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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

970 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

970

Décisions totales

383 581

Ordonnances

261 793

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : GARDEffacer tout
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401723

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de M. C et de Mme D, qui contestaient les arrêtés du 29 mai 2024 du préfet de la Vienne leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la procédure d'avis médical était régulière et que le refus de séjour pour raisons de santé ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'offre de soins en Géorgie étant suffisante. Il a également estimé que les décisions n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation et ne violaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux intenses en France. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON

21 mai 2025• 3ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2304781

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. E, de nationalité centrafricaine, contestant le refus de naturalisation prononcé par le ministre de l'intérieur. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et le défaut de motivation, en se fondant sur les dispositions du code civil et du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision d'ajournement à deux ans de la demande de naturalisation.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BREILLAT- DIEUMEGARD- MASSON

20 mai 2025• 1ère Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2404086

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 6 décembre 2024 par lequel le préfet de l'Aude avait obligé M. B A, ressortissant vénézuélien atteint du VIH, à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a retenu un vice de procédure substantiel, le préfet n'ayant pas saisi le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) pour évaluer la compatibilité de son état de santé avec un éloignement, en méconnaissance des articles L. 425-9 et R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à l'intéressé sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative.

Avocat : LAGARDERE

16 mai 2025• 2ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2303831

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C, ressortissant iranien, qui contestait le refus implicite puis explicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a relevé que la décision explicite du 25 septembre 2023 s'était substituée à la décision implicite et était suffisamment motivée. Il a jugé que le préfet avait légalement opposé la tardiveté de la demande, déposée au-delà du délai de trois mois prévu par les articles L. 431-2 et D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rendant inopérants les moyens tirés de l'article L. 435-1 du même code et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LAGARDE

7 mai 2025• 3ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2203821

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, agent non titulaire du centre hospitalier de Gonesse, qui contestait son licenciement pour inaptitude physique prononcé en 2018 et demandait réparation de ses préjudices. La juridiction a jugé que la procédure de licenciement était régulière, l'inaptitude totale et définitive ayant été constatée par le comité médical, et que l'administration n'était pas tenue de consulter la commission consultative paritaire ni de proposer un reclassement dans ces circonstances. Les conclusions indemnitaires relatives aux documents de fin de contrat (certificat de travail, attestation Pôle emploi) ont été déclarées irrecevables pour tardiveté, la demande préalable ayant été présentée plus de trois ans après le licenciement. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET CAMUS-GARDAREIN

5 mai 2025• 9ème Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501331

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de M. C, ressortissant irakien reconnu réfugié, qui sollicitait l’exécution d’une ordonnance du 9 septembre 2024 enjoignant au préfet du Var de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de titre de séjour. La solution retenue est fondée sur le constat que M. C a renoncé à sa protection internationale par une décision de l’OFPRA du 9 janvier 2025, rendant caduque l’injonction initiale. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et de la directive 2013/32/UE, et a rejeté les conclusions accessoires au titre de l’aide juridictionnelle.

Avocat : LAGARDERE

5 mai 2025
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301420

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. D, qui contestait le refus de l'OFPRA de lui reconnaître la qualité d'apatride. Le juge a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Sur le fond, il a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve, par des démarches répétées et assidues, qu'aucun État (Allemagne, Serbie ou Kosovo) ne le considérait comme son ressortissant, conformément à l'article 1er de la convention de New York de 1954 et à l'article L. 582-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON

30 avril 2025• 3ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2500926

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la violation des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013. Il a estimé que la décision de transfert était légale au regard du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON

30 avril 2025• étrangers JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301473

Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la demande de Mme A, qui réclamait 13 000 euros au CHU de Poitiers pour la perte de sa bague lors de son hospitalisation en avril 2022. La requérante invoquait la responsabilité de plein droit de l'établissement sur le fondement des articles L. 1113-1 et suivants du code de la santé publique, applicables aux personnes hors d'état de manifester leur volonté. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les préjudices allégués n'étaient pas établis par les pièces du dossier. Aucune indemnité n'a été accordée, et la demande au titre des frais de justice a également été rejetée.

Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON

30 avril 2025• 3ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501882

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné l'extension d'une expertise judiciaire au contradictoire de la SAS Migma. Cette décision fait suite à la demande de l'expert désigné, M. A D, qui estimait la participation de cette société nécessaire à l'achèvement de ses opérations. La solution retenue fait droit à la demande d'extension, en application de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'étendre une expertise à des personnes non initialement parties.

Avocat : SCP TRIAS VERINE VIDAL GARDIER-LEONIL ROYER

28 avril 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2205273

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, agent hospitalier, qui contestait le refus du centre hospitalier d'Aire-sur-la-Lys de lui rembourser des frais liés à sa maladie professionnelle (séances de shiatsu, ostéopathie, acupuncture, etc.). Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable en ce qui concerne les frais de kinésithérapie, déjà acceptés par l'administration, et a estimé que les autres frais n'étaient pas directement imputables au service au sens de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme A, y compris sa demande d'injonction et celle au titre des frais de justice.

Avocat : SCP SHBK AVOCATS SEGARD BRIOUT

24 avril 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2202587

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par le centre hospitalier d'Armentières d'un recours en excès de pouvoir visant à l'annulation d'un avis de sommes à payer émis par le FIPHFP pour un montant de 42 092,05 euros au titre de l'obligation d'emploi de travailleurs handicapés pour l'exercice 2019. En cours d'instance, le centre hospitalier s'est désisté de sa requête. Par un jugement du 24 avril 2025, la 4ème chambre du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le fond du litige. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur le désistement de la partie requérante.

Avocat : SCP SHBK AVOCATS SEGARD BRIOUT

24 avril 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209803

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné deux requêtes relatives à la prise en charge de M. A I par le centre hospitalier de Calais et le centre hospitalier de Montreuil-sur-Mer. Il a été établi que ces établissements ont commis des fautes en ne diagnostiquant pas une endocardite, malgré des signes cliniques évidents. Le tribunal a retenu une perte de chance d'éviter le décès de 30 %, avec un partage de responsabilité par moitié entre les deux hôpitaux. En conséquence, la caisse primaire d'assurance maladie de la Côte d'Opale a été partiellement indemnisée pour ses débours, et les ayants droit de M. I ont obtenu réparation de leurs préjudices, notamment d'affection. Les décisions s'appuient sur les principes de la responsabilité pour faute des services publics hospitaliers.

Avocat : SCP SHBK AVOCATS SEGARD BRIOUT

23 avril 2025• 6ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2203488

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. D, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Maubeuge pour des fautes lors de sa prise en charge le 4 avril 2018, ayant conduit à un infarctus du myocarde et des séquelles graves. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, car M. D n'avait pas contesté dans les délais légaux le refus opposé à sa demande d'indemnisation préalable. Il a considéré que le rapport d'expertise du 3 mai 2021 ne constituait pas un élément nouveau justifiant une prorogation du délai de recours. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité hospitalière et les règles de procédure du code de justice administrative.

Avocat : SCP SHBK AVOCATS SEGARD BRIOUT

23 avril 2025• 6ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209714

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme F d’une demande d’indemnisation pour un préjudice subi suite à une infection nosocomiale contractée lors d’une prise en charge au centre hospitalier de Calais en juin 2018. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’établissement sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, l’infection étant survenue au décours des soins. Il a condamné le centre hospitalier à verser à Mme F une somme totale de 12 675 euros en réparation de ses préjudices, incluant le déficit fonctionnel temporaire et permanent, ainsi que les souffrances endurées. Les prétentions de la requérante ont été limitées à ce montant, le tribunal n’ayant pas retenu l’intégralité des postes de préjudice invoqués.

Avocat : SCP SHBK AVOCATS SEGARD BRIOUT

23 avril 2025• 6ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209652

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la CPAM de la Côte d'Opale d'une demande de remboursement de débours (261 630 euros) exposés pour son assurée, Mme E, victime d'une méningite survenue après une intervention chirurgicale au CHRU de Lille. La juridiction a examiné la responsabilité de l'établissement au regard de l'origine nosocomiale de l'infection, en application des articles L. 1142-1 du code de la santé publique et L. 376-1 du code de la sécurité sociale. Le tribunal a retenu la responsabilité de plein droit du CHRU, considérant que la méningite contractée par Mme E constituait une infection nosocomiale liée à sa prise en charge. En conséquence, le CHRU de Lille a été condamné à rembourser à la CPAM la somme de 261 630 euros, assortie des intérêts, ainsi qu'à verser l'indemnité forfaitaire de gestion prévue par la réglementation.

Avocat : SCP SHBK AVOCATS SEGARD BRIOUT

23 avril 2025• 6ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2302227

Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de l'association La France en partage contestant la décision de la caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire de conditionner l'octroi d'une subvention au retrait d'une statue de Saint-Louis. Le tribunal a rejeté la requête pour irrecevabilité, estimant que l'association, dont l'objet social est national et ne mentionne pas spécifiquement la défense du patrimoine religieux ou local, ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant pour contester une décision à portée territoriale limitée. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation ont été rejetées, de même que les demandes de frais de justice. La décision s'appuie sur les principes de recevabilité des recours pour excès de pouvoir.

Avocat : DE BEAUREGARD HENRI

22 avril 2025• 2ème chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2106650

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le ministre de la justice d’une demande de condamnation solidaire de plusieurs sociétés et de Mme C, en tant qu’ayant droit de M. D, à réparer les désordres affectant l’étanchéité et les parois vitrées du palais de justice de Grenoble, pour un montant de 3 730 113,90 euros. Le tribunal a examiné la responsabilité décennale des constructeurs sur le fondement des articles 1792 et suivants du code civil, notamment pour les infiltrations rendant les locaux impropres à leur destination et pour les vitrages coupe-feu défectueux. Il a rejeté les exceptions de prescription soulevées par la société AGC Daver, considérant que les actions avaient été interrompues par les expertises ordonnées. La solution retenue a été de condamner solidairement les sociétés Vulcain, AGC Daver, Betrec, Rinaldi Structal et Mme C à verser à l’État la somme demandée, ainsi que les dépens et une somme au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DIEUMEGARD

22 avril 2025• 3ème Chambre
CAA75Décision

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-23PA04145

Avocat : BERNIGARD

15 avril 2025• 5ème Chambre
TA86Décision

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401216

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour pris par la préfète des Deux-Sèvres le 22 avril 2024. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, et a jugé que la décision ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d’annulation, la décision étant fondée sur l’absence de liens privés et familiaux suffisamment établis en France.

Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON

14 avril 2025• 1ère chambre