1 739 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 739
Décisions totales
383 581
Ordonnances
313 155
Avec résumé IA
Avocat : RUFFEL
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par plusieurs associations et syndicats pour faire suspendre un arrêté préfectoral du 8 septembre 2025 autorisant l'usage d'une caméra aéroportée par hélicoptère pour le maintien de l'ordre dans Paris et sept départements d'Île-de-France le 10 septembre 2025. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et à la protection des données personnelles, en raison d'un périmètre de survol trop large, d'un défaut de précision sur les actions visées et d'une méconnaissance des articles L. 242-1 et suivants du code de la sécurité intérieure. Le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie et que la mesure, justifiée par les appels à la mobilisation et l'incertitude sur les zones de troubles, était nécessaire et proportionnée, sans caractériser d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Avocat : CABINET FELTESSE, WARUSFEL, PASQUIER & ASSOCIES (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par plusieurs associations et syndicats pour suspendre un arrêté du préfet de police autorisant l'usage de drones de surveillance pour le maintien de l'ordre public sur Paris et trois départements limitrophes le 10 septembre 2025. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et à la protection des données personnelles, en raison d'un périmètre trop large et d'un défaut de précision sur les actions visées. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et que la mesure, justifiée par des risques de troubles, était nécessaire et proportionnée au regard des dispositions du code de la sécurité intérieure et de la loi Informatique et Libertés.
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'exécution de la décision du 25 juin 2025 de la commission supérieure d'appel de la Fédération française de football (FFF). Cette décision confirmait la mise hors compétition des équipes de l'association Madeleine Sports et Détente (AMSD) Chartres et une amende, tout en réduisant à trois ans la suspension de M. A..., pour des faits de fraude aux licences via de faux certificats médicaux. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les requérants n'établissent pas de conséquences graves et immédiates justifiant une suspension avant le jugement au fond, notamment en raison de l'absence de démonstration d'un préjudice irréversible pour le club ou son président. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Avocat : FELLOUS AVOCATS
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la légalité d'un arrêté préfectoral autorisant la captation d'images par drones dans tout le département de l'Orne pour une journée de mobilisation nationale. Les requérants, dont des associations de défense des libertés et des syndicats, soutiennent que cette autorisation, qui couvre l'intégralité du département sans délimitation précise, porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et à la protection des données personnelles. Le préfet justifie cette mesure par l'imprévisibilité des lieux de rassemblement et la nécessité d'une vision globale pour maintenir l'ordre public face à une mobilisation importante. Le juge des référés doit vérifier si l'autorisation respecte le principe de stricte nécessité prévu à l'article L. 242-5 du code de la sécurité intérieure et si le périmètre géographique, étendu à tout le département, est proportionné à la finalité de maintien de l'ordre public.
Avocat : FELTESSE WARUSFEL PASQUIER & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association "Madeleine Sports et Détente" (A.M.S.D.) Chartres et de M. A. Celle-ci demandait la suspension de la décision de la commission supérieure d'appel de la Fédération française de football (FFF) du 10 juillet 2025, qui confirmait des sanctions disciplinaires (mise hors compétition, interdiction d'engager des équipes, amende et suspension de M. A). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas que la reprise des championnats, prévue les 6 et 7 septembre 2025, créerait une situation d'urgence justifiant une intervention dans le délai de 48 heures prévu par l'article L. 521-2. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d'injonction ont été rejetées, de même que la demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 8 avril 2025 lui retirant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable car tardive, le délai de recours d'un mois n'ayant pas été respecté. Le tribunal a également admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension de l'exécution des décisions du 4 juillet 2025 par lesquelles la directrice académique avait refusé l'autorisation d'instruction en famille pour les enfants B et C E. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des refus, notamment au regard des articles L. 131-5 et R. 131-11-5 du code de l'éducation, en raison de l'inadaptation du cadre scolaire ordinaire à la situation des enfants. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais le rejet des requêtes est implicite, le juge ayant considéré que les conditions de l'urgence ou du doute sérieux n'étaient pas remplies.
Avocat : FELLI
Le Tribunal Administratif de Montpellier a constaté le désistement d'office de la requête de M. A, qui contestait le refus du département de l'Hérault de renouveler son contrat jeune majeur. Ce désistement est intervenu en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-2 du code de justice administrative, après que le juge des référés a rejeté sa demande de suspension pour absence de doute sérieux sur la légalité de la décision. M. A n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois suivant la notification de l'ordonnance de référé, il est réputé s'être désisté. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement par ordonnance du 26 août 2025.