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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

12 792 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

12 792

Décisions totales

383 581

Ordonnances

269 267

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : FAEffacer tout
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512090

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lille concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. C... contre un arrêté préfectoral du 9 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge, constatant que l'intéressé a été assigné à résidence à Evry (Essonne) après la levée de sa rétention, a estimé que le litige relevait désormais de la compétence territoriale du Tribunal Administratif de Versailles. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le dossier a été transmis à cette juridiction dans un souci de bonne administration de la justice.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

18 décembre 2025
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202725

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par Mme Mattioli, conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du garde des sceaux refusant son détachement auprès d’une commune. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’absence d’examen de sa situation individuelle et une erreur de droit, estimant que le refus ne pouvait être fondé que sur les nécessités du service ou un avis de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était suffisamment motivée et que l’administration avait légalement pu opposer un refus en se fondant sur l’article L. 513-8 du code général de la fonction publique, dès lors que le niveau des missions et les conditions de recrutement entre le corps d’origine et le cadre d’emplois d’accueil n’étaient pas comparables.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

18 décembre 2025• Chambre 2
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510279

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 7 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de dix-huit mois. Le tribunal a estimé que la décision n'était pas entachée d'incompétence et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'irrégularité du séjour de l'intéressé, de la brièveté de son concubinage et des violences commises à l'encontre de sa compagne. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

18 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508330

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... contestant l'invalidation de sa réussite à l'épreuve théorique du permis de conduire. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, de méconnaissance des droits de la défense et de défaut d'examen particulier. Il a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration avait été respectée, le requérant ayant été informé des doutes sur sa présence à l'examen et ayant pu présenter des observations. La décision a été confirmée sur le fondement des dispositions du code de la route et de l'arrêté du 20 avril 2012.

Avocat : SELAFA CASSEL

18 décembre 2025• JU 1ère chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2304525

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les requêtes de M. F..., major de police, contestant les refus du ministre de l'intérieur de lui accorder des congés bonifiés pour se rendre en Guadeloupe. Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence, les signataires des décisions disposant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Sur le fond, il a jugé que, bien que M. F... ait des attaches familiales en Guadeloupe, sa naissance et sa résidence continue en métropole ne lui permettaient pas de démontrer que le centre de ses intérêts moraux et matériels s'y trouvait, conformément aux articles 1 et 4 du décret n° 78-3999 du 20 mars 1978. Par conséquent, les décisions de refus du ministre ont été validées et les requêtes rejetées.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

18 décembre 2025• 5e Section - 1re Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207422

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 13 octobre 2022 par lequel le maire de Grenoble s'est opposé à la déclaration préalable de travaux pour l'installation d'un relais de radiotéléphonie mobile. Le tribunal juge que le motif de refus, fondé sur une méconnaissance de l'article 5.2 du PLUi (intégration architecturale), est entaché d'une erreur d'appréciation, le projet prévoyant des antennes dissimulées dans de fausses cheminées en retrait des façades, sans porter atteinte au site. La compétence du signataire de l'arrêté est reconnue. En conséquence, l'opposition est annulée, et la décision de non-opposition délivrée ultérieurement devient définitive.

Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES

18 décembre 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419728

Le Tribunal Administratif de Nantes (7ème Chambre) a rejeté la requête de M. D..., ressortissant russe, qui contestait un arrêté du 15 novembre 2024 de la préfète de la Mayenne lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a estimé que la signature de l'arrêté par une autorité compétente était établie et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, ainsi que des conclusions présentées au titre des frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Avocat : FABRE

18 décembre 2025• 7ème Chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403750

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour la délivrance tardive de l'attestation employeur prévue à l'article R. 1234-9 du code du travail. Le tribunal a jugé que Mme B... avait été recrutée par contrat avec le collège Louis Armand, un établissement public local d'enseignement doté de la personnalité morale. En conséquence, les éventuelles fautes commises dans l'exécution de ce contrat engagent la seule responsabilité de l'établissement, et non celle de l'État. Les conclusions indemnitaires dirigées contre l'État ont donc été rejetées comme mal dirigées.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

18 décembre 2025• 1ère chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505921

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 janvier 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a jugé que M. B... ne justifiait pas de liens familiaux stables et intenses en France, ni d'une insertion professionnelle suffisante, et qu'il s'était maintenu en situation irrégulière. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : FAIVRE

18 décembre 2025• 1ère Chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2502041

Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet de La Réunion refusant la délivrance d'une carte de séjour "vie privée et familiale" à Mme B..., ressortissante comorienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la précarité administrative prolongée de la requérante et de ses enfants, et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail.

Avocat : WANDREY STEFAN

18 décembre 2025
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400011

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... contestant un titre de perception de 2 018,10 euros émis pour un trop-perçu de rémunération. La requérante, assistante d'éducation, avait continué à percevoir son traitement alors qu'elle se trouvait en congé maladie sans traitement du 1er janvier au 31 mars 2023. Le tribunal a jugé que le titre de perception était signé par une autorité compétente et indiquait suffisamment les bases de liquidation de la créance, conformément à l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. La demande de décharge de l'obligation de payer a donc été rejetée.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

18 décembre 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533558

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police du 13 novembre 2025 ordonnant sa remise aux autorités croates, responsables de sa demande d’asile. En cours d’instance, le préfet a retiré cet arrêté par une décision du 10 décembre 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également accordé l’aide juridictionnelle provisoire à la requérante et condamné l’État à verser 1 200 euros à son avocate au titre des frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : IVANOVIC FAUVEAU

18 décembre 2025• 8e Section - MESD
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514801

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé suspension de Mme B..., ressortissante tunisienne, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour « étudiant ». La requérante n'a pas établi la matérialité des faits allégués, faute de production de pièces justificatives. Le tribunal a jugé qu'aucune décision implicite de rejet n'était née, car la demande d'admission exceptionnelle au séjour déposée en juin 2024 ne pouvait être assimilée à une demande de renouvellement de titre « étudiant », et le silence de l'administration sur cette demande n'avait pas fait naître de décision implicite dans le délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été déclarée irrecevable.

Avocat : HAFAYEDH

18 décembre 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2300605

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 28 novembre 2022 du directeur général de l’Office français de la biodiversité (OFB) mettant fin à son contrat à l’issue de la période d’essai. En défense, l’OFB a soutenu que la décision attaquée avait été retirée. Le tribunal a constaté que ce retrait, intervenu le 8 février 2023, était devenu définitif, emportant disparition rétroactive de l’acte contesté. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. L’OFB a été condamné à verser 1 500 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

18 décembre 2025• 1ère chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503789

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de Mme C..., ressortissante guinéenne, contre un arrêté du préfet de la Moselle du 20 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de deux ans, ainsi que contre un arrêté du 24 novembre 2025 la maintenant en rétention administrative. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation sur sa situation personnelle et médicale. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la requérante ne justifiait pas de risques réels en cas de retour en Guinée ni d'une vie privée et familiale stable en France, et que sa demande d'asile présentait un caractère dilatoire. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

18 décembre 2025• Reconduites à la frontière
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501164

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a été saisi par un détenu demandant une expertise médicale pour évaluer un préjudice lié à un défaut de prise en charge dentaire et psychologique. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la mesure d'expertise n'était pas utile, faute pour le requérant de produire des éléments probants établissant que ses demandes de soins seraient restées sans suite. Il a également écarté la mise en cause du centre hospitalier de Troyes et du ministre de la Justice, ces derniers n'étant pas manifestement étrangers au litige mais la demande étant dépourvue d'utilité.

Avocat : FABRE ET ASSOCIEES, SOCIÉTÉ D'AVOCATS

18 décembre 2025
CEDécision

Conseil d'État — N° 505085

Avocat : SCP WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS

17 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:505085.20251217• 3ème chambre jugeant seule
CAA75Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA05322

Avocat : BOUKHELIFA

17 décembre 2025• Juge des référés
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 493834

Avocat : SCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL

17 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:493834.20251217• 3ème chambre jugeant seule
TA80Décision

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2504286

Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 6 octobre 2025 par lequel le président de la communauté d'agglomération du Pays de Laon avait infligé à M. B... une exclusion temporaire de fonctions de dix-huit mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la privation de rémunération excédant un mois portant une atteinte grave et immédiate à la situation de l'agent, sans que l'administration ne justifie de circonstances particulières justifiant le maintien de la sanction. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, la sanction apparaissant disproportionnée au regard des faits reprochés et de l'absence de précédent disciplinaire.

Avocat : FACTORHY AVOCATS

17 décembre 2025