657 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
657
Décisions totales
383 581
Ordonnances
244 771
Avec résumé IA
Avocat : SELARL GRIMALDI ET ASSOCIES
Avocat : SELARL GRIMALDI-MOLINA ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D..., technicien territorial, qui contestait son exclusion temporaire de trois jours prononcée par le conseil départemental de Maine-et-Loire pour refus d'autorité et non-respect du règlement. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le directeur général des services disposant d'une délégation régulière. Il a ensuite examiné la matérialité des faits reprochés, notamment les refus d'obéissance et de participation à des formations, pour apprécier leur caractère fautif et la proportionnalité de la sanction. La décision s'appuie sur les articles 28 et 29 de la loi du 13 juillet 1983 et l'article 89 de la loi du 26 janvier 1984 relatifs à la discipline des fonctionnaires.
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi par la Cour d’appel d'Aix-en-Provence sur le fondement de l'article 49 du code de procédure civile, a statué sur une question préjudicielle relative à la qualification du bâtiment de l'ancienne capitainerie de Sanary-sur-Mer. Il a jugé que ce bien, spécialement aménagé pour les besoins du port de plaisance communal, constituait un accessoire indispensable à ce service public et appartenait donc au domaine public de la commune à la date du 10 février 2020. Le tribunal a également estimé que la délibération du 8 février 2023 n'avait pas eu pour effet de modifier cette situation, le bien n'ayant pas fait l'objet d'une décision expresse de déclassement, un simple permis de construire ne pouvant tenir lieu d'une telle décision. La solution retenue s'appuie sur les principes du code général de la propriété des personnes publiques.
Avocat : GRIMALDI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du syndicat mixte Trifyl de reconnaître le caractère professionnel de ses pathologies aux épaules et au coude gauche. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision, en raison d'une délégation de signature régulièrement publiée. Sur le fond, il a jugé que la pathologie du coude droit ne pouvait être reconnue car elle ne figurait pas dans la demande initiale de l'agent. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requérante, sur la base des articles L. 822-20 du code général de la fonction publique et L. 461-1 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A, principal adjoint de collège, qui contestait le refus du recteur de l'académie d'Aix-Marseille de lui accorder la protection fonctionnelle. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que le recteur n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que les conditions des articles L. 134-1 et suivants du code général de la fonction publique n'étaient pas remplies, la plainte ne visant pas personnellement l'agent. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
Avocat : SELARL GRIMALDI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le rejet implicite de sa demande de protection fonctionnelle par le recteur de l'académie de Rennes. Le tribunal a jugé que le recteur était incompétent pour traiter cette demande, la compétence relevant du CROUS de Rennes, employeur de l'intéressé. Cependant, le silence gardé pendant deux mois par l'administration a fait naître une décision implicite de rejet imputable au CROUS, et non au recteur. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sur la base des articles L. 134-1 et L. 134-4 du code général de la fonction publique, ainsi que des articles L. 114-2 et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GRIMALDI MOLINA & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. C... qui contestait le refus du centre hospitalier universitaire de Toulouse de reconnaître l’imputabilité au service de son accident du 7 mai 2021. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Sur le fond, il a jugé que les troubles anxieux invoqués par le requérant n'étaient pas établis comme imputables au service, faute pour lui de démontrer que l'altercation avec son supérieur hiérarchique avait excédé l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, en application de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par la Sarl Hexavoile et M. D... d’une demande visant à participer aux opérations d’expertise ordonnées le 12 septembre 2024 concernant les désordres affectant le centre commercial du Nautisme à Hyères-Les-Palmiers. Les requérants justifiaient d’un intérêt à agir en tant qu’occupant et exploitant d’une cellule commerciale sinistrée et représentant des commerçants, et produisaient un constat d’huissier établissant des désordres affectant directement leur local. Sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 632-1 du code de justice administrative, le juge a fait droit à leur demande, ordonnant que l’expertise se déroule en leur présence et contradictoirement.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision du 9 juillet 2025 par laquelle le directeur du centre hospitalier du Mans avait prononcé l’exclusion temporaire de fonctions sans traitement de Mme A pour une durée de neuf mois dont six avec sursis. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, la privation totale de traitement excédant un mois, et qu’il existait un doute sérieux quant à la proportionnalité de la sanction au regard des fautes reprochées. Il a enjoint au centre hospitalier de réexaminer la situation de l’agent dans un délai de quinze jours, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête en référé suspension de la SCI 5 Cigales, qui contestait la délibération du 25 juin 2025 de la commune de Bormes les Mimosas approuvant la révision de son PLU, au motif que la parcelle BI 78 n’était pas classée en espace boisé classé (EBC). Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment la violation des articles L. 153-21, L. 101-2 et L. 104-1 du code de l’urbanisme, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La demande de suspension a donc été rejetée, et la SCI a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Avocat : GRIMALDI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ouvrier au centre hospitalier de Laval, qui demandait le paiement d'heures de service non rémunérées pour ses gardes de 24 heures. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait d'aucun préjudice indemnisable, dès lors que le centre hospitalier appliquait un régime d'équivalence du temps de travail pour les périodes d'inaction nocturne, conformément au décret n° 2002-9 du 4 janvier 2002. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir ou la prescription quadriennale.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A, ouvrier au centre hospitalier de Laval, d'une demande d'indemnisation pour des heures de nuit non rémunérées lors de ses gardes de 24 heures. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que le centre hospitalier avait appliqué un régime d'équivalence conforme au décret n°2002-9 du 4 janvier 2002 pour les périodes d'inaction durant la nuit. En conséquence, la responsabilité de l'établissement n'a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires de M. A ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B, ouvrier au service incendie du centre hospitalier de Laval, qui demandait le paiement d'heures de service non rémunérées lors de ses gardes de 24 heures. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'hôpital, estimant que le requérant avait intérêt à agir. Sur le fond, il a jugé que le régime d'équivalence prévu par le décret du 4 janvier 2002 pour les périodes d'inaction nocturne était applicable, et que M. B ne justifiait pas d'un préjudice indemnisable. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A, agent de maîtrise au centre hospitalier de Laval, qui réclamait le paiement d'heures de nuit non rémunérées lors de ses gardes de 24 heures entre 2015 et 2017. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que le centre hospitalier avait légalement appliqué un régime d'équivalence pour les périodes d'inaction nocturne, conformément au décret du 4 janvier 2002. Il a également jugé que M. A ne justifiait d'aucun préjudice, car son temps de travail effectif avait été correctement rémunéré sur la base de la durée légale annuelle. La décision s'appuie notamment sur les articles 1er et 18 du décret n°2002-9 du 4 janvier 2002.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B, agent du centre hospitalier de Laval, qui réclamait le paiement d'heures de nuit non rémunérées lors de ses gardes de 24 heures, sur la base du décret n° 2002-9 du 4 janvier 2002. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'hôpital, estimant que l'opposition de l'agent à une réorganisation du temps de travail n'affectait pas son intérêt à agir, mais pouvait être prise en compte dans l'évaluation du préjudice. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné le fond du litige en appliquant notamment les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A, ouvrier au CHR de Metz-Thionville, qui contestait le refus de reconnaissance de sa sciatalgie comme maladie professionnelle. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire de la décision disposant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a jugé que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir un lien direct et essentiel entre sa pathologie et son service, conformément à l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Avocat : SELARL GRIMALDI MOLINA ET ASSOCIÉS