608 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
608
Décisions totales
383 581
Ordonnances
259 068
Avec résumé IA
Avocat : LE FLOCH
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. E, qui contestait son transfert en Pologne et son assignation à résidence. Le juge a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la remise des brochures d'information le lendemain de la demande d'asile ne méconnaissait pas l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, dès lors que cette information a été délivrée avant l'entretien individuel. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des arrêtés préfectoraux fondés sur le règlement Dublin III.
Avocat : BERTHET-LE FLOCH
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation du refus de visa de long séjour pour son fils mineur au titre de la réunification familiale. La commission de recours avait fondé son refus sur les discordances dans les déclarations de Mme B concernant l'identité du père, rendant impossible l'établissement du lien de filiation. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A, réfugiée guinéenne, contestant le refus de visa de long séjour pour son fils B A au titre de la réunification familiale. La commission de recours avait motivé son refus par le défaut de preuve du lien familial et l'absence d'autorisation parentale du père. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 561-2 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale pour trois enfants. Les requérants contestaient notamment la motivation insuffisante, la méconnaissance des articles L. 114-5 du code des relations entre le public et l’administration et L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi qu’une violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que la décision attaquée était légale au regard des textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France du 19 juillet 2023, refusant à Mme D B un visa de long séjour au titre de la réunification familiale. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l’absence de production d’un acte de naissance, le délai de dépôt de la demande et l’absence de communauté de vie. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), notamment l’article L. 561-2, ainsi que l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de Mme H C et de Mme E B A contre le refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale opposé à Mme C. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer concernant les enfants J et D F, les visas leur ayant été délivrés le 30 avril 2024. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête de Mme C, estimant que la décision de la commission de recours était suffisamment motivée et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de la Mayenne. Le tribunal a estimé que l'administration avait valablement pu remettre en cause l'acte d'état civil produit par le requérant, en application de l'article 47 du code civil et des articles L. 811-2 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que les documents présentés n'établissent son identité et sa minorité alléguée. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté attaqué, les moyens soulevés étant écartés comme infondés.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme E épouse D, ressortissante géorgienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée et n'a pas retenu la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (9ème chambre) concerne un recours en excès de pouvoir formé par des ressortissants afghans contre le refus de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France de leur délivrer des visas de long séjour pour demander l'asile. Le tribunal a annulé la décision attaquée du 12 octobre 2023 au motif qu'elle était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est l'annulation pour défaut de motivation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B et M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer un visa de long séjour à M. A au titre de la réunification familiale. Postérieurement à l’introduction de la requête, le visa sollicité a été délivré le 15 octobre 2024, rendant la décision attaquée caduque. Par une ordonnance du 20 juin 2025, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et a condamné l’État à verser 500 euros aux requérants au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. C et Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer des visas de long séjour à Mme A et leur fille. En cours d’instance, l’autorité consulaire a délivré les visas sollicités le 29 mai 2025, rendant sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions, ni sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire, M. C ayant déjà été admis à l’aide juridictionnelle totale. Les frais de justice sont rejetés.
Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. C, ressortissant centrafricain, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a estimé que le préfet avait pu légalement écarter les actes d'état civil produits par le requérant, en se fondant sur un rapport d'analyse documentaire de la police aux frontières qui en établissait le caractère inauthentique. En conséquence, M. C ne justifiait pas de son identité et ne pouvait prétendre à un titre de séjour sur le fondement des articles L. 313-11, 7° et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été rendue sur la base des articles 47 du code civil et R. 311-2-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FLOCH
Ce jugement du Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre) rejette la requête de M. et Mme A et de leur enfant, qui contestaient le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de délivrer un visa de long séjour à M. B A au titre de la réunification familiale. Le tribunal écarte comme inopérant le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission, dès lors que la décision attaquée était implicite. Il juge également que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'est pas fondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, après avoir admis provisoirement les requérants à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre) a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient l'annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Cette décision confirmait le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale pour l'épouse et les trois enfants allégués d'un réfugié guinéen. Le tribunal a estimé que les documents d'état civil produits par les requérants ne présentaient pas une force probante suffisante pour établir les liens familiaux invoqués, et que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de visa de long séjour pour son enfant au titre de la réunification familiale. Le tribunal constate que le visa a été délivré le 27 mars 2024, après l’introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer sur ces conclusions. L’Etat est condamné à verser 800 euros à l’avocat de M. A au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme C et Mme D d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale à trois ressortissants congolais. Postérieurement à la requête, les visas sollicités ont été délivrés le 28 mai 2024, conduisant les requérantes à se désister de leurs conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Par ordonnance du 28 mai 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code, faute pour les requérantes de justifier de frais non couverts par l’aide juridictionnelle totale accordée.
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite du sous-directeur des visas rejetant le recours contre le refus de délivrance d’un visa de court séjour pour visite familiale à Mme E, ressortissante mauritanienne. Le tribunal juge que le motif initial, tiré du défaut de fiabilité des informations fournies, est entaché d’une erreur d’appréciation, les documents produits étant suffisants et non contestés. Il écarte la demande de substitution de motifs du ministre, fondée sur l’insuffisance de ressources et un risque migratoire, au regard des pièces du dossier. La décision est annulée, et il est enjoint au ministre de réexaminer la demande de visa dans un délai d’un mois, sans astreinte.