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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2514365

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2514365

mercredi 1 juillet 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2514365
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8ème chambre
Avocat requérantBAZIN-CLAUZADE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 novembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Bazin-Clauzade, demande au tribunal :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d’annuler l’arrêté du 29 septembre 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de son éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire pour une durée d’un an à compter de l’exécution de la mesure d’éloignement ;

3°) d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « salarié » ou « vie privée et familiale » dans le délai de huit jours à compter du jugement à intervenir ;

4°) de mettre une somme de 1 500 euros à la charge de l’Etat en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil sous condition que celle-ci renonce à percevoir la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.

Il soutient que :
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n’est pas justifié de la compétence de son signataire ;
- elle est insuffisamment motivée en fait ;
- elle viole l’article L. 425-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers dès lors qu’il a porté plainte contre son propriétaire pour l’avoir hébergé dans un habitat indigne ;
- elle méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision refusant un délai de départ volontaire :
elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation de sa situation personnelle ;

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d’un an :
- elle est entachée d’une insuffisante motivation ;
- elle est entachée d’illégalité par voie de conséquence de l’illégalité de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation de sa situation personnelle et en raison des circonstances humanitaires dont il justifie.

Par un mémoire en défense enregistré le 10 avril 2026, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Par une décision du 23 janvier 2026, M. A... a été admis à l’aide juridictionnelle partielle à hauteur de 55%.

Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code pénal ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.


La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de Mme Gaspard-Truc a été entendu au cours de l’audience publique.

Considérant ce qui suit :

M. A..., ressortissant tunisien né le 22 août 1987, a été interpellé par les services de police le 28 septembre 2025 dépourvu de titre de séjour en cours de validité. Par un arrêté du 29 septembre 2025, dont il demande l’annulation, le préfet des Bouches-du-Rhône l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de son éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire pour une durée d’un an à compter de l’exécution de la mesure d’éloignement.


Sur les conclusions tendant à l’admission à l’aide juridictionnelle à titre provisoire :

2. M. A... ayant été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle partielle par une décision du 23 janvier 2026, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête relatives à son admission au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.


Sur les conclusions à fin d’annulation :

En ce qui concerne la légalité de la décision d’éloignement :

En premier lieu, par un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 17 juillet 2025, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n° 13-2025-212 du même jour, Mme D..., signataire de l’arrêté en litige, bénéficiait, en sa qualité de cheffe du bureau de l’éloignement, du contentieux et de l’asile de la préfecture des Bouches-du-Rhône, d’une délégation à l’effet de signer notamment les décisions portant obligation de quitter le territoire français, les décisions relatives au délai de départ volontaire, les décisions fixant le pays de destination et les interdictions de retour sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence de la signataire de l’arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.

En deuxième lieu, d’une part, aux termes de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration : « Les personnes physiques ou morales ont le droit d’être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : (…) constituent une mesure de police (…) ». Aux termes de l’article L. 211-5 du même code : « La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l’énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ». D’autre part, aux termes de l’article L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l’étranger sur le territoire français, de la nature et de l’ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. / Dans le cas prévu au 3° de l’article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n’a pas à faire l’objet d’une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l’interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués ».

La décision attaquée expose avec suffisamment de précision les éléments déterminants de la situation de M. A... ayant conduit le préfet des Bouches-du-Rhône à l’édicter, en précisant en particulier que l’intéressé, non titulaire d’un titre de séjour en cours de validité, ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, qu’il ne satisfait pas aux conditions requises pour prétendre à la régularisation de sa situation administrative et qu’il ne justifie pas être dépourvu d’attaches familiales dans son pays d’origine où réside en particulier ses parents. L’arrêté litigieux comporte ainsi de façon circonstanciée l’énoncé des considérations de fait qui constituent le fondement de la décision d’éloignement et satisfait, dès lors, aux exigences de motivation prévues par les dispositions précitées de l’article L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration et les dispositions pertinentes du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par suite, le moyen tiré de l’insuffisance de motivation en fait de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

En troisième lieu, aux termes de l’article L. 425-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger qui dépose plainte contre une personne qu'il accuse d'avoir commis à son encontre des faits constitutifs de l'infraction de soumission à des conditions d'hébergement incompatibles avec la dignité humaine, mentionnée à l'article 225-14 du code pénal, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention “ vie privée et familiale ” d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 du présent code n'est pas opposable. La carte est renouvelée pendant toute la durée de la procédure pénale, sous réserve que les conditions prévues pour sa délivrance continuent d'être satisfaites. ». Aux termes de l’article 225-14 du code pénal : « Le fait de soumettre une personne, dont la vulnérabilité ou l'état de dépendance sont apparents ou connus de l'auteur, à des conditions de travail ou d'hébergement incompatibles avec la dignité humaine est puni de sept ans d'emprisonnement et de 200 000 euros d'amende ».

En l’espèce, si le requérant soutient que l’appartement qu’il occupe dans l’immeuble situé 2, rue du Docteur C... à Marseille (13005) a fait l’objet d’un arrêté de mise en sécurité urgente, il ressort des pièces du dossier que les arrêtés de mise en sécurité en procédure d’urgence et de mise en sécurité des 23 novembre 2023 et 23 mai 2024 ont été édictés compte tenu du danger que représentait l’appartement situé au 2ème étage, lequel est le seul à avoir fait l’objet d’une évacuation et d’une interdiction d’habiter tandis que M. A... habite dans un logement situé au 1er étage. S’il se prévaut de la plainte qu’il aurait déposée auprès des services de police contre le propriétaire de son logement, le procès-verbal de cette plainte du 12 juin 2025 produit par le requérant mentionne des faits de « menaces en vue de contraindre un occupant à renoncer à ses droits ». Par suite, et alors que la plainte n’a pas été déposée en vue de dénoncer des faits de soumission à des conditions d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine, M. A... n’est pas fondé à se prévaloir de ce qu’il remplirait les conditions prévues à l’article L. 425-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour bénéficier de plein droit d’un titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions manque en fait.

En quatrième lieu, aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ».
Si le requérant soutient être entré en France en 2019 et s’y être maintenu continuellement depuis lors, il justifie au mieux d’une présence continue sur le territoire français depuis janvier 2021, soit une durée d’environ quatre ans et demi à la date de la décision attaquée. Il ressort également des pièces du dossier que l’intéressé n’est pas dépourvu d’attaches familiales dans son pays d’origine où résident notamment ses parents. S’il se prévaut de l’exercice d’une activité professionnelle depuis janvier 2021, ces circonstances, compte tenu notamment de la durée de son activité, sont insuffisantes pour justifier d’une insertion socio-professionnelle d’une particulière intensité en France. De la même manière, la circonstance que son enfant serait scolarisé en France en petite section de maternelle n’est pas de nature à justifier d’une insertion sociale particulière. Par suite, compte tenu de la courte durée et des conditions de son séjour en France, M. A... n'est pas fondé à soutenir que la décision d’éloignement en litige aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise et aurait ainsi méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A... tendant à l’annulation de la décision d’éloignement doivent être rejetées.

En ce qui concerne la légalité de la décision portant refus de délai de départ volontaire :


D’une part, aux termes de l’article L. 612-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L’étranger faisant l’objet d’une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d’un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L’autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s’il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s’il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L’étranger est informé par écrit de cette prolongation ». Aux termes de l’article L. 612-2 du même code : « Par dérogation à l’article L. 612-1, l’autorité administrative peut refuser d’accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : (…) 3° Il existe un risque que l’étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l’objet ». Selon l’article L. 612-3 de ce code, ce risque peut être regardé comme établi si : « (…) 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ».

Il ressort de la décision attaquée que le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé d’accorder un délai de départ volontaire à M. A... au motif que celui-ci, entré irrégulièrement sur le territoire français, n’avait pas sollicité la délivrance d’un titre de séjour. Il s’est également fondé sur la circonstance que l’intéressé ne disposait pas d’une adresse stable de domiciliation. Il ressort toutefois des pièces du dossier, notamment du contrat de bail signé le 1er janvier 2023 que M. A... est locataire depuis cette date d’un appartement situé 2, rue du Docteur C... à Marseille (13005). Par suite, et alors que l’intéressé est employé en qualité de préparateur de commande chez un primeur situé à Marseille depuis le 17 novembre 2023 pour un salaire net d’environ 1 400 euros, il n’est pas établi que son maintien en France en situation irrégulière caractériserait, dans les circonstances de l’espèce, un risque de soustraction à la mesure d’éloignement dont il fait l’objet, au sens des dispositions citées au point précédent. Par suite, M. A... est fondé à soutenir que la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire est entachée d’une erreur d’appréciation.

Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur l’autre moyen invoqué, que la décision refusant d’accorder un délai de départ volontaire au requérant doit être annulée.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :


Aux termes de l’article L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Lorsqu’aucun délai de départ volontaire n’a été accordé à l’étranger, l’autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d’une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l’autorité administrative n’édicte pas d’interdiction de retour ».

En raison des effets qui s’y attachent, l’annulation pour excès de pouvoir d’un acte administratif, qu’il soit ou non réglementaire, emporte, lorsque le juge est saisi de conclusions recevables, l’annulation par voie de conséquence des décisions administratives consécutives qui n’auraient pu légalement être prises en l’absence de l’acte annulé ou qui sont en l’espèce intervenues en raison de l’acte annulé. Il en va ainsi, notamment, des décisions qui ont été prises en application de l’acte annulé et de celles dont l’acte annulé constitue la base légale.

Il résulte de ce qui a été dit au point 12 que la décision par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé d’accorder à M. A... un délai de départ volontaire doit être annulée. Par voie de conséquence, il y a également lieu de prononcer l’annulation de la décision lui interdisant de revenir sur le territoire français pour une durée d’un an.

Il résulte de tout ce qui précède que M. A... est seulement fondé à demander l’annulation des décisions portant refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d’un an.

Sur les conclusions aux fins d’injonction :


Aux termes de l’article L. 614-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Si la décision de ne pas accorder de délai de départ volontaire est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cette fin rappelle à l’étranger son obligation de quitter le territoire français dans le délai qui lui sera fixé par l’autorité administrative en application des articles L. 612-1 ou L. 612-2. Ce délai court à compter de sa notification ».

Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d’annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français et annule les décisions portant refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d’un an, n’implique aucune mesure d’exécution. Par suite, les conclusions aux fins d’injonction présentées par M. A... doivent être rejetées, étant précisé qu’en vertu des dispositions précitées de l’article L. 614-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est rappelé à l’intéressé qu’il lui appartient d’exécuter la décision du 29 septembre 2025 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français, dans le délai que cette autorité administrative lui fixera.

Sur les frais liés au litige :


Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat le versement à M. A... d’une somme au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.








D E C I D E :



Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la demande de M. A... tendant au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : L’arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 29 septembre 2025 est annulé en tant qu’il refuse à M. A... un délai de départ volontaire et porte interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d’un an.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A... est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à par M. B... A..., à Me Bazin-Clauzade et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur.


Délibéré après l’audience du 17 juin 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Felmy, présidente,
Mme Gaspard-Truc, première conseillère,
Mme Forest, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2026.



La magistrate,


Signé


F. Gaspard-Truc La présidente,


Signé


E. Felmy

La greffière,


Signé


S. Gonzales


La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,

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