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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

751 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

751

Décisions totales

383 581

Ordonnances

241 274

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : GRANDEffacer tout
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505622

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé de Mme C, ressortissante tunisienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui délivrer une autorisation de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante ne bénéficiait pas de la présomption d'urgence liée à un renouvellement de titre de séjour (elle sollicitait un changement de statut) et n'avait pas démontré une situation d'urgence particulière, malgré son mariage et ses difficultés professionnelles. La demande a donc été rejetée.

Avocat : LEGRAND-CASTELLON

11 juin 2025
CAA54Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-24NC01703

Avocat : SELARLU GRANDHAYE

5 juin 2025• 2ème chambre - formation à 3
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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2305115

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé une contrainte émise le 18 juillet 2023 par la Mutualité Sociale Agricole (MSA) Ardèche, Drôme, Loire, qui réclamait à M. E le remboursement d'un indu de prime d'activité de 1 127,71 euros. L'annulation est motivée par l'incompétence de l'auteur de l'acte, la contrainte ayant été signée par une directrice adjointe sans délégation de signature régulière, en violation de l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale. En conséquence, le tribunal a déchargé M. E de l'obligation de payer cet indu, tout en laissant la possibilité à la MSA de reprendre une nouvelle décision régulière dans un délai de deux mois. La MSA a également été condamnée à verser 1 200 euros à M. E au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES

5 juin 2025• Juge unique 8
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307375

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, était saisi par M. D d’un recours en plein contentieux contre le refus du président du conseil départemental de l’Isère de lui renouveler une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». En cours d’instance, le département a accordé la carte demandée par une décision du 14 mai 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Il a rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES

5 juin 2025• Juge unique 8
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508727

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était motivée par le dépôt tardif de sa demande d'asile (plus de 90 jours après son entrée en France). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen, le vice de procédure et l'absence de motif légitime justifiant le retard.

Avocat : GRANDSIRE

5 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2200579

Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par la communauté d'agglomération du Beauvaisis d'un litige l'opposant à la société Helvetia Assurances concernant la garantie d'un incendie survenu le 23 juillet 2020 sur le chantier de construction d'un théâtre. Le tribunal a jugé que, conformément au cahier des clauses particulières du marché public, la durée de la garantie "tous risques chantier" devait s'entendre jusqu'à la réception effective des travaux, et non jusqu'à la date prévisionnelle de réception fixée au 30 octobre 2019. Cette clause, précise et non potestative, prévaut sur les conditions générales de l'assureur. En application des articles L. 2112-5 du code de la commande publique et L. 113-15 du code des assurances, le tribunal a enjoint à la société Helvetia de garantir la communauté d'agglomération des dommages résultant de l'incendie.

Avocat : AARPI GRAND D'ESNON DURRLEMAN LESCANNE

4 juin 2025• 3ème Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432928

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour. Après avoir été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, le requérant a indiqué se désister de ses demandes d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, et a admis M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la même loi, l’État a été condamné à verser 1 500 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.

Avocat : LENGRAND

4 juin 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501189

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. D, ressortissant égyptien, contestant un arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 15 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur d'appréciation. Il a ainsi validé la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CASAGRANDE

3 juin 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA31Décision• Question préjudicielle

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2401068

Le Tribunal administratif de Toulouse, saisi d'une question préjudicielle par le tribunal paritaire des baux ruraux de Saint-Girons, s'est prononcé sur la légalité de l'arrêté préfectoral du 17 décembre 2021 constatant l'absence de remise en valeur de parcelles appartenant à Mme B. Le tribunal a jugé que l'arrêté n'était entaché ni d'un détournement de pouvoir ni d'une erreur d'appréciation, dès lors que les parcelles, bien que partiellement boisées ou en friche, étaient susceptibles d'une mise en valeur agricole ou pastorale au sens des articles L. 125-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime. Il a ainsi répondu au tribunal paritaire que l'arrêté préfectoral était légal.

Avocat : GRANDCHAMP DE CUEILLE ERIC

2 juin 2025• 6ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505146

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B, ressortissante ivoirienne, d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de police avait remis à Mme B une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à exercer une activité professionnelle, conformément aux articles R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction sont devenues sans objet. Le tribunal a également prononcé l'admission provisoire de Mme B à l'aide juridictionnelle et mis à la charge de l'État le versement d'une somme à son avocate au titre des frais de justice.

Avocat : LENGRAND

30 mai 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308143

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire malien contre un titre français. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a ensuite jugé que le requérant ne justifiait pas de sa résidence normale en France pendant au moins 185 jours par année civile, condition posée par l'article R. 221-1 du code de la route. Par conséquent, le préfet était fondé à refuser l'échange, et la décision n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : CABINET LEGRAND

27 mai 2025• 10ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414644

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer un récépissé de première demande de titre de séjour à M. A, ressortissant marocain. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui impose la remise d’un récépissé autorisant la présence provisoire en France, dès lors que le dossier de demande était complet et que l’incomplétude n’est pas établie. La solution retenue s’appuie sur l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les dispositions précitées. En revanche, la demande d’injonction de délivrance du récépissé est rejetée, une décision implicite de refus de séjour étant intervenue entre-temps.

Avocat : CASAGRANDE

27 mai 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506200

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. F B, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le Pérou comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale), ni l'article 3 de la même convention (risques en cas de retour), et que la menace pour l'ordre public était établie. Il a également jugé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient justifiés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : LEGRAND-CASTELLON

22 mai 2025• ELOIGNEMENT
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414872

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A, réfugié, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de lui délivrer une carte de résident. Par un mémoire, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. La demande de condamnation de l’État au titre des frais de justice a été rejetée. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CASAGRANDE

20 mai 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505675

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 9 mai 2025 fixant le pays de destination de son éloignement. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation, sans se considérer liée par la décision de l'OFPRA. Il a jugé que M. B C n'établissait pas la réalité des risques de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Algérie, au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LEGRAND-CASTELLON

15 mai 2025• ELOIGNEMENT
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405164

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester la décision du préfet de l’Yonne du 27 février 2024 classant sans suite sa demande de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a toutefois fait droit à sa demande de frais de justice en condamnant l’État, considéré comme partie perdante, à lui verser 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : CASAGRANDE

14 mai 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511400

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour récupérer son titre de séjour. Le juge a constaté que le préfet de police avait convoqué la requérante postérieurement à l'introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. En revanche, il a fait droit à la demande d'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser 900 euros à son avocate, sous réserve des conditions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : LENGRAND

13 mai 2025
CAA69Ordonnance• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-25LY00247

Avocat : LEGRAND-CASTELLON

12 mai 2025• Juge des référés
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511406

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de police de débloquer le compte ANEF d'une ressortissante ivoirienne titulaire d'une carte de résident. La requérante justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure, ne pouvant, en raison de ce blocage, déposer une demande de titre de voyage pour son enfant mineur reconnu réfugié. Le juge a accordé un délai de dix jours pour cette injonction, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais d'instance, en application de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.

Avocat : LENGRAND

12 mai 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207703

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement de cotisations d'impôt sur le revenu. La contestation portant sur la compétence du signataire des actes de poursuite, relevant de leur régularité formelle, a été jugée irrecevable car relevant de la compétence du juge judiciaire en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a également estimé que M. B n'avait pas intérêt à agir sur le fond, les saisies ayant été infructueuses.

Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES

9 mai 2025• 7ème Chambre