2 233 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 233
Décisions totales
383 581
Ordonnances
297 657
Avec résumé IA
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné le recours de Mme B, ressortissante congolaise, contre la décision du préfet de la Côte-d'Or mettant fin à son hébergement d'urgence. Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a rappelé que l'administration doit assurer le droit à l'hébergement d'urgence à toute personne sans abri en situation de détresse sociale, conformément aux articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles. Il a jugé inopérants les moyens tirés d'un défaut de motivation ou de procédure contradictoire, et a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en mettant fin à la prise en charge sans tenir compte de la situation de détresse persistante de la requérante. En conséquence, le tribunal a annulé la décision attaquée et enjoint au préfet de réadmettre Mme B au dispositif d'hébergement d'urgence.
Avocat : GRENIER
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme B, qui contestait la décision du préfet de la Côte-d'Or mettant fin à son hébergement d'urgence. Le tribunal a rappelé que le droit à l'hébergement d'urgence est reconnu à toute personne sans abri en situation de détresse sociale, sur le fondement des articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles. Statuant en juge de plein contentieux, il a annulé la décision préfectorale au motif qu'un défaut de prise en charge conduirait à une méconnaissance de ces dispositions, compte tenu de la situation de détresse sociale de l'intéressée. Le tribunal a ainsi enjoint au préfet de réadmettre Mme B au bénéfice de l'hébergement d'urgence.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante ukrainienne demandant qu'il soit enjoint au préfet de police de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour et un certificat médical OFII. Postérieurement à l'introduction de la requête, l'administration a remis les documents sollicités à l'intéressée. Le juge constate que les conclusions à fin d'injonction sont devenues sans objet et qu'il n'y a plus lieu d'y statuer. Il met à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Avocat : GRECO
Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que le refus était fondé sur l'absence de progression réelle et sérieuse dans ses études, conformément aux stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a également estimé que la mesure d'éloignement n'était pas entachée d'erreur d'appréciation de la situation personnelle et familiale de l'intéressé.
Avocat : GREFFARD-POISSON
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A contre l'arrêté du maire de Saône du 11 décembre 2023 lui ordonnant d'interrompre ses travaux de construction. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, M. A ayant été informé des motifs envisagés et mis en mesure de présenter ses observations, sans que la communication des pièces techniques soit exigée. La décision, fondée sur l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme, a été considérée comme suffisamment motivée et les infractions caractérisées.
Avocat : SCP DEGRE 7 AVOCATS
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Dijon, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, concerne une obligation de quitter le territoire français et une interdiction de retour d’un an. Le tribunal se déclare incompétent territorialement en application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, car le requérant est domicilié à Dole, dans le ressort du tribunal administratif de Besançon. Il transmet donc l’affaire à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence du signataire et de l'insuffisance de motivation, étaient manifestement infondés au vu de la délégation de signature régulière et de la motivation détaillée de l'arrêté. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés a été rejetée. De plus, le tribunal a retiré l'aide juridictionnelle accordée à M. B, jugeant la procédure manifestement dénuée de fondement.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a mis fin à la suspension des permis de construire initial et modificatif délivrés à Mme C par la commune de Chamonix-Mont-Blanc. Cette suspension avait été ordonnée en raison d'un vice relatif à l'emprise au sol d'un ascenseur à voitures, contraire à l'article 1 UA 9 du plan local d'urbanisme. La délivrance d'un second permis modificatif le 22 mai 2025, supprimant cette structure, a régularisé le seul vice retenu, faisant disparaître tout doute sérieux sur la légalité des autorisations. En conséquence, la levée de la suspension a été prononcée.
Avocat : NEGRE
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par les associations Assas in progress et Etudiants en confinement d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision de l’université Paris-Panthéon-Assas d’instaurer, après la clôture des candidatures sur la plateforme Mon Master, un formulaire de hiérarchisation des vœux via un outil interne. Le tribunal a annulé cette décision, estimant qu’elle avait été prise par une autorité incompétente, le conseil d’administration étant seul compétent pour fixer les modalités de sélection en master. Il a également jugé que cette pratique méconnaissait les dispositions du décret du 20 février 2023 et de l’arrêté du 28 février 2023, qui imposent que l’intégralité de la procédure de sélection soit conduite exclusivement via la plateforme Mon Master. Enfin, le tribunal a retenu une violation du principe d’égalité entre les candidats, en raison des différences de traitement induites par ce critère complémentaire.
Avocat : SOCIETE BORE, SALVE DE BRUNETON ET MEGRET