré que M. A... n’avait pas sa résidence stable en France, condition essentielle au versement du RSA, et que les moyens soulevés (défaut de motivation, absence de notification, méconnaissance de l’article L. 1617-5 du CGCT) étaient infondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles relatives aux conditions de résidence pour l’octroi du RSA.

Avocat : DESFARGES

5 janvier 2026• 9è ch Magistrat statuant seul
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404424

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande d’expertise présentée par la société MAAF assurances, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, visant à établir la dangerosité d’une intersection à Lieurey suite à un accident de la circulation survenu le 23 juillet 2016. Le tribunal a estimé que la mesure était dépourvue d’utilité, d’une part car la configuration des lieux avait été modifiée après l’accident, rendant impossible une reconstitution par expertise, et d’autre part car l’action en responsabilité contre la commune était manifestement prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE BOUCHERLE-MAGNE- MONS-BARIAUD

5 janvier 2026
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508075

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. C..., qui demandait la condamnation de la commune de Courchevel à lui verser 29 000 euros pour des fautes liées à la régularisation de ses droits à pension durant son détachement. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et en a donné acte, mettant ainsi fin à l’instance.

Avocat : JENNIFER RIFFARD AVOCAT

2 janvier 2026
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 499189

Avocat : SCP FABIANI PINATEL

31 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:499189.20251231• 10ème chambre jugeant seule
TA54Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2504043

Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Team Services. Celle-ci contestait la procédure de passation d’un marché public de collecte et remise de courrier pour le ministère des armées, en raison d’une méthode de notation du critère prix excluant le coût d’affranchissement. Le juge a estimé que cette méthode, librement définie par l’acheteur public, n’était pas illicite et que, même à supposer une irrégularité, la société requérante n’était pas lésée car elle aurait été classée deuxième sur le critère technique. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, y compris celle relative aux frais de justice.

Avocat : CABINET GOBERT ET FAVIER

31 décembre 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504046

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné le recours de Mme A... contre le refus de la Collectivité européenne d'Alsace de lui attribuer la carte « mobilité inclusion » portant la mention « stationnement pour personne handicapée ». La juridiction a rejeté la demande d'annulation de la décision initiale de la Maison départementale des personnes handicapées du Bas-Rhin, celle-ci étant irrecevable car remplacée par la décision du 3 avril 2025. Sur le fond, le tribunal a appliqué les dispositions de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, qui exigent une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a statué sur le refus d'attribution de la carte.

Avocat : DESFARGES

31 décembre 2025• Juge Unique
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2523094

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en référé liberté de M. C... A..., réfugié soudanais titulaire d’une carte de résident, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint à l’ambassade de France à Kampala de lui délivrer un visa de retour. Le juge des référés estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, rappelant que, sauf circonstances particulières, le refus de délivrance d’un visa ne constitue pas une situation d’urgence justifiant une intervention sous 48 heures. En conséquence, la requête est rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner l’atteinte aux libertés fondamentales invoquée.

Avocat : AH-FAH

31 décembre 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 497932

Avocat : SCP WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS

30 décembre 2025ECLI:FR:CECHR:2025:497932.20251230• 3ème et 8ème chambres réunies
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2517767

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise médicale présentée par M. A..., un ancien agent public, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le requérant souhaitait faire évaluer les préjudices liés à une maladie professionnelle reconnue imputable au service. Le juge a estimé que la mesure n’était pas utile, d’une part car l’intéressé n’a pas démontré d’aggravation postérieure à la date de consolidation fixée au 17 septembre 2018, et d’autre part car il n’a pas justifié de préjudices effectifs non couverts par la prise en charge forfaitaire. La requête a donc été rejetée.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

30 décembre 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2106486

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande d'indemnisation de M. C..., qui estimait avoir été victime de harcèlement moral de la part de sa hiérarchie au sein de la commune de Lercoul, l'ayant contraint à démissionner. Le tribunal a jugé que les faits invoqués, notamment des critiques lors de travaux réalisés en tant qu'auto-entrepreneur, étaient extérieurs à la relation de travail et ne suffisaient pas à établir une situation de harcèlement moral au sens de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983. Aucune faute de nature à engager la responsabilité de la commune n'ayant été retenue, les conclusions indemnitaires ont été rejetées.

Avocat : SCP DEGIOANNI PONTACQ GUY-FAVIER

29 décembre 2025• 6ème Chambre