Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n° 2509534 du 18 mars 2026 rectifié par une ordonnance n° 2509534 du 13 avril 2026, le tribunal administratif de Marseille a, en son article 1er, annulé l’arrêté du 27 juin 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé d’admettre au séjour M. B..., l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de son éloignement, et, en son article 2, enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un titre de séjour à l’intéressé dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement en le munissant dans cette attente d’une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Par un courrier du 28 mai 2026, le préfet des Bouches-du-Rhône a été invité à faire connaître au tribunal les modalités d’exécution du jugement n° 2509534 du 13 avril 2026.
Le préfet des Bouches-du-Rhône n’a pas présenté d’observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Le rapport de Mme Gaspard-Truc a été entendu au cours de l’audience publique.
Considérant ce qui suit :
Par un jugement n° 2509534 du 18 mars 2026, rectifié par une ordonnance n° 2509534 du 13 avril 2026, le tribunal administratif de Marseille a, en son article 1er, annulé l’arrêté du 27 juin 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé d’admettre au séjour M. B..., l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de son éloignement, et, en son article 2, enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un titre de séjour à l’intéressé dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement en le munissant dans cette attente d’une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
2. Aux termes de l’article L. 911-6 du code de justice administrative : « L’astreinte est provisoire ou définitive. Elle doit être considérée comme provisoire à moins que la juridiction n’ait précisé son caractère définitif (…) ». Aux termes de l’article L. 911-7 du même code : « En cas d’inexécution totale ou partielle ou d’exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l’astreinte qu’elle avait prononcée. / Sauf s’il est établi que l’inexécution de la décision provient d’un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l’astreinte définitive lors de sa liquidation. / Elle peut modérer ou supprimer l’astreinte provisoire, même en cas d’inexécution constatée ». Aux termes de l’article R. 921-7 de ce code : « A compter de la date d’effet de l’astreinte prononcée, même à l’encontre d’une personne privée, par le tribunal administratif ou la cour administrative d’appel, le président de la juridiction ou le magistrat qu’il désigne, après avoir accompli le cas échéant de nouvelles diligences, fait part à la formation de jugement concernée de l’état d’avancement de l’exécution de la décision. La formation de jugement statue sur la liquidation de l’astreinte. / Lorsqu’il est procédé à la liquidation de l’astreinte, copie du jugement ou de l’arrêt prononçant l’astreinte et de la décision qui la liquide est adressée au ministère public près la Cour des comptes ».
3. L’ordonnance n° 2509534 du 13 avril 2026 de rectification d’erreur matérielle du tribunal a été notifiée le 15 avril suivant au préfet des Bouches-du-Rhône, ainsi qu’en atteste l’accusé de réception délivré par l’application informatique mentionnée à l’article R. 414-1 du code de justice administrative dite « Télérecours ». Le préfet des Bouches-du-Rhône disposait, à compter de cette date, d’un délai de deux mois pour exécuter ce jugement, soit jusqu’au 15 juin 2026. Par un courrier du 28 mai 2026, le préfet des Bouches-du-Rhône a été invité à faire connaître au tribunal les modalités d’exécution du jugement. Le préfet des Bouches-du-Rhône, qui n’a pas présenté d’observations en réponse à ce courrier doit être, par suite, regardé comme n’ayant pas, à cette date, exécuté cette décision. Il ne justifie pas davantage l’avoir exécutée à la date du présent jugement.
4. Il y a lieu, dès lors, de procéder au bénéfice de M. B... à la liquidation provisoire de l’astreinte pour la période du 16 juin 2026 au 1er juillet 2026 inclus, au taux de 50 euros par jour, soit 800 euros.
D E C I D E :
Article 1er : L’Etat est condamné à verser à M. B... la somme de 800 euros.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur et au ministère public près la Cour des comptes.
Délibéré après l’audience du 17 juin 2026 à laquelle siégeaient :
Mme Felmy, présidente,
Mme Gaspard-Truc, première conseillère,
Mme Forest, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2026.
La magistrate,
Signé
F. Gaspard-Truc
La présidente,
Signé
E. Felmy
La greffière,
Signé
S. Gonzales
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière