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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

542 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

542

Décisions totales

383 581

Ordonnances

244 604

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : GINEffacer tout
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507895

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 18 novembre 2025 par laquelle la directrice territoriale de l’OFII à Rennes avait refusé d’accorder les conditions matérielles d’accueil à M. A..., un demandeur d’asile. Le juge a constaté que la décision contestée avait été signée et remise au requérant avant même le début de l’entretien d’évaluation de sa vulnérabilité, sans que la directrice territoriale ait eu connaissance des éléments recueillis lors de cet entretien. Cette procédure a été jugée contraire aux articles L. 551-15, L. 522-1 et L. 522-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui imposent une prise en compte effective de la vulnérabilité du demandeur. En conséquence, le tribunal a enjoint à l’OFII de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de huit jours.

Avocat : JEANMOUGIN

23 décembre 2025• Eloignement urgent
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2502795

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonne la première délivrance d'un titre de séjour à la production d'un visa long séjour, est compatible avec l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LE GLOAN VIRGINIE

23 décembre 2025• 1ère Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2300299

Le Tribunal administratif d’Amiens a condamné l’État à verser 750 euros à M. B... pour carence fautive dans son relogement. M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation en avril 2021, n’a reçu une offre de logement qu’en août 2022, soit après l’expiration du délai imparti. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a évalué le préjudice moral et les troubles dans les conditions d’existence subis pendant cette période.

Avocat : VANITOU RÉGINE

22 décembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522080

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., qui demandait d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour déposer une demande de carte de résident. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, la requérante, mariée depuis septembre 2024 et n’ayant engagé ses démarches qu’en septembre 2025, se bornant à invoquer une situation de précarité sans la caractériser suffisamment. La décision rappelle que l’urgence est présumée pour les demandes de renouvellement de titre de séjour, mais non pour une première demande, et que le requérant doit justifier de circonstances particulières.

Avocat : MAUGIN

22 décembre 2025
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2501803

Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de Mme A... qui contestait un avis à tiers détenteur émis pour le recouvrement d'une taxe foncière 2023. Le juge constate que la mainlevée de cet acte de poursuite est intervenue avant l'introduction de la requête, rendant les conclusions irrecevables faute d'objet. La demande de décharge de l'obligation de payer et celle fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont donc rejetées.

Avocat : STIENNE-DUWEZ VIRGINIE

18 décembre 2025• JU2
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2307289

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SARL Guesthouse, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et des prélèvements sociaux au titre de l’exercice 2016, ainsi que la majoration pour manquements délibérés. La société soutenait notamment que la dépréciation des titres de sa filiale Villa Mazarin Paris était justifiée par un défaut de commercialité des locaux loués, mais le tribunal a estimé que la décision de cette filiale de donner congé sans contrepartie constituait un acte anormal de gestion, la société ayant la possibilité de poursuivre une activité partielle ou de rechercher la responsabilité du bailleur. En conséquence, le tribunal a jugé que la dépréciation comptabilisée n’était pas fondée et que la majoration de 40 % prévue à l’article 1729 du code général des impôts était justifiée. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.

Avocat : CABINET GINESTIE MAGELLAN PALEY-VINCENT (SELAS)

17 décembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2520841

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, prise en application des articles R. 312-1 et R. 312-10 du code de justice administrative, concerne un litige relatif au refus de délivrance d’une carte professionnelle d’agent privé de sécurité par le CNAPS. Le tribunal s’est déclaré territorialement incompétent, faute d’éléments permettant de déterminer le lieu d’exercice professionnel du requérant. Il a appliqué la règle de droit commun de l’article R. 312-1, retenant la compétence du tribunal du siège de l’autorité décisionnaire, le CNAPS étant situé à Paris. En conséquence, le dossier a été transmis au Tribunal Administratif de Paris.

Avocat : SOCIETE CIVILE PROFESSIONNELLE D'AVOCATS BLANCHARD - GINTZ - ROCHELET

16 décembre 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502353

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté préfectoral du 13 mars 2025. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la requête, enregistrée le 16 juin 2025, n'était pas tardive. Sur le fond, il a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que la situation de la requérante, qui ne justifiait pas d'une vie privée et familiale stable en France, ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 du CESEDA et 8 de la CEDH, ni l'article 3-1 de la CIDE. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire et fixation du pays de renvoi, dépourvues d'illégalité par exception, ont également été validées.

Avocat : MORGAN DAUDE MAGINOT - AVOCAT

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504667

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de M. et Mme I... contestant les arrêtés du préfet du Morbihan du 11 juin 2025 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les juges ont estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de droit au regard de l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, incluant les obligations de quitter le territoire, de présentation au commissariat et le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.

Avocat : JEANMOUGIN

12 décembre 2025• 4ème Chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-1903168

Le Tribunal Administratif de Poitiers a statué sur la responsabilité du Centre de formation professionnelle et de promotion agricole (CFPPA) de Montmorillon et du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Poitiers dans le décès de Mme K... survenu à la suite d'un accident lors d'un cours de débourrage et d'une erreur médicale post-opératoire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la prescription, estimant que la constitution de partie civile avait interrompu le délai. Il a retenu une faute du CFPPA pour défaut d'encadrement et une faute du CHU pour administration fautive de curare, engageant leur responsabilité solidaire. En application des principes de la responsabilité pour faute, le tribunal a condamné solidairement le CFPPA et le CHU à indemniser les préjudices subis par les ayants droit, tout en rejetant la demande de résistance abusive.

Avocat : TRAGIN

11 décembre 2025• 3ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403999

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de Mme A..., ressortissante camerounaise, contre le refus de visa de long séjour au titre du regroupement familial. La décision contestée de la commission de recours s'est appropriée le motif consulaire selon lequel les documents d'état civil présentés n'étaient pas authentiques. Le tribunal a appliqué les articles L. 434-2 et L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 47 du code civil, pour vérifier la force probante des actes. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais le litige portait sur l'authenticité des actes d'état civil et la recevabilité de la requête.

Avocat : GINESTAL

11 décembre 2025• 9ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502675

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 6 février 2025 de la commission de médiation du Finistère rejetant la demande de droit au logement opposable (DALO) de M. C..., ainsi que la décision rejetant son recours gracieux. Le tribunal a jugé que la commission n'avait pas respecté les règles de composition et de quorum prévues à l'article R. 441-13 du code de la construction et de l'habitation, et que l'absence de décompte des voix ne permettait pas de vérifier la régularité de la majorité. En conséquence, il a enjoint à la commission de réexaminer la demande de M. C... dans un délai de quinze jours.

Avocat : JEANMOUGIN

10 décembre 2025• Vice-président Contentieux sociaux
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507860

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A..., de nationalité togolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan du 18 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était légale, fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.

Avocat : JEANMOUGIN

10 décembre 2025• Eloignement urgent
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400094

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... contestant un redressement fiscal. Le litige portait sur l'éligibilité au prélèvement libératoire de 7,5 % prévu à l'article 163 bis du code général des impôts d'un capital retraite suisse (deuxième pilier), perçu de manière anticipée et non unique. Le tribunal a jugé que le versement fractionné du capital, via un compte de libre passage, ne remplissait pas la condition de versement unique exigée par la loi, justifiant ainsi son imposition au barème progressif de l'impôt sur le revenu. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, confirmant la position de l'administration fiscale.

Avocat : SELARL PIOTRAUT GINE AVOCATS

9 décembre 2025• 6ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302349

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme H... qui demandait la condamnation du centre hospitalier universitaire de Nîmes pour des préjudices consécutifs à une opération de la hanche gauche réalisée le 30 mai 2018. Le tribunal s'est fondé sur le rapport d'expertise judiciaire du Dr B..., qui a conclu que l'intervention était conforme aux règles de l'art et qu'aucune faute médicale n'était imputable à l'établissement, l'inégalité de longueur des membres constatée résultant de facteurs non fautifs. La requête a également été jugée irrecevable en l'absence de demande préalable, conformément aux principes du contentieux administratif. Les demandes de nouvelle expertise et d'indemnisation ont donc été rejetées.

Avocat : BOURGIN

4 décembre 2025• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507969

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours en excès de pouvoir de M. B..., ressortissant algérien placé en rétention, contre un arrêté du préfet du Calvados du 24 novembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en raison de sa tardiveté, le requérant n'ayant pas respecté le délai de quarante-huit heures prévu à l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour contester la décision. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : JEANMOUGIN

3 décembre 2025• Eloignement urgent
CAA44Ordonnance• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT01644

Avocat : JEANMOUGIN

2 décembre 2025• Juge des référés
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508562

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Asnières-sur-Seine du 16 décembre 2024 accordant un permis de construire pour un ensemble immobilier (commerces et logements). Les requérants ont ensuite présenté un mémoire de désistement pur et simple de leur requête. Par ordonnance du 2 décembre 2025, le président de la 8ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux frais n’a été prononcée.

Avocat : GINKGO

2 décembre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2520652

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante népalaise et conjointe d’un réfugié, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était mal fondée, dès lors que la requérante devait, conformément aux articles R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et aux arrêtés des 27 avril 2021 et 1er août 2023, effectuer sa demande via le téléservice « ANEF », sans justifier avoir épuisé les voies d’accompagnement ou de substitution prévues par ces textes. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence.

Avocat : MAUGIN

1 décembre 2025
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500061

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe annule la décision du 29 novembre 2024 par laquelle le préfet de la Guadeloupe a fixé Haïti comme pays de destination de M. B..., ressortissant haïtien faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal juge que la situation de violence généralisée résultant d'un conflit armé interne en Haïti, atteignant un niveau d'intensité exceptionnelle notamment dans la zone de Port-au-Prince, expose l'intéressé à un risque réel de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En l'absence de preuve que M. B... ne serait pas contraint de rejoindre ou traverser cette zone lors de son éloignement, la décision attaquée est annulée.

Avocat : CHEVRY ADMINISTRATEUR CAB ME URGIN JACQUES

28 novembre 2025• 1ère Chambre