1 739 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 739
Décisions totales
383 581
Ordonnances
311 605
Avec résumé IA
Avocat : RUFFEL
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B... contre le refus implicite du préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la demande, présentée par courriel, était irrégulière car elle ne respectait pas l'obligation de comparution personnelle en préfecture prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, aucun refus implicite n'a pu naître, rendant la requête irrecevable.
Le Tribunal Administratif de VERSAILLES (6ème chambre) a annulé la décision du 11 février 2025 par laquelle la préfète de l’Essonne avait clôturé la demande de renouvellement de titre de séjour « étudiant » de Mme A..., au motif que cette clôture constituait une décision faisant grief. Le tribunal a jugé que la préfecture n’apportait pas la preuve du caractère incomplet du dossier de la requérante, laquelle avait répondu à toutes les demandes de complément. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme A... dans un délai d’un mois et de lui délivrer un document provisoire de séjour dans l’attente. La décision s’appuie sur les articles L. 431-1, R. 431-10, R. 431-11 et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : FELTESSE
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 15 mai 2023 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes avait interdit toute manifestation sur la voie publique à Cannes durant le 76ème festival de Cannes. Le tribunal a jugé que le préfet était incompétent pour édicter cette mesure sur le fondement de ses pouvoirs de police administrative générale, faute de démontrer que la police était étatisée à Cannes ou d'avoir adressé une mise en demeure préalable au maire restée sans effet, en méconnaissance des articles L. 2214-4 et L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales. Les conclusions dirigées contre le courriel du 24 mai 2023 ont été rejetées comme irrecevables, ce courriel ne constituant pas une décision faisant grief.
Avocat : FELTESSE WARUSFEL PASQUIER & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tchadien, contestant l’arrêté du préfet de l’Aude du 28 janvier 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision d’éloignement était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et que les risques invoqués en cas de retour au Tchad n’étaient pas établis. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d’injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du 29 janvier 2025 par lequel le préfet de l’Aude obligeait M. A..., ressortissant guinéen, à quitter le territoire français. La juridiction a retenu que le préfet avait commis une erreur de droit en ne procédant pas à un examen réel de la situation de l'intéressé, notamment en ignorant la présence de ses enfants et la régularité du séjour de sa conjointe. L'arrêté a été jugé fondé sur des faits matériellement inexacts, en méconnaissance des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour à M. A....
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, contestant un arrêté préfectoral de refus de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction de retour. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Saisi sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de deux ans pris par le préfet de l'Hérault. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant le titre de séjour pour défaut de visa long séjour et que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'absence de vie familiale établie en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, fondé sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales applicables.
Avocat : FELIHO
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 11 septembre 2025 ordonnant la fermeture définitive du groupe scolaire privé hors contrat "Nova Kids School". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association requérante n'apportant pas de justifications suffisantes face aux éléments établissant une continuité avec l'établissement précédemment fermé et des manquements persistants. La décision retient notamment que l'association ne conteste pas sérieusement les constats de non-respect de la réglementation et les risques pour l'ordre public ou la sécurité, rendant la mesure proportionnée. Aucun texte autre que le code de justice administrative n'est spécifiquement appliqué.
Avocat : FELDMAN
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 27 mai 2025 refusant un titre de séjour à M. A, l’obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas établie, dès lors que le recours au fond était suspensif de l’obligation de quitter le territoire et que l’absence de titre de séjour ne faisait pas obstacle à la poursuite des études de l’intéressé jusqu’à l’audience fixée au 31 mars 2026. La requête a donc été rejetée sans examen des moyens soulevés.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D A, ressortissant chilien, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a opposé l'autorité de la chose jugée, un précédent jugement du 9 janvier 2025 ayant déjà rejeté un recours identique contre la même décision. En conséquence, toutes les demandes d'annulation, d'injonction et de frais ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en formation de 1ère chambre, était saisi par M. A, ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de son recours gracieux et le refus d’abroger un arrêté préfectoral du 18 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a interprété les conclusions dirigées contre le rejet du recours gracieux comme étant également dirigées contre l’arrêté initial du 18 janvier 2024. La solution retenue n’est pas explicitement énoncée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a examiné la recevabilité et le fond des moyens, notamment au regard de l’accord franco-tunisien et des articles L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article L. 243-2 du code des relations entre le public et l’administration.