Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2403743

lundi 27 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2403743
TypeOrdonnance
RecoursExécution d'un jugement
Avocat requérantPIGOT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil, par une ordonnance du 27 janvier 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'exécution de son ordonnance du 17 mars 2022, présentée par Mme A..., au motif que le préfet de la Seine-Saint-Denis l'avait convoquée à un rendez-vous le 5 septembre 2024, exécutant ainsi la décision initiale. La requérante demandait également la condamnation de l'État à lui verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, mais cette demande a été rejetée. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 (3°) et L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une ordonnance du 8 mars 2024, le premier vice-président du tribunal administratif de Montreuil a ouvert une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d’exécution de l’ordonnance n° 2202237 rendue le 17 mars 2022.

Par un mémoire du 18 décembre 2024, Mme A..., représentée par Me Pigot, indique qu’elle a été convoquée à un rendez-vous le 5 septembre 2024 par le préfet de la Seine-Saint-Denis, en exécution de l’ordonnance n° 2202237, et demande au tribunal de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n’a pas produit de mémoire en défense.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal peuvent, par ordonnance : (…) / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».

2. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Saint-Denis a convoqué Mme A... à un rendez-vous le 5 septembre 2024. Le préfet a donc exécuté l’ordonnance n° 2202237 rendue le 17 mars 2022. Dans ces conditions, il n’y a pas lieu de statuer sur la demande d’exécution de cette ordonnance présentée par la requérante.

3. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme sollicitée par le requérant sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la demande d’exécution de l’ordonnance n° 2202237 demandée par Mme A....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A..., à Me Pigot et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée pour information au préfet de la Seine-Saint-Denis.



Fait à Montreuil, le 27 janvier 2025.


La présidente du tribunal,


Signé

I. Dely




La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.