123 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
123
Décisions totales
383 581
Ordonnances
254 479
Avec résumé IA
Avocat : GALINDO SOTO
Avocat : GALINON
Avocat : GALICHET
Avocat : PONTAULT LEGALIS
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne sans hébergement avec ses trois enfants mineurs. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante ne démontrant pas une carence manifeste de l'administration dans la mise en œuvre du droit à l'hébergement d'urgence prévu aux articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, la demande d'injonction et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’une requête de M. B contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le requérant résidait dans la Mayenne à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Nantes, territorialement compétent.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris concerne un litige portant sur un arrêté du préfet de police déclarant le titre de séjour de Mme A caduc, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour. La requérante réside à La Montagne (Loire-Atlantique). Le tribunal, appliquant les articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, se déclare territorialement incompétent. Il renvoie l'affaire au Tribunal Administratif de Nantes, compétent pour connaître des décisions de police prises à l'encontre des personnes résidant dans son ressort.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, mère de trois enfants dont l'un est gravement malade, afin d'obtenir un hébergement d'urgence après la fin de sa prise en charge dans le dispositif pour demandeurs d'asile. Le juge a rejeté sa requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car à la date de l'audience, la requérante occupait encore son logement sans titre, sans qu'un risque d'expulsion immédiate soit établi. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative, sans faire droit aux moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'intérêt supérieur de l'enfant.