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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 094 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 094

Décisions totales

383 581

Ordonnances

264 767

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : FRANCEffacer tout
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503065

Cette requête, jugée par le Tribunal Administratif de Rouen en formation d’urgence, conteste un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique fixant l’Algérie comme pays de renvoi pour l’exécution d’une peine d’interdiction du territoire français. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, mais a examiné le moyen soulevé à l’audience selon lequel l’arrêté serait dépourvu de base légale en l’absence de production du jugement pénal fondant la mesure. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté attaqué, au motif que le préfet n’a pas justifié de l’existence et du caractère exécutoire de la peine d’interdiction du territoire, privant ainsi sa décision de base légale. Les textes appliqués sont les articles L. 641-1, L. 721-3 et L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’article 131-30 du code pénal.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE

1 juillet 2025• URGENCES JU
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503085

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, ressortissant libérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 28 juin 2025, était tardive car introduite plus de quarante-huit heures après la notification de l'arrêté intervenue le 3 juillet 2024, en méconnaissance des délais prévus par les articles L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 du code de justice administrative. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité manifeste du recours pour cause de tardiveté.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE

1 juillet 2025
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301256

Le Tribunal Administratif de Limoges était saisi par M. A, un ancien chef de service obstétrique, contestant le refus du centre hospitalier de Haute-Corrèze d’annuler des titres de perception émis pour un montant de 8 280 euros, correspondant à l’occupation irrégulière d’un logement situé dans l’enceinte de l’hôpital entre septembre 2020 et février 2023. Le tribunal a reconnu sa compétence, le logement relevant du domaine public hospitalier, et a jugé que la requête était recevable en ce qu’elle contestait les avis de sommes à payer. Sur le fond, il a rejeté la demande, estimant que l’occupation sans titre après l’expiration du contrat initial rendait la redevance due, et que l’absence de clause de révision dans le bail initial n’empêchait pas l’hôpital de fixer une indemnité d’occupation. La décision s’appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques, notamment son article L. 2331-1.

Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES

1 juillet 2025• 2ème chambre
TA21Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500699

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. A pour contester la décision "48 SI" du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à quinze infractions routières. En défense, le ministre a produit un relevé d'information intégral démontrant que les mentions litigieuses avaient été supprimées et que le permis de M. A était à nouveau valide avec douze points. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. La demande de frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.

Avocat : COHEN FRANCK

1 juillet 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510237

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur une requête en suspension, a rejeté la demande de M. D B et de son fils M. C H B visant à suspendre le refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison du manque de diligence des requérants dans le dépôt de la demande de visa, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision consulaire. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : FRANCOS

1 juillet 2025
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401988

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la demande de M. B, qui contestait la décision du département du Calvados de ne lui accorder qu'une remise partielle de 1 103,51 euros sur un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 517,57 euros. Le requérant invoquait notamment sa bonne foi et sa situation de précarité pour obtenir une remise totale. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les conditions de bonne foi et de précarité ne justifiaient pas une remise plus importante, et a validé la décision initiale du département. Cette solution s'appuie sur les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui encadrent la récupération des indus de RSA et les possibilités de remise gracieuse.

Avocat : COURSET-FRANCOIS

30 juin 2025• 3ème chambre JU
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2115936

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les demandes de la société Ital Parnasse, qui contestait l’imposition à la TVA d’une indemnité de 4,8 millions d’euros perçue dans le cadre d’un protocole transactionnel avec la société Unibail-Rodamco. La société soutenait que cette indemnité ne rémunérait pas une prestation de service et demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 645 859 euros ainsi que la restitution de 154 141 euros. Le tribunal a jugé, sur le fondement de l’article 256 du code général des impôts, que l’indemnité constituait la contrepartie d’une prestation de service individualisable, établissant un lien direct avec le versement, et a donc écarté les moyens de la requérante. Les conclusions subsidiaires fondées sur la doctrine administrative ont également été rejetées, confirmant la position de l’administration fiscale.

Avocat : CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

30 juin 2025• 2e Section - 3e Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2502770

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. A, ressortissant malien, contestant un arrêté préfectoral du 11 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le signalement au système d'information Schengen, considérant qu'il ne s'agit pas d'une décision distincte de l'interdiction de retour. Sur le fond, il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, de l'erreur de fait, et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. A.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

30 juin 2025• Reconduites à la frontière
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA02850

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

27 juin 2025• 9ème Chambre
CAA33Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX01127

Avocat : CABINET TEN FRANCE

27 juin 2025• 2ème chambre (formation à 3)
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-23PA03498

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

27 juin 2025• 9ème Chambre
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2409572

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la SAS CPC SIPSE d’une demande en décharge de cotisation foncière des entreprises pour les années 2021 et 2022. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé le dégrèvement total des sommes réclamées. Le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions accessoires de la société ont été rejetées.

Avocat : C/M/S/ BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

26 juin 2025
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2400860

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme A, agent de l'OPT-NC, qui contestait ses affectations des 23 octobre et 26 novembre 2024, son entretien d'évaluation de 2023, et demandait la reconnaissance d'un harcèlement moral. La juridiction a jugé que les décisions d'affectation, prises dans l'intérêt du service après une réorganisation, étaient suffisamment motivées et respectaient les procédures applicables, notamment la loi du pays n° 2014-9 du 18 février 2014 relative à la fonction publique de la Nouvelle-Calédonie. Les moyens tirés du défaut de motivation, du vice de procédure, de l'erreur manifeste d'appréciation, du détournement de pouvoir et du harcèlement moral ont été écartés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A, y compris celles à fin d'injonction et d'indemnisation.

Avocat : CABINET D'AVOCAT DIHACE FRANCKIE

26 juin 2025• 1ère CHAMBRE
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2409428

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions implicites du directeur départemental des finances publiques du Pas-de-Calais rejetant ses demandes d'assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) selon la méthode comptable (article 1499 du code général des impôts) pour des installations industrielles (usine de Xblocs, centrale à béton, buffer, terre-pleins, ouvrages d'art) sur le site portuaire de Calais, ainsi que de rectification de la valeur locative du buffer et d'assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) et à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la requérante ne justifiait pas de l'achèvement des constructions au 1er janvier des années d'imposition concernées et que l'administration avait correctement appliqué les règles d'évaluation. Les textes appliqués sont principalement les articles 1380, 1381, 1498, 1499, 1500, 1393, 1447, 1449 et 1586

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

26 juin 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2505555

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant les décisions du préfet de l'Oise l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant l'Algérie comme pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant les décisions régulièrement signées et suffisamment motivées. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de son entrée récente et de l'absence d'attaches familiales stables en France. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES

25 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405627

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A contestant l'invalidation de son permis de conduire et les retraits de points subséquents. La requête a été jugée irrecevable car tardive, la décision d'invalidation (48 SI) lui ayant été régulièrement notifiée le 7 mars 2023, faisant courir un délai de recours de deux mois non respecté. Par conséquent, les conclusions contre les retraits de points ont également été jugées sans objet. La solution se fonde sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

Avocat : FRANCK COHEN AVOCAT

24 juin 2025
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2202358

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de Mme A, adjointe territoriale du patrimoine, qui contestait deux sanctions disciplinaires (un blâme et une exclusion temporaire de trois jours) prononcées par le président de la communauté d’agglomération Rochefort Océan pour son refus d’effectuer des tâches d’accueil général. Le tribunal a jugé que l’arrêté du 8 juillet 2022 était suffisamment motivé et que la décision de changement d’affectation de Mme A, bien qu’orale, était devenue définitive, rendant irrecevable l’exception d’illégalité soulevée. Il a également estimé que les faits reprochés étaient distincts, écartant le moyen tiré de la violation du principe non bis in idem. La solution s’appuie sur le code général de la fonction publique et le code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : SELARL D'AVOCATS TEN FRANCE

24 juin 2025• 3ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301445

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme C... contestant son admission à la retraite pour invalidité et la pension correspondante. La requérante soutenait que la commission de réforme n'avait pas pris en compte l'ensemble de ses pathologies, notamment cardiaques et lombaires, se limitant à ses troubles bipolaires. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la procédure était régulière et que l'état d'invalidité devait être apprécié à la date de la radiation des cadres, sans que les éléments médicaux produits ne remettent en cause l'avis de la commission. La décision s'appuie notamment sur le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la CNRACL.

Avocat : SELARL TEN FRANCE

24 juin 2025• 5ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2501525

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du président du CCAS de Vasles infligeant à Mme A une exclusion temporaire de neuf mois (dont trois avec sursis). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas une situation économique suffisamment grave pour justifier une intervention immédiate du juge. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés (vice de procédure, absence de matérialité des faits, prescription, disproportion de la sanction) n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : SELARL D'AVOCATS TEN FRANCE

23 juin 2025
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502876

Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Nord du 15 juin 2025 l’obligeant à quitter le territoire français, a ordonné le 23 juin 2025 la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris. Cette décision est fondée sur les articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal du lieu de résidence de l’étranger pour les litiges relatifs aux décisions de police, dès lors que la rétention administrative de l’intéressée a pris fin. Mme A résidant à Paris, le tribunal de Rouen s’est déclaré incompétent et a renvoyé l’affaire à la juridiction parisienne.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE

23 juin 2025