982 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
982
Décisions totales
383 581
Ordonnances
288 164
Avec résumé IA
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE;DELARBOULAS
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant le refus de la commune de Crest de lui accorder un branchement au réseau d'eau potable. Le tribunal s'est déclaré incompétent, estimant que le litige relève de l'ordre judiciaire, car le service public de distribution d'eau potable est un service public industriel et commercial (SPIC). La solution retenue est le rejet de la requête pour incompétence de la juridiction administrative, en application des principes de répartition des compétences entre les ordres de juridiction.
Avocat : SELAS CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE LYON
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SA Crédit Foncier de France, qui contestait des suppléments de taxe foncière sur les propriétés bâties au titre de 2019 pour un bien situé à Rueil-Malmaison. La société invoquait notamment l'irrégularité de la procédure de rôle particulier, un défaut de communication contradictoire, et contestait l'imposition des espaces verts comme dépendances bâties. Le tribunal a jugé que la procédure de rôle particulier était régulière au regard des articles 1508 du code général des impôts et L. 175 du livre des procédures fiscales, et que les autres moyens, dont celui tiré de l'absence de droit au lissage prévu par l'article 1518 E du code général des impôts, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus au titre de 2016. Le litige portait sur l'application de l'article 155 A du code général des impôts, l'administration fiscale ayant requalifié en revenus imposables les sommes perçues par une société andorrane détenue par M. B, issues de la concession de logiciels qu'il avait créés. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par le requérant, notamment l'absence de commande personnelle et la nature passive des revenus, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions litigieuses.
Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par le liquidateur judiciaire de la SARL Loisirs sportifs Aquasud, qui demandait la condamnation de la commune de La Seyne-sur-Mer à l’indemniser des préjudices subis lors de l’exploitation d’une délégation de service public pour un complexe aquatique, perturbée par la crise sanitaire de la covid-19. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société, estimant que les conditions de l’imprévision n’étaient pas réunies et qu’aucune faute contractuelle de la commune n’était établie. Il a également rejeté les conclusions reconventionnelles de la commune, notamment celles dirigées contre l’association UCPA, faute de titres exécutoires valables. La décision s’appuie sur les principes du code de la commande publique et du code civil relatifs à l’imprévision et à la responsabilité contractuelle.
Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de M. F D, ressortissant tunisien, contestant deux arrêtés préfectoraux l'assignent à résidence (30 décembre 2024) et prolongeant cette mesure (5 février 2025). Le requérant invoquait notamment l’illégalité de la décision implicite de rejet de son recours gracieux contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 12 mars 2024. Le tribunal a rejeté l’exception d’illégalité de l’OQTF, considérant que celle-ci, devenue définitive, ne pouvait plus être contestée par voie d’exception, et a écarté les autres moyens (incompétence, défaut de motivation, erreur manifeste d’appréciation, méconnaissance de l’article R. 733-1 du CESEDA). En conséquence, les demandes d’annulation des arrêtés d’assignation à résidence ont été rejetées.
Avocat : LEFEBVRE
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté les requêtes de M. F D, de nationalité tunisienne, qui contestait les arrêtés du préfet du Nord l’assignent à résidence pour 45 jours (30 décembre 2024) et prolongeant cette mesure (5 février 2025). Le tribunal a jugé irrecevable l’exception d’illégalité soulevée contre l’obligation de quitter le territoire français du 12 mars 2024, cet acte non réglementaire étant devenu définitif. Les autres moyens (incompétence, défaut de motivation, erreur d’appréciation, méconnaissance de l’article R. 733-1 du CESEDA) ont été écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d’annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. B, salarié protégé, d’une demande d’annulation de la décision du 11 octobre 2022 par laquelle le ministre du travail a autorisé son licenciement pour inaptitude. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que la procédure de consultation du comité social et économique était régulière. Il a également jugé que M. B n’apportait pas d’éléments suffisants pour établir un lien entre son licenciement et l’exercice de ses fonctions représentatives ou une discrimination syndicale. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société STEF Restauration France d’une demande de décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) d’un montant global de 8 191 404 euros, réclamés au titre des périodes 2017-2021. La société soutenait que son activité principale consistait en des livraisons de denrées alimentaires, les prestations logistiques et de transport étant accessoires et devant suivre le même régime de TVA. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens invoqués n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts (articles 256 et 267) et la directive 2006/112/CE relative au système commun de TVA.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SNC Eco Lille Lomme, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder l’aide « coûts fixes post-fermeture » pour septembre 2021. La société exploitait un hôtel et soutenait que son activité avait été empêchée par des mesures sanitaires indirectes (couvre-feu, restrictions de déplacements, fermeture des commerces et restaurants), relevant du a) du 3° du I de l’article 1er du décret n° 2021-1664 du 16 décembre 2021. Le tribunal a jugé que l’activité hôtelière n’ayant fait l’objet d’aucune mesure administrative directe de fermeture ou d’interdiction d’accueil du public, et la société ne démontrant pas que plus de 80 % de son chiffre d’affaires dépendait d’une activité ayant subi une telle mesure (condition du b)), le refus n’était pas entaché d’erreur de droit. La décision attaquée a donc été confirmée, et les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, un ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 31 mai 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'erreur d'appréciation sur le sérieux des études, en application de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société STEF Restauration France, qui demandait la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2014-2019. La société soutenait que ses prestations constituaient des livraisons de marchandises, les services logistiques étant accessoires, et devaient donc suivre le régime fiscal de la prestation principale. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués n'étaient pas fondés, confirmant ainsi le bien-fondé des impositions contestées. La décision s'appuie sur les articles 256 et 267 du code général des impôts, ainsi que sur la directive 2006/112/CE relative à la TVA.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. B, qui contestait six titres de perception émis le 25 mai 2022 lui réclamant le remboursement de 4 350 euros d’aides perçues entre novembre 2020 et avril 2021 dans le cadre du fonds de solidarité pour les entreprises touchées par la pandémie de covid-19. Le requérant soutenait que son activité d’audit organisationnel était éligible à ces aides, même sans interdiction d’accueil du public, et que l’absence d’audits sur place était due au contexte pandémique. Le tribunal, après avoir examiné les dispositions des articles 3-14, 3-15 et 3-22 du décret n°2020-371 du 30 mars 2020, a rejeté la requête en considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de la demande de décharge de l’obligation de payer.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SA Parfininco, qui contestait des cotisations supplémentaires à l'impôt sur les sociétés pour 2014. Le litige portait sur la valeur des titres de la société Soparfi cédés le 20 novembre 2014, l'administration fiscale estimant que le prix convenu (5 855 euros par titre) était inférieur à leur valeur réelle (7 369 euros), constituant une libéralité imposable. Le tribunal a jugé que la société n'apportait pas la preuve que la décote de 30 % appliquée pour illiquidité et minorité était justifiée, ni que l'écart de valeur n'était pas significatif. La solution retenue confirme le bien-fondé des rectifications fondées sur les articles 38, 2 et 111, c du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B contestant la suspension de son permis de conduire pour cinq mois. Le requérant avait été intercepté le 22 juillet 2023 pour un excès de vitesse de plus de 40 km/h (121 km/h au lieu de 80 km/h). Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, les nécessités de la sécurité routière primant sur les contraintes professionnelles invoquées par le conducteur, en application des articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route.
Avocat : CABINET KIRMEN & LEFEBVRE
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme B et M. D d’une demande de condamnation de l’Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) pour un retard de diagnostic lors de la prise en charge de Mme B à l’hôpital Cochin à compter de mars 2013, ayant entraîné de graves complications. Le tribunal a jugé que l’AP-HP avait commis une faute de nature à engager sa responsabilité, en raison d’un défaut de diagnostic et de suivi adéquat. Il a condamné l’AP-HP à verser diverses indemnités à Mme B au titre de ses préjudices (notamment frais divers, déficit fonctionnel, souffrances endurées) et à M. D en tant que victime indirecte (préjudice d’affection et troubles dans les conditions d’existence). La décision s’appuie sur les principes de responsabilité pour faute du service public hospitalier, en application du code de la santé publique, et a également fait droit aux conclusions de la CPAM de Paris pour le remboursement de ses débours.
Avocat : CABINET KATO & LEFEBVRE (SELARL)
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE NEUILLY