398 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
398
Décisions totales
383 581
Ordonnances
310 981
Avec résumé IA
Avocat : DANSET-VERGOTEN
Avocat : NGOTO
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire, a constaté que l’intéressé avait été placé en rétention administrative à Lyon en cours d’instance. En application des articles R. 922-4 et R. 922-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a estimé que la compétence territoriale relevait désormais du tribunal administratif de Lyon. Par ordonnance, il a donc transmis le dossier à cette juridiction.
Avocat : ANGOT
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Essonne rejetant la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant camerounais et parent d'une enfant réfugiée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières caractérisant une nécessité de bénéficier d'une mesure provisoire à très bref délai, malgré ses allégations de précarité administrative et financière. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande de Mme B, qui sollicite la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour pour maintenir ses droits au séjour et au travail. La requérante, en situation de renouvellement de son titre de séjour en tant que conjointe de Français, invoque l'urgence liée à un déplacement professionnel imminent et à la préservation de son emploi, après que l'administration a cessé de lui délivrer des attestations de prolongation d'instruction. Le juge des référés est saisi pour faire cesser une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, notamment le droit au travail et la liberté de circulation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure s'inscrit dans le cadre des articles L. 521-2 du code de justice administrative et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PIGOT
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B qui contestait la décision de l'OFII du 24 juin 2021 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a constaté que, par une décision du 1er octobre 2021, antérieure à l'enregistrement de la requête, l'OFII avait rétabli rétroactivement l'allocation pour demandeur d'asile, privant ainsi le litige d'objet. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
Avocat : SELARL BRUNEAU ET FAGOT AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montreuil, par une ordonnance du 27 janvier 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'exécution de son ordonnance du 17 mars 2022, présentée par Mme A..., au motif que le préfet de la Seine-Saint-Denis l'avait convoquée à un rendez-vous le 5 septembre 2024, exécutant ainsi la décision initiale. La requérante demandait également la condamnation de l'État à lui verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, mais cette demande a été rejetée. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 (3°) et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui demandait le renouvellement de sa carte de résident de dix ans sous astreinte. La juge des référés a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, faute d'éléments suffisants démontrant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, d'autant que la requérante était convoquée pour obtenir un nouveau récépissé. L'aide juridictionnelle provisoire a néanmoins été accordée.