12 792 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 792
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 668
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, était saisi par Mme B... d’une contestation d’une décision de la CAF du Bas-Rhin mettant à sa charge un indu de prime d’activité de 5 657,07 euros. Le tribunal a requalifié la requête comme portant sur le refus de remise gracieuse de cette dette. Il a jugé que les moyens soulevés par la requérante, tirés de vices de procédure ou de la méconnaissance des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration et L. 842-1 du code de la sécurité sociale, étaient inopérants. En application de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, le juge a substitué son appréciation à celle de l’administration pour examiner la demande de remise gracieuse.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant l’arrêté préfectoral du 22 février 2026 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que le refus de délai de départ volontaire était justifié par le risque de soustraction à la mesure d’éloignement, en application des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu de l’entrée irrégulière, de l’absence de titre de séjour, de la soustraction à trois précédentes mesures d’éloignement et du défaut de garanties de représentation. La décision a été rendue par le magistrat désigné M. Beyls, statuant seul.
Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 14 janvier 2026 par laquelle le préfet de Mayotte a refusé un visa de long séjour pour l’enfant D... B..., au motif que la condition d’urgence n’était pas remplie. Le juge a estimé que la situation d’éloignement familial, bien que regrettable, résultait d’un choix de la famille de s’installer à La C... sans l’enfant en 2022, et que la requérante ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens tirés de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ou de la Convention internationale des droits de l’enfant.
Avocat : WANDREY STEFAN
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de la SA Villages Clubs du Soleil contestant l’arrêté du 22 décembre 2022 du président du conseil départemental de la Haute-Garonne, qui interdisait provisoirement la circulation sur la RD 46 et une piste de chantier. La société requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation et une erreur d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que l’arrêté était fondé sur les pouvoirs de police du président du conseil départemental en matière de circulation routière (articles L. 3221-4 du CGCT et L. 411-3 du code de la route) et que les restrictions étaient proportionnées aux risques identifiés par une expertise technique. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu’il y ait lieu de faire droit aux demandes de frais de justice.
Avocat : ADALTYS AFFAIRES PUBLIQUES
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A... B..., une ressortissante vénézuélienne, visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Le tribunal a jugé que le refus de délai de départ volontaire, la fixation du Venezuela comme pays de renvoi et l'interdiction de retour d'un an étaient légaux, estimant que la requérante ne justifiait pas d'un risque en cas de retour et ne présentait pas de garanties de représentation suffisantes. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant indien, visant à annuler un arrêté préfectoral lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment le défaut de saisine de la commission du titre de séjour et la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du CESEDA et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET ARLAUD AUCHER-FAGBEMI (SCP)
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un recours en plein contentieux concernant la non-conformité de places de stationnement pour personnes handicapées à Meaux. Le requérant, titulaire d'une carte mobilité inclusion, demandait réparation et une injonction de mise en conformité. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant notamment que la demande préalable était trop imprécise pour lier le contentieux et que la commune n'était pas tenue aux prescriptions techniques en l'absence de travaux d'ampleur. La décision s'appuie sur la loi du 11 février 2005 et ses textes d'application relatifs à l'accessibilité.
Avocat : CABINET BARDON & DE FAY - BF2A
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a examiné un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs mesures d'éloignement (OQTF sans délai, interdiction de retour, assignation à résidence) prises à l'encontre d'un ressortissant étranger. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que les griefs soulevés (défaut de motivation, violation des droits au respect de la vie privée et familiale, irrégularités de procédure) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : FAUGERAS ANNE-SOPHIE
Avocat : SCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme B... d’un recours en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du maire de Saint-Uze de dresser un procès-verbal d’infraction urbanistique contre un tiers. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur action. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de la commune tendant à la condamnation des requérants aux frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
Avocat : DJEFFAL
Avocat : IVANOVIC FAUVEAU
Avocat : CDMF-AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Avocat : FALALA
Avocat : CABINET BRUNEAU & FAGOT
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'étrangers urgents, a rejeté la requête de M. E... visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours dans le Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car il était suffisamment motivé et fondé sur un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 731-1, et écarte les moyens invoqués par le requérant.
Avocat : STOFFANELLER
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SASU Centrale Solaire des Séquoias d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer deux permis de construire pour un parc photovoltaïque avec activité agricole. La société requérante s’est désistée de son instance par un mémoire enregistré le 25 février 2026. Par ordonnance du même jour, la présidente de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre décision au fond n’a donc été rendue.
Avocat : ELFASSI
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme F..., aide-soignante contractuelle, afin d’évaluer son aptitude professionnelle et les séquelles de deux accidents de service survenus en 2018 et 2022. La requérante, licenciée pour inaptitude, souhaitait cette mesure avant d’engager une action indemnitaire. Le tribunal a considéré que les faits justifiaient cette expertise, rejetant les arguments du centre hospitalier sur son inutilité ou l’absence de perspective contentieuse. La décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
Avocat : RENOUARD FABRICE
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant son recours contre la suspension de son permis de conduire. Par conséquent, la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral et la demande d'allocation d'une somme d'argent sont éteintes. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP REFFAY & ASSOCIES
Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE
Le Tribunal administratif de Nancy statue sur une demande d'annulation d'une interdiction de circulation territoriale. Il constate que le requérant, initialement en rétention à Metz, a été libéré et assigné à résidence dans le Haut-Rhin après l'introduction de son recours. En application des articles R. 922-4 du CESEDA et R. 221-3 du CJA, la juridiction se déclare incompétente au profit du tribunal administratif de Strasbourg, dans le ressort duquel se situe le nouveau lieu d'assignation.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS