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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 504 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 504

Décisions totales

383 581

Ordonnances

260 918

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : FAEffacer tout
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300085

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme A..., adjointe administrative, contestant un titre de perception de 3 662,45 euros émis le 1er avril 2022 pour un indu de rémunération, ainsi que la mise en demeure subséquente. La requérante soutenait notamment l'insuffisance de motivation du titre, faute d'indication des bases de liquidation. Le tribunal a fait droit à ce moyen, jugeant que le titre de perception ne précisait pas la période concernée ni les éléments de calcul de la somme réclamée, et qu'aucun document explicatif n'avait été joint. En application de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, le tribunal a annulé le titre de perception, la décision implicite de rejet et la mise en demeure, et a prononcé la décharge des sommes réclamées.

Avocat : SELAFA CASSEL

16 octobre 2025• 4ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306673

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SAS Goelan, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires de taxe sur les surfaces commerciales pour les années 2016 à 2019. La société exploitait un hypermarché et une station-service à Langon, et contestait leur qualification d'établissement unique. Le tribunal a jugé que, malgré des adresses distinctes, les deux bâtiments formaient un ensemble géographiquement cohérent, l'entrée de l'hypermarché étant accessible par la sortie de la station-service, et que la société était l'unique exploitante des deux fonds. En application de l'article 3 de la loi du 13 juillet 1972 et de l'article 1er du décret du 26 janvier 1995, la surface de vente de la station-service devait être incluse dans le calcul de la taxe.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELAFA LES JURISTES ASSOCIES DU SUD-OUEST

16 octobre 2025• 3ème Chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 504751

Avocat : SCP WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS

15 octobre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:504751.20251015• 9ème chambre jugeant seule
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2400874

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de Mme C... contestant un titre exécutoire émis par le département du Lot pour un indu de RSA de 2 314,26 euros. La requérante invoquait des vices de procédure (défaut de signature, insuffisance de motivation) et contestait le bien-fondé de l'indu, notamment en raison de l'omission de pensions alimentaires et de la minoration de ses revenus professionnels. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que le titre était régulièrement signé et motivé, et que l'indu était fondé sur des éléments établis par l'enquête de la CAF. En conséquence, la demande d'annulation du titre exécutoire et de décharge de l'obligation de payer a été rejetée, sans qu'il soit fait droit à la demande de remise de dette compte tenu de la fraude.

Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY

15 octobre 2025• Cellule juge unique
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406447

Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision implicite par laquelle la caisse d’allocations familiales des Pyrénées-Orientales a rejeté le recours de Mme B... contre un indu d’allocation de logement sociale de 8 550 euros. Le juge a relevé que la commission de recours amiable n’avait pas été saisie pour avis, en méconnaissance des articles L. 825-2, L. 825-3 et R. 825-2 du code de la construction et de l’habitation, privant ainsi la requérante d’une garantie procédurale. Cette irrégularité a suffi à entraîner l’annulation de la décision, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens.

Avocat : DESFARGES

14 octobre 2025• Vice-président CORNELOUP
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526665

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. B... d'une demande d'annulation d'une pénalité de 645 euros émise par la caisse d'allocations familiales de Paris. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. En application de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale, la contestation de cette pénalité relève de la compétence du tribunal judiciaire, et non du juge administratif. La solution retenue est un rejet pour incompétence manifeste, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : DESFARGES

14 octobre 2025
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500029

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de M. D... contestant la décision de la CAF de La Réunion de le radier du revenu de solidarité active (RSA) et de lui réclamer un indu de 8 441,46 euros. Le tribunal a jugé que le capital de 78 000 euros issu de la vente d’un bien immobilier, détenu sur un compte courant, constitue une ressource au sens des articles L. 262-3 et R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles, et non une simple somme placée. Il a également constaté que M. D... ne justifiait d’aucune démarche d’insertion ou de recherche d’emploi, en méconnaissance de l’article L. 262-28 du même code. En conséquence, la décision de la CAF a été validée et la demande de décharge de l’indu rejetée.

Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY

13 octobre 2025• R222-13 (JU 2)
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2506930

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B... pour contester la décision du président du conseil départemental de l'Essonne du 5 mai 2025 mettant fin à sa prise en charge en tant que jeune majeur. Le requérant a ensuite présenté un désistement pur et simple de sa requête, enregistré le 22 juillet 2025. Par ordonnance du 13 octobre 2025, le tribunal, statuant en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se limitant à constater la volonté du requérant de mettre fin à l'instance.

Avocat : SAINTE FARE GARNOT

13 octobre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517134

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour présentée par Mme A..., ressortissante sénégalaise. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'intéressée s'était vu délivrer une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 1er janvier 2026, ce qui lui permettait de justifier de la régularité de son séjour en attendant la décision au fond. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : FAVAIN

13 octobre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2305856

Ce jugement du Tribunal Administratif de Montreuil (7ème Chambre) rejette la requête de M. A... B... A... qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2013 et 2014. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par l'administration, mais a ensuite jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, permettant un débat contradictoire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens du requérant, confirmant ainsi les impositions litigieuses. Les textes appliqués sont les articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que l'article 117 du code général des impôts.

Avocat : FADOUL

13 octobre 2025• 7ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2310232

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme C... d’une demande d’indemnisation pour le décès de son fils, survenu le 27 octobre 2021 lorsqu’il a heurté un séparateur en béton entre la piste cyclable et la voie de circulation à Epinay-sur-Seine. La requérante invoquait un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public (absence de signalisation, éclairage insuffisant). Le tribunal a joint les deux requêtes, la première dirigée contre l’État et la seconde contre le département de la Seine-Saint-Denis, gestionnaire de la voie. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a examiné les moyens des parties, notamment l’argument du département selon lequel le comportement imprudent de la victime (vitesse excessive) l’exonérait de toute responsabilité. Les textes appliqués sont les principes de la responsabilité pour défaut d’entretien normal d’un ouvrage public, sans référence à un code spécifique autre que le code de justice administrative.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

13 octobre 2025• 7ème Chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 501110

Avocat : SCP WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS

10 octobre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:501110.20251010• 10ème chambre jugeant seule
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2110598

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A..., agent du département du Val-de-Marne, qui demandait réparation pour harcèlement moral et manquement à l’obligation de sécurité. La requérante invoquait une surcharge de travail, des agissements hostiles et un défaut d’aménagement de son poste en raison de son état de santé. Le tribunal a estimé que les éléments présentés ne caractérisaient pas des agissements répétés constitutifs de harcèlement moral au sens de l’article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983, ni une faute de l’employeur dans son obligation de sécurité. En conséquence, toutes les demandes indemnitaires ont été rejetées.

Avocat : IBRAHIM FATI

10 octobre 2025• 10ème chambre
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301943

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. A..., ancien fonctionnaire de police, d’une demande d’indemnisation de 15 153,88 euros pour les préjudices subis du fait de procédures de recouvrement illégales d’un indu de traitement. Le tribunal a constaté que l’administration avait émis à plusieurs reprises des saisies administratives à tiers détenteur pour recouvrer une créance pourtant annulée par un jugement définitif de 2017, méconnaissant ainsi l’autorité de la chose jugée. Le ministre de l’intérieur a opposé la prescription quadriennale, mais le tribunal a rejeté cette fin de non-recevoir, la réclamation préalable de M. A... datant de juin 2023 ayant interrompu le délai. La solution retenue est fondée sur les principes de la responsabilité pour faute de l’État et sur la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances publiques.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

9 octobre 2025• 1ère Chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2400261

Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné les requêtes de M. B... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA), de prime d'activité et d'aides exceptionnelles de fin d'année. Le requérant soulevait notamment des vices de procédure liés à l'absence d'assermentation de l'agent de contrôle et au défaut d'information sur le droit de communication, ainsi qu'une insuffisance de motivation et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que les procédures de contrôle et de notification étaient régulières et que les indus étaient fondés sur une déclaration inexacte de sa situation maritale. En conséquence, il a confirmé les décisions attaquées et rejeté les demandes de décharge et de remise gracieuse, sans faire droit aux conclusions présentées au titre des frais de justice.

Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY

9 octobre 2025• CH 3 JU
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517087

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'association "Centre de santé de la Boule" visant la décision de la CPAM des Hauts-de-Seine du 5 juin 2025 lui interdisant d'exercer dans le cadre conventionnel pour 5 ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association ne démontrant pas de risque de défaillance financière à très court terme et l'existence d'offres de soins alternatives en Île-de-France étant établie. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande de l'association a donc été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 2 500 euros à la CPAM au titre des frais de justice.

Avocat : FALALA

9 octobre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517084

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l’association Centre dentaire pour tous. Celle-ci demandait la suspension de la décision du 5 juin 2025 par laquelle la CPAM des Hauts-de-Seine l’avait suspendue du conventionnement pour une durée de 5 ans. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour l’association de démontrer une situation financière irrémédiablement compromise à très court terme, et que les moyens soulevés n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction, notamment au regard de l’accord national du 8 juillet 2015 et des codes de la santé publique et de la sécurité sociale.

Avocat : FALALA

9 octobre 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 491817

Avocat : SCP WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS

8 octobre 2025ECLI:FR:CECHR:2025:491817.20251008• 9ème et 10ème chambres réunies
TA87Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2402336

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a refusé de transmettre au Conseil d’État une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... concernant l’article L. 556-5 du code général de la fonction publique. Le requérant contestait une différence de traitement dans le calcul des droits à pension entre les agents ayant demandé une prolongation d’activité avant ou après leur limite d’âge, invoquant une rupture d’égalité et une atteinte au principe d’indivisibilité de l’administration. Le tribunal a jugé que ces situations distinctes justifient un traitement différencié et que la question ne présentait pas un caractère sérieux, en application de l’article 23-2 de l’ordonnance du 7 novembre 1958.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

7 octobre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326575

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société Le Patrimoine foncier, qui sollicitait la décharge de la taxe annuelle sur les bureaux, locaux commerciaux, locaux de stockage et surfaces de stationnement pour les années 2020 à 2022. La société soutenait que ses locaux, loués à la société Hexagone, étaient des locaux commerciaux et non des bureaux au sens de l'article 231 ter du code général des impôts, ce qui les aurait exonérés de la taxe. Le tribunal a estimé que la société requérante, qui supportait la charge de la preuve, n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer que les locaux ne constituaient pas des bureaux. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.

Avocat : CABINET FAREWELL TAX (SAS)

7 octobre 2025• 2e Section - 1re Chambre