12 792 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 792
Décisions totales
383 581
Ordonnances
266 517
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SCI L&D Invest, qui contestait des rappels de TVA pour la période d'avril 2015. La société soutenait que la régularisation de la TVA initialement déduite devait intervenir dès la cessation de son activité locative en 2013, rendant la proposition de rectification de 2019 tardive. Le tribunal a jugé que la régularisation devait s'opérer lors de la cession de l'immeuble en 2016, conformément à l'article 207 de l'annexe II au code général des impôts, et a rejeté le moyen tiré de la prescription. La demande de décharge des pénalités pour manquement délibéré a également été rejetée.
Avocat : LE FAOU
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme C... et M. K..., agissant en leur nom et pour leur fille mineure, d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant de la dégradation de l’état de santé de Mme C... après un accouchement au centre hospitalier public du Cotentin le 19 janvier 2010. Les requérants recherchaient la responsabilité pour faute de l’hôpital, ou à titre subsidiaire, l’indemnisation par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) au titre de la solidarité nationale. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, estimant qu’aucune faute médicale n’était établie dans la prise en charge de l’accouchement et que les conditions d’une indemnisation par la solidarité nationale, prévues au II de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, n’étaient pas remplies, faute de lien de causalité direct et certain entre le dommage et les actes médicaux.
Avocat : FABRE & ASSOCIEES, SOCIÉTÉ D'AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la maire de Dijon de ne pas renouveler le contrat de travail de Mme A..., agent technique. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence du signataire et d'un motif étranger à l'intérêt du service, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, au vu des pièces produites par la commune. En revanche, la requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire. Les textes appliqués sont le code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : RIFFARD JENNIFER AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Nîmes est saisi d’un litige relatif à des désordres de nature décennale affectant le sol de la salle de musique « Paloma », construits pour le compte de Nîmes Métropole. La SMABTP, assureur dommages-ouvrage, demande à être relevée et garantie par les constructeurs (Tetrarc, CMB, Socamo, Eurochape, Process Sol) des condamnations potentielles. La communauté d’agglomération conclut à la condamnation de la SMABTP à l’indemniser des travaux réparatoires et des préjudices, et subsidiairement des constructeurs. Le tribunal soulève d’office un moyen d’irrecevabilité de l’action subrogatoire de la SMABTP, faute de justifier du versement de l’indemnité prévue à l’article L. 121-12 du code des assurances, et de son action récursoire, jugée prématurée. La solution retenue n’est pas encore rendue, l’instruction étant close et l’affaire en attente de jugement.
Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A..., ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aude refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation, jugeant que l'arrêté visait les textes applicables (notamment le CESEDA et la CEDH) et exposait les circonstances de fait propres à la situation du requérant. Sur le fond, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour, les éléments fournis (scolarité des enfants, activité professionnelle de l'épouse) ne constituant pas des motifs exceptionnels ou des considérations humanitaires justifiant une régularisation. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Avocat : FAIDI SARAH
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 18 décembre 2025 fixant le pays de renvoi en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance du droit d'être entendu et l'obligation de procéder à un transfert vers l'Italie, les jugeant infondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner la communication du dossier. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER
Le Tribunal administratif de Nantes a examiné les requêtes de Mme B... contestant le rejet de sa demande de naturalisation. La décision explicite du ministre de l’intérieur du 9 janvier 2024 s’étant substituée à la décision préfectorale d’irrecevabilité et à la décision implicite de rejet, les conclusions ont été regardées comme dirigées uniquement contre cette décision ministérielle. Pour rejeter la demande, le ministre s’est fondé sur l’article 21-16 du code civil, estimant que Mme B... n’avait pas fixé durablement le centre de ses intérêts familiaux en France, sa fille mineure résidant à l’étranger. Le tribunal a rejeté les requêtes, jugeant que ce motif n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation.
Avocat : SCP ARLAUD - AUCHER - FAGBEMI
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante malgache, qui contestait l'arrêté préfectoral du 23 juillet 2024 refusant son titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que le refus de titre de séjour, fondé sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entaché d'erreur de fait, d'erreur manifeste d'appréciation ni de méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination, qui n'étaient pas illégales par voie d'exception, ont également été validées.
Avocat : FAURE-CROMARIAS
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme G... d'une demande visant à faire exécuter le jugement du tribunal pour enfants de F... du 13 janvier 2025, qui avait confié le placement de sa fille polyhandicapée au service de l'aide sociale à l'enfance du département des Pyrénées-Atlantiques. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à plusieurs libertés fondamentales, dont le droit à la protection de l'enfance et à la santé, en raison de l'absence de prise en charge effective depuis la fin du placement précédent. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer l'absence totale de solution d'hébergement ou de prise en charge depuis le 2 novembre 2025, et que le risque de perte d'une place en institut d'éducation motrice n'était pas suffisamment établi.
Avocat : LESFAURIES
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé suspension de M. A..., ressortissant malien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Yvelines le 6 novembre 2025. Le juge a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire, au motif que ce contentieux est soumis à une procédure spécifique excluant le référé suspension de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. S'agissant du refus de titre de séjour, la demande a été rejetée car la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
Avocat : FALL
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., éducateur territorial, qui contestait son exclusion temporaire de fonctions pour douze mois (dont six avec sursis) prononcée par la communauté d’agglomération du bassin de Bourg-en-Bresse. Le tribunal a jugé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé en fait, contrairement à ce que soutenait le requérant. Il a également écarté le moyen tiré du défaut d'information sur le droit de se taire, estimant que ce droit ne s'applique pas aux échanges ordinaires dans le cadre du pouvoir hiérarchique ni aux enquêtes administratives internes. Enfin, le tribunal a considéré que les faits reprochés étaient établis et que la sanction n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et les principes constitutionnels.
Avocat : JENNIFER RIFFARD AVOCAT
Avocat : SCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL
Avocat : SCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL
Avocat : SCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL
Avocat : SCP FABIANI PINATEL
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du maire de Saint-Quentin-sur-Isère ordonnant l'interruption de travaux sur sa parcelle. Le tribunal a jugé que l'arrêté, fondé sur l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme, n'avait pas à être précédé d'une procédure contradictoire au titre des articles L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, car il s'agissait d'une mesure de police urgente faisant suite à un procès-verbal d'infraction. La solution retenue est le rejet des conclusions d'annulation et des demandes accessoires de M. A....
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui demandait une injonction au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a rappelé que des conclusions à fin d’injonction ne sont recevables que si elles sont l’accessoire de conclusions principales tendant à l’annulation d’une décision administrative, ce qui n’était pas le cas en l’espèce. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : BELFALEH
Avocat : FARYSSY
Avocat : SCP WAQUET FARGE HAZAN
Avocat : AUCHER-FAGBEMI