12 792 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 792
Décisions totales
383 581
Ordonnances
264 217
Avec résumé IA
Avocat : FAUGERAS
Avocat : DUFAUD
Avocat : KEUFAK TAMEZE
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait la décision du préfet de la Somme de lui retirer sa carte de résident pour avoir employé un travailleur étranger sans titre de séjour, en violation de l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal juge que la sanction, assortie de la délivrance d'un titre de séjour d'un an, n'est pas disproportionnée, M. A... ayant eu connaissance de l'irrégularité de son salarié. La requête est rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions au titre des frais de justice.
Avocat : DONGMO GUIMFAK
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté les requêtes de Mme G... E..., agissant pour elle-même et pour ses deux enfants mineurs, tendant à l'annulation de l'arrêté du 6 janvier 2026 du préfet du Nord ordonnant leur transfert aux autorités belges dans le cadre de la procédure Dublin. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles 7 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, en application du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. C..., ressortissant angolais, qui contestait l'arrêté du 6 janvier 2026 du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal estime que les allégations de défaillances systémiques dans la procédure d'asile au Portugal ne sont pas étayées, et que le préfet n'a pas méconnu les dispositions du paragraphe 2 de l'article 3 ni de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. La requête étant manifestement dénuée de fondement, l'aide juridictionnelle provisoire est refusée.
Le Tribunal administratif de Montreuil (11ème chambre) a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur la demande de titre de séjour de M. B..., au motif d’un défaut de motivation. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet, jugeant que la délivrance d’un simple récépissé de demande de titre de séjour ne prive pas d’objet le recours contre le refus implicite de délivrance du titre. Cette solution est fondée sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : ANDERSON CHERFA AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante libanaise, qui demandait une injonction au préfet de police de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment en raison de l'existence d'une décision de clôture de sa demande de renouvellement de titre de séjour et du dépôt récent d'une nouvelle demande. La requête a été rejetée dans son intégralité.
Avocat : FAKIH
Le Tribunal administratif de Rouen a constaté le désistement d’office de la requête de M. B..., qui contestait le refus du ministre de la justice de régulariser la prise en charge de ses cotisations de mutuelle. Le requérant n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invité, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le président de la 1ère chambre a donc donné acte de ce désistement par ordonnance du 22 janvier 2026.
Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rouen, rendue en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande de M. B... visant à faire suspendre la fermeture de la mairie d’Amécourt et son projet de transformation en gîte rural. Le juge des référés rejette la requête, estimant que la condition d’urgence n’est pas caractérisée et qu’aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’est établie, compte tenu du transfert des services municipaux dans la salle des fêtes communale et du maintien de permanences. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à une urgence justifiée et à une illégalité manifeste.
Avocat : HUON SARFATI
Cette décision du Tribunal Administratif de Paris concerne un recours de Mme C... contre un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 817,11 euros notifié par la CAF de Paris. Le tribunal, statuant en formation de juge unique sur le fondement de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, a examiné les moyens de légalité externe et interne soulevés par la requérante. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a rappelé son office pour apprécier la régularité et le bien-fondé de la décision de récupération d'indu au regard des textes applicables, notamment le code de l'action sociale et des familles et le code de la sécurité sociale.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné le recours de M. B... D... contestant un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 438 euros notifié par la CAF de Paris pour l’année 2023. Le requérant invoquait notamment des vices de procédure, l’absence de preuve de son absence du territoire et une demande de remise gracieuse. Le tribunal a jugé que la décision expresse du 29 octobre 2025 s’était substituée à la décision implicite initiale et a rejeté l’ensemble des conclusions de M. B... D.... La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l’habitation, confirmant le bien-fondé de l’indu en raison de l’absence prolongée du requérant hors de France.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet de police du 28 novembre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de douze mois. Le juge a écarté les moyens d’incompétence, de défaut de motivation et d’erreur manifeste d’appréciation, en se fondant notamment sur les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
Avocat : ARIFA
Refus de visa de long séjour pour regroupement familial. Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative. La demande d'annulation de la décision consulaire ne relève pas des compétences du juge des référés.
Avocat : PIFFAULT
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. B... E..., ressortissant biélorusse, contestant son transfert aux autorités espagnoles (responsables de sa demande d'asile selon le règlement UE n° 604/2013) et son assignation à résidence. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 4, 5, 17 et 20 du règlement Dublin III, de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation liée à l'état de santé ou à la vie privée et familiale. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'aucune violation des droits fondamentaux ne soit caractérisée.
Avocat : VALLEJO-FARGUES YANIRAS
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme H..., ressortissante bosniaque, contestant un arrêté préfectoral du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et un risque de traitements inhumains en cas de retour (article 3 de la CEDH). Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que les moyens soulevés, dont celui tiré de l'absence de notification dans une langue comprise, étaient infondés ou inopérants. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Nord lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'atteinte à la vie privée et familiale. Elle a jugé que la décision de refus de délai de départ volontaire n'était pas entachée d'erreur d'appréciation et que la mesure d'interdiction de retour était proportionnée. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lille concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A..., ressortissant sénégalais, contre un arrêté de la préfète de l’Aisne lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le magistrat délégué a estimé que le tribunal n’était pas territorialement compétent pour statuer sur cette affaire. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le dossier a été transmis au Tribunal Administratif de Paris, au motif que le requérant déclare résider habituellement à Rome, en Italie, et qu’il n’est plus retenu.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Somme du 11 janvier 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Par un mémoire du 15 janvier 2026, le requérant s’est désisté de l’ensemble de ses conclusions. Le tribunal, faisant application de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 22 janvier 2026. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.