648 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
648
Décisions totales
383 581
Ordonnances
300 857
Avec résumé IA
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille annule les arrêtés du 3 avril 2025 par lesquels le préfet des Bouches-du-Rhône ordonnait le transfert de M. B, ressortissant gambien, aux autorités espagnoles et son assignation à résidence. Le juge estime que le préfet a négligé d'examiner sérieusement l'état de santé cardiaque grave du requérant, qui nécessitait des soins urgents et vitaux à l'Hôpital européen de Marseille, et ce malgré les informations médicales portées à sa connaissance. En conséquence, l'arrêté de transfert est annulé pour défaut d'examen sérieux de la situation médicale, et l'assignation à résidence est annulée par voie de conséquence. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B, sans se prononcer sur les autres moyens invoqués.
Avocat : GILBERT
Le Tribunal administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 27 août 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône refusait un titre de séjour à Mme A épouse C, ressortissante nigériane, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que cet arrêté méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la durée de résidence de la requérante (près de cinq ans), de sa communauté de vie établie avec son époux, titulaire d'un titre de séjour, et de son rôle indispensable d'aidante auprès de ce dernier, gravement malade. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus de séjour, de l'obligation de quitter le territoire et de la fixation du pays de destination.
Le Tribunal administratif de Marseille a annulé la décision du 23 janvier 2025 par laquelle l'OFII refusait à M. A, un ressortissant ivoirien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que ce refus, fondé sur une demande d'asile tardive, était insuffisamment motivé et ne démontrait pas un examen individualisé de la situation de vulnérabilité du demandeur, en méconnaissance des articles L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 20 de la directive 2013/33/UE. La solution retenue est l'annulation de la décision, avec injonction à l'OFII de réexaminer la situation de M. A.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté du 22 août 2024 du préfet des Bouches-du-Rhône l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de démontrer l'ancienneté et l'intensité de ses attaches familiales en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 611-1 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne.
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du préfet des Bouches-du-Rhône du 9 mars 2022 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant libanais. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’ancienneté du mariage de l’intéressé avec une bénéficiaire de la protection subsidiaire. Il a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille annule la décision du 16 avril 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. B, demandeur d'asile afghan. Le tribunal juge que l'absence du requérant à un seul entretien personnel, bien que régulièrement convoqué, présente un caractère isolé et ne justifie pas, au regard de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une telle mesure. Il enjoint à l'OFII de rétablir ces conditions matérielles d'accueil de manière rétroactive à compter du 16 avril 2024.
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du 23 mai 2023 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône avait refusé le regroupement familial sollicité par M. B pour son épouse. Le tribunal a jugé que le requérant justifiait de ressources stables et suffisantes, supérieures au SMIC sur la période de référence, en méconnaissance de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet d'autoriser le regroupement familial dans un délai d'un mois.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 9 août 2022 ordonnant sa remise aux autorités espagnoles. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation de la requérante avait fait l'objet d'un examen particulier. Il a estimé que la décision ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.