1 379 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 379
Décisions totales
383 581
Ordonnances
313 455
Avec résumé IA
Avocat : RUFFEL
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 8 avril 2025 lui retirant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable car tardive, le délai de recours d'un mois n'ayant pas été respecté. Le tribunal a également admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension de l'exécution des décisions du 4 juillet 2025 par lesquelles la directrice académique avait refusé l'autorisation d'instruction en famille pour les enfants B et C E. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des refus, notamment au regard des articles L. 131-5 et R. 131-11-5 du code de l'éducation, en raison de l'inadaptation du cadre scolaire ordinaire à la situation des enfants. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais le rejet des requêtes est implicite, le juge ayant considéré que les conditions de l'urgence ou du doute sérieux n'étaient pas remplies.
Avocat : FELLI
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l'Hérault du 14 mai 2025 clôturant la demande de titre de séjour de Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la suspension de la décision préfectorale n'a pas été ordonnée.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. A, ressortissant pakistanais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'intéressé s'était vu délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, ce qui faisait obstacle à son risque de reconduite à la frontière et à son impossibilité d'exercer une activité professionnelle. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction de délivrance d'un visa de long séjour pour motif professionnel. Postérieurement à l'introduction de la requête, le visa sollicité a été délivré par l'autorité consulaire française à Casablanca le 6 août 2025. Par conséquent, le juge des référés a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé provision sur demande de l'association Anticor, a examiné la responsabilité de l'État pour l'illégalité de l'arrêté du 2 avril 2021 renouvelant son agrément pour se constituer partie civile, annulé pour erreur de droit. La solution retenue est que l'obligation de l'État de réparer les préjudices causés par cette faute n'est pas sérieusement contestable, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Le tribunal a ainsi accordé une provision de 16 200 euros pour les frais d'instance engagés par l'association pour contester l'annulation de son agrément, considérant ce préjudice comme certain et en lien direct avec la faute. En revanche, les autres demandes de provision (frais de procédure pénale, surcroît de travail, préjudices extra-patrimoniaux) ont été rejetées, leur caractère certain ou le lien de causalité n'étant pas établi.
Avocat : CABINET FELTESSE, WARUSFEL, PASQUIER & ASSOCIES (SELARL)
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par la commune de Saint-Benoît pour obtenir des opérateurs (EDF, SIDELEC, Orange, SRR, ZEOP) l'enlèvement de câbles dangereux et le rétablissement des réseaux internet et téléphoniques dans les écoles et chemins communaux. Le juge a rejeté l'ensemble des demandes de la commune, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et que les mesures sollicitées ne présentaient pas un caractère d'utilité suffisant, la commune disposant d'autres voies de droit pour agir. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives aux pouvoirs de police du maire, mais écarte leur mise en œuvre dans le cadre de cette procédure d'urgence.
Avocat : FELDMAN
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 11 juillet 2025 ordonnant la fermeture administrative de l'établissement "Le Continent" pour trois mois. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de manière suffisante de l'impact économique de la mesure. Le tribunal a notamment relevé que l'établissement avait déjà fait l'objet d'une fermeture similaire en décembre 2024, non contestée, et a pris en compte l'intérêt public à prévenir les troubles à l'ordre public. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : STOFFEL-HENRION