12 792 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 792
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 668
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté municipal refusant un permis de construire pour la transformation d'une grange en habitation et la création d'un garage. La juridiction a jugé que le raccordement électrique, situé à une vingtaine de mètres, ne constituait pas une extension de réseau au sens de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, et que l'implantation du garage respectait le règlement du plan local d'urbanisme. Le tribunal a en conséquence enjoint au maire de délivrer le permis sollicité.
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la demande de la société Rodriguez Yachts visant à obtenir la communication d'un contrat de concession portuaire sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge des référés estime que sa compétence ne peut s'exercer pour faire obstacle à une décision administrative de refus, implicite en l'espèce, intervenue avant l'enregistrement de la requête. La demande est donc jugée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les conditions d'urgence et d'utilité.
Avocat : SELARL FAYOL ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour. La juridiction constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai imparti. Elle applique en conséquence les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement et clore la procédure.
Avocat : ARIFA
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Saint-Didier-sous-Aubenas. Le tribunal a jugé que le dossier de permis, bien que succinct, était suffisamment complet au regard des articles R. 431-8 à R. 431-10 du code de l'urbanisme et que les autres griefs, notamment concernant le stationnement (article UB12 du PLU) et la sécurité publique, n'étaient pas fondés. La demande d'allocation d'une somme d'argent a également été rejetée.
Avocat : DEFAUX
Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour défaut de motivation. La préfète de l'Essonne avait méconnu l'obligation de communiquer les motifs de sa décision à l'étranger demandeur, en violation de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à l'administration de réexaminer la demande et de délivrer un récépissé provisoire dans un délai de deux mois.
Avocat : FALAH
Avocat : SELAS WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution par l'administration. Le juge a assorti l'injonction faite au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer une autorisation provisoire de séjour d'une astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, permettant la modification d'une mesure en présence d'un élément nouveau, en l'occurrence le défaut d'exécution.
Avocat : FAVAIN
Avocat : AUCHER-FAGBEMI
Avocat : CDMF-AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des requérants dans leur recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire. La juridiction rejette la demande de la commune de condamner les requérants à une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du même code, qui permet de constater un désistement lorsque plus aucune question substantielle n'est à juger.
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir dirigée contre l'ajournement d'une demande de naturalisation. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car elle a été introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois. Cette solution s'appuie sur les dispositions des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative relatives aux délais de recours.
Avocat : AH-FAH
Le Tribunal administratif de Bordeaux statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre le refus implicite d'une admission exceptionnelle au séjour. La requérante s'étant désistée de ses conclusions principales après l'obtention d'un récépissé, le juge donne acte de ce désistement. Il condamne néanmoins l'État à verser à la requérante la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans la procédure.
Avocat : SELARL BRUNEAU ET FAGOT AVOCATS
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de l'association des propriétaires immobiliers de la Combe comme étant irrecevable pour tardiveté. Le sujet principal était le recours en excès de pouvoir contre la délibération approuvant un PLUi-H. La juridiction a jugé que le délai de recours de deux mois, prévu par les articles R. 421-1 et suivants du code de justice administrative, courait à compter de la première publication légale (Le Dauphiné Libéré du 7 octobre 2022), et non d'une seconde publication ultérieure, rendant la requête enregistrée le 12 décembre 2022 hors délai.
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté les requêtes de Mme D... visant à contester une amende administrative de 500 euros et un indu de revenu de solidarité active (RSA). La juridiction a jugé que le titre de recettes contesté était régulier et que l'indu de RSA était légalement fondé, notamment au regard des dispositions du code de l'action sociale et des familles. La demande de remise de dette a été déclarée irrecevable pour défaut de recours administratif préalable.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'expertise et de provision présentée par une requérante victime d'une chute sur la voie publique. Le juge estime que la responsabilité de la communauté urbaine n'est pas susceptible d'être engagée pour ce fait, rendant la mesure d'expertise inutile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administratif et l'obligation de réparation sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1. La demande de condamnation aux frais d'instance est également rejetée.
Avocat : KALIFA - MERCYANO
Sujet principal : Recours contre des titres exécutoires et une décision de rejet de recours préalable relatifs à des indus de RSA et une amende administrative, émis par le département de la Haute-Saône. Juridiction : Tribunal Administratif de Besançon (juge unique, 2ème chambre). Solution retenue : La décision n'est pas fournie dans l'extrait, qui se limite à exposer les demandes et moyens des requérants ainsi que les conclusions de la défense. Textes appliqués (invoqués par les requérants) : Articles L. 1617-5 du CGCT, L. 553-2 et R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale, L. 212-1 du CRPA, L. 114-10 et L. 114-21 du code de la sécurité sociale, L. 262-47 et R. 262-90 du CASF, et article 6 de la CEDH.
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Sujet principal : Recours contre des titres exécutoires et décisions administratives émis par le département de la Haute-Saône concernant des indus de RSA et des amendes pour fraude présumée. Juridiction : Tribunal Administratif de Besançon (juge unique, 2ème chambre). Solution retenue : La décision finale n'est pas transcrite dans l'extrait fourni. L'analyse portera sur la recevabilité et le bien-fondé des moyens soulevés par les requérants (vices de forme, incompétence, vice de procédure, erreur de droit) concernant la régularité des actes de recouvrement et des sanctions. Textes appliqués (invoqués par les parties) : Code général des collectivités territoriales (art. L. 1617-5), code de la sécurité sociale (notamment art. L. 553-2, R. 133-9-2, L. 114-10, L. 114-21), code des relations entre le public et l'administration (art. L. 212-1), code de l'action sociale et des familles (art. L. 262-47, R. 262-90), et CEDH (art. 6).
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Sujet principal : Recours contre des titres exécutoires et une décision de rejet de recours préalable relatifs à des indus de RSA et une amende administrative, émis par le département de la Haute-Saône. Juridiction : Tribunal Administratif de Besançon (formation de juge unique, 2ème chambre). Solution retenue : La décision finale n'est pas fournie dans l'extrait. Le tribunal devra statuer sur la recevabilité et le bien-fondé des moyens soulevés par les requérants (notamment sur la régularité formelle des titres, la motivation, la compétence et le respect des procédures). Textes appliqués (invoqués par les parties) : Code général des collectivités territoriales (art. L. 1617-5), Code de la sécurité sociale (art. L. 553-2, R. 133-9-2, L. 114-10, L. 114-21), Code des relations entre le public et l'administration (art. L. 212-1), Code de l'action sociale et des familles (art. L. 262-47, R. 262-90), CEDH (art. 6), et textes relatifs aux frais de justice (CJA art.
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... visant à annuler une facture de prestations périscolaires et la décision rejetant son recours gracieux. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car elle a été introduite au-delà du délai raisonnable d'un an, applicable en l'absence de notification régulière des voies et délais de recours, tel que posé par le principe de sécurité juridique. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative concernant les délais de recours.
Avocat : FAURE-TRONCHE
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé le refus de titre de séjour opposé à une ressortissante syrienne. Le tribunal a jugé que le préfet de la Loire-Atlantique avait méconnu l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. Il a considéré que la requérante, âgée, sans attache dans son pays d'origine et dont les enfants résident à l'étranger, notamment deux en France, remplissait les conditions pour obtenir un titre de séjour "vie privée et familiale".
Avocat : AH-FAH