12 792 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 792
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 668
Avec résumé IA
**Sujet principal** : Recours en annulation et indemnisation contre le refus de titularisation d'une fonctionnaire territoriale stagiaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal déclare irrecevable le recours en annulation pour tardiveté, considérant qu'il a été introduit au-delà du délai raisonnable d'un an à compter de la connaissance de la décision contestée, conformément au principe de sécurité juridique. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie sur les principes généraux du droit, notamment le principe de sécurité juridique, pour déterminer le délai de recours, sans application spécifique d'un texte de procédure en l'absence de notification régulière.
Avocat : HUON SARFATI
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a suspendu la décision du président du conseil départemental de Seine-et-Marne refusant un contrat jeune majeur à un ancien bénéficiaire de l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par le risque imminent de privation de ressources et d'hébergement, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L.222-5 du code de l'action sociale et des familles. Le requérant a également été admis à l'aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : STOFFANELLER
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. E... visant à annuler la décision de récupération d'un indu d'Allocation de Logement Sociale (ALS) de 6 509 euros. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant les vices de procédure dans la notification de l'indu et le rejet du recours amiable, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l'habitation régissant le recouvrement des indus et la procédure de recours amiable.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme E... visant à annuler la décision de la CAF du Var lui réclamant un indu d'Allocation de Logement Sociale (ALS) de 2 759 euros. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant la signature électronique de la décision, l'assermentation de l'agent de contrôle et le respect des droits de la défense, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au recours préalable obligatoire et sur l'appréciation par le juge du plein contentieux de la régularité et du bien-fondé de la décision de récupération d'indu.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision de la commission de médiation du Var et à obtenir une injonction d'hébergement d'urgence. Le juge a considéré que le requérant, faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et dont la situation administrative n'était pas définitive, ne justifiait pas du respect des conditions de séjour régulier et permanent exigées par l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation pour bénéficier du droit au logement opposable. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment ses articles L. 300-1 et L. 441-2-3.
Avocat : FARHAT-VAYSSIERE
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d'un recours visant à annuler la décision de la CAF du Var notifiant un indu de 9 401 euros au titre de l'allocation de logement familial. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que la notification de l'indu était insuffisamment motivée, méconnaissant ainsi les articles L. 553-2 et R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la requérante est déchargée de l'obligation de payer la somme réclamée.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête d'une agente sociale demandant l'annulation de sa suspension conservatoire et de sa prolongation. Le tribunal a jugé que la suspension, prise dans le cadre d'une enquête pour faute grave, n'avait pas à être motivée en fait et que sa légalité s'appréciait à la date de sa prise. La décision s'appuie principalement sur l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique.
Avocat : RIFFARD
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme C... veuve B... visant à suspendre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La juridiction estime que la requérante, ayant déposé sa demande plus de neuf mois après l'expiration de son précédent titre, est assimilée à un premier demandeur et ne bénéficie donc pas de la présomption d'urgence. Elle n'a pas démontré l'existence d'une atteinte grave et immédiate à sa situation justifiant une mesure provisoire. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : FAVAIN
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A... qui contestait une décision préfectorale de remise aux autorités espagnoles. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, écartant les moyens tirés de l'incompétence, de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen de la situation personnelle. La solution s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 621-1 et L. 621-2) et sur l'accord de réadmission franco-espagnol de 2002.
Avocat : FALL
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a pris acte de son désistement concernant la demande d'injonction envers la préfète. En revanche, il a rejeté sa demande de condamnation de l'État au paiement d'une somme d'argent. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : BOUARFA
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur deux requêtes concernant l'annulation de l'autorisation administrative d'un licenciement pour inaptitude. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la première requête (n°2306498), devenue sans objet après le retrait des décisions attaquées par le ministre. Concernant la seconde requête (n°2309749), le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la nouvelle décision ministérielle du 9 mai 2023 autorisant le licenciement, considérant que cette décision était régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives au licenciement pour inaptitude et du code de justice administrative.
Avocat : IPSO FACTO
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 28 mars 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant marocain et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet du Val-d'Oise avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de la durée de présence et de l'insertion professionnelle stable du requérant en France. Par voie de conséquence, les décisions d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de fixation du pays de destination sont également annulées.
Avocat : ARIFA
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté prononçant une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire d'un an à l'encontre d'une agente sociale territoriale. Le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, considérant que la matérialité des faits de maltraitance reprochés n'était pas suffisamment établie et que la sanction était disproportionnée. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux fautes disciplinaires et aux obligations des agents publics.
Avocat : RIFFARD
Avocat : KEUFAK TAMEZE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet des Hauts-de-Seine concernant le renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de son action par un mémoire postérieur, le juge a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, l'ordonnance met fin à la procédure sans examen du fond de la demande initiale.
Avocat : SAINTE FARE GARNOT
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette comme manifestement irrecevable la requête visant à annuler un permis de construire. La juridiction constate que les requérants n'ont pas justifié avoir notifié leur recours au maire et au bénéficiaire du permis dans le délai de quinze jours prévu par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, malgré une mise en demeure de régulariser. Les conclusions en suspension de l'exécution du permis sont rejetées par voie de conséquence.
Avocat : SELARL FARRE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation de pôle des urgences, a rejeté les requêtes de Mme A... visant à annuler les décisions du département de l'Eure et de la CAF lui réclamant le remboursement d'indus de RSA, d'ALS et de prime d'activité. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence de l'autorité, à l'assermentation de l'agent de contrôle et au respect des droits de la défense, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles régissant le contrôle et le recouvrement des prestations sociales.
Avocat : DESFARGES
Avocat : WILLKIE, FARR ET GALLAGHER LLP
Avocat : MARIAGGI - FAZAI
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral fixant le pays d'éloignement d'un ressortissant algérien, suite à une condamnation pénale assortie d'une interdiction du territoire. Le juge écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et le vice de notification. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS