1 317 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 317
Décisions totales
383 581
Ordonnances
286 514
Avec résumé IA
Avocat : SARL LE PRADO - GILBERT
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille, dans sa 10ème chambre, a annulé l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 29 octobre 2024 qui refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant nigérian, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'intégration socioprofessionnelle et familiale remarquable de M. B, qui réside en France depuis 2018, y travaille de manière continue et y vit avec sa femme et ses trois enfants. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois. Cette décision s'appuie notamment sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GILBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a fait droit à la demande du préfet des Bouches-du-Rhône. Il a enjoint à Mme C et M. D, ressortissants arméniens déboutés de leur demande d'asile, d'évacuer le logement d'urgence pour demandeurs d'asile qu'ils occupent sans droit ni titre. Le tribunal a rejeté l'argument tiré de la vulnérabilité de la famille, estimant que le maintien dans les lieux faisait obstacle à l'accueil d'autres demandeurs d'asile prioritaires, et a accordé un délai de trois semaines pour libérer les lieux.
Avocat : SARL LE PRADO GILBERT
Avocat : SELURL GILBERT MATHIEU AVOCAT
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet des Bouches-du-Rhône rejetant la demande de carte de résident de M. A, parent d'une enfant mineure réfugiée. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie en raison de la précarité prolongée de M. A et de sa charge de quatre enfants. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer provisoirement la carte de résident à M. A dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet des Bouches-du-Rhône rejetant la demande de carte de résident de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la situation précaire du requérant, père de quatre enfants, et de l'obligation légale de délivrer le titre dans un délai imparti. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la délivrance d'une carte de résident aux parents d'un enfant mineur reconnu réfugié. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer provisoirement ce titre de séjour dans un délai de quinze jours, dans l'attente du jugement au fond.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B D C, ressortissant togolais, contestant l'arrêté du préfet du Bas-Rhin du 2 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables en France. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 612-6 et L. 612-10).
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a estimé que la décision d’éloignement était suffisamment motivée et que l’atteinte à la vie privée et familiale de l’intéressé, au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’accord franco-algérien de 1968, n’était pas disproportionnée. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’aide juridictionnelle provisoire devenue sans objet.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir sollicité la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que M. A ne pouvait utilement invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 régissant déjà la délivrance des titres de séjour pour activité salariée aux ressortissants marocains. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, la décision d'éloignement n'était pas illégale par voie d'exception et les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées.