195 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
195
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 168
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Montreuil (12ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 6 mai 2024 classant sans suite sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement refuser d'enregistrer une demande de titre de séjour présentée par un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) non exécutée, dès lors que cette demande est abusive ou dilatoire. En l'espèce, M. B... n'ayant pas apporté d'éléments nouveaux par rapport à sa précédente demande rejetée en 2022, son recours a été considéré comme dilatoire. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : MEGHERBI
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante algérienne, d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet de police refusant le renouvellement de son certificat de résidence de dix ans. Le juge a reconnu l’urgence, la requérante pouvant se prévaloir de la présomption d’urgence attachée à une demande de renouvellement de titre de séjour, et a estimé que la condition relative à l’existence d’un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision était remplie. La solution retenue est la suspension de l’exécution de la décision implicite de refus, en application des stipulations de l’article 7 bis de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : MEGHERBI