546 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
546
Décisions totales
383 581
Ordonnances
289 967
Avec résumé IA
Avocat : BERNARD DUGUET
Avocat : CABINET GAILHAGUET LYSLOU
Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire et un permis modificatif délivrés pour la reconstruction d'une maison à Salon-de-Provence. Le tribunal a jugé que le projet de reconstruction à l'identique était autorisé par l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme, la requérante n'ayant pas démontré que le plan local d'urbanisme contenait une interdiction expresse contraire. Le moyen tiré de l'absence d'attestation d'architecte a également été écarté, faute de preuve que le plan de prévention des risques l'exigeait.
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans le relogement d'une personne reconnue prioritaire par une commission de médiation. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de relogement dans le délai de six mois imparti. Il a condamné l'État à verser 2 500 euros à la requérante en réparation de son préjudice, mais a rejeté sa demande initiale plus élevée ainsi que sa demande de frais irrépétibles.
Avocat : BAGUET
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... contestant un forfait d'arrosage. La juridiction a jugé la demande irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions précises soumises au juge, comme l'exige l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La requête a été qualifiée de recours gracieux, qui doit être adressé à l'ASA des digues et conquêtes de Tallard, et non d'un recours contentieux valable.
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur des recours en excès de pouvoir formés par la société Rocher Mistral contre la commune de La Barben concernant l'incorporation du chemin rural CR15 dans le domaine public communal. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation des délibérations municipales des 19 novembre 2021 et 13 juin 2024, considérant que la procédure d'incorporation respectait les conditions légales. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives à la gestion du domaine public.
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement d'urgence. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'a pas été relogé dans le délai légal de six mois, engageant la responsabilité de l'État pour faute. Le tribunal a condamné l'État à verser 11 200 euros en réparation du préjudice lié aux troubles dans les conditions d'existence, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande de l'expert visant à étendre une expertise en cours. L'expertise, portant sur l'origine des désordres d'un canal d'irrigation, est étendue à deux sociétés susceptibles d'être responsables et la mission de l'expert est complétée par une possibilité de conciliation, sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative. Le tribunal a également accordé un report du délai de dépôt du rapport, mais a rejeté la demande d'allocation provisionnelle, celle-ci relevant de la compétence exclusive du président de la juridiction.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler son exclusion de cinq ans d'une formation d'aide-soignante. La juridiction a jugé que la procédure disciplinaire, régie par l'arrêté du 21 avril 2007, avait été régulièrement suivie et que la sanction n'était pas disproportionnée au regard des manquements constatés. Les conclusions indemnitaires ont été radiées du fait d'un désistement, et les autres moyens (vices de forme, erreurs de fait, discrimination) ont été écartés comme non fondés.
Avocat : GUETTA JEAN-LUC
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa pour regroupement familial. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, celle-ci étant fondée sur la nullité du mariage au regard du droit algérien (articles 30 et 58 à 61 du code de la famille algérien). Les conditions cumulatives de l'article L. 521-1 du code de justice administrative (urgence et doute sérieux) ne sont donc pas réunies.
Avocat : BOUGUETAIA
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral ordonnant le dessaisissement d'armes. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, l'arrêté ne visant que deux armes personnelles du requérant et non le stock de sa société, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'existe. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 312-3 du code de la sécurité intérieure, le préfet étant en situation de compétence liée suite à un contrôle judiciaire du requérant.
Avocat : SCP GERIGNY CHEVASSON USSEGLIO MERCIER FLEURIER BOUILLAGUET
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la demande de suspension en référé du retrait d'une autorisation de fabrication et de commerce d'armes. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment en raison d'un délai de saisine jugé excessif et de l'absence de preuves d'une atteinte grave et immédiate à la situation économique de la société. Il a également considéré que les impératifs de sauvegarde de l'ordre public, liés à la procédure pénale visant l'ancien gérant, justifiaient le maintien de la décision contestée prise sur le fondement du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). Le requérant, reconnu prioritaire par la commission de médiation en 2019 et ayant obtenu une injonction de relogement en 2021, n'avait toujours pas été relogé. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute et l'a condamné à verser 9 750 euros au demandeur en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, en application des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par Mme B... afin d'évaluer les préjudices résultant d'une chute survenue le 28 janvier 2024 sur la voie publique. La requérante impute cet accident à un défaut d'entretien normal d'un regard de télécommunication appartenant à la société Orange et incorporé à la voirie communale de Mouriès. Le juge estime que la mesure d'expertise est utile pour un éventuel recours en responsabilité contre la commune et la société Orange, et désigne un expert pour décrire les lésions, évaluer les préjudices corporels et patrimoniaux, et fournir des éléments sur les responsabilités encourues. En revanche, les conclusions de Mme B... tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées, les parties mises en cause n'ayant pas la qualité de parties perdantes.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en matière de droit au logement opposable (DALO), a condamné l'État à indemniser le requérant pour la carence fautive des services préfectoraux à le reloger. Le tribunal a retenu que le non-relogement dans le délai de six mois imparti après la décision de la commission de médiation, combiné à un taux d'effort excessif lié au loyer, constituait un trouble dans les conditions d'existence. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui régissent la procédure et les délais du DALO.
Le Tribunal Administratif de Melun (14ème chambre, DALO) a statué sur une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de la commission de médiation reconnaissant le droit au logement opposable (DALO) du requérant. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute, en raison de son absence de relogement malgré une décision de priorité urgente datant de 2019, et a condamné l'État à verser une indemnité au requérant. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice résultant de la carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour sa carence fautive à reloger le requérant dans le délai imparti, en application des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à indemniser le requérant pour les troubles dans ses conditions d'existence, en tenant compte de la durée de la carence et des conditions de logement, tout en rejetant la demande d'indemnité pour les frais d'avocat.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les requêtes de Mme B..., inspectrice de l’action sanitaire et sociale, contestant le refus implicite du préfet de Corse de lui accorder la protection fonctionnelle pour harcèlement moral, ainsi que la sanction disciplinaire de déplacement d’office prononcée à son encontre par la ministre de la santé. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que la décision implicite de rejet de la protection fonctionnelle n’était pas fondée sur une méconnaissance de l’article L. 133-2 du code général de la fonction publique, et que la sanction disciplinaire n’était entachée d’aucun vice de procédure, d’erreur de fait, de qualification juridique ou de disproportion. Les requêtes ont été rejetées, y compris les conclusions indemnitaires au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de la fédération départementale des chasseurs de l’Ariège, qui demandait l’annulation de l’arrêté préfectoral du 6 septembre 2022 autorisant le prélèvement de vingt-trois isards par tirs à des fins scientifiques dans la réserve nationale de chasse d’Orlu. Le tribunal a jugé que les dispositions des articles R. 422-87 et L. 424-11 du code de l’environnement, ainsi que l’arrêté du 7 juillet 2006, permettent d’autoriser des prélèvements par tirs, et non uniquement des captures d’animaux vivants, dès lors que l’opération poursuit un objectif scientifique. Il a également estimé que la procédure de consultation du public n’était pas requise et que l’avis de la commission départementale de la chasse avait été régulièrement recueilli.
Avocat : GUMUSCHIAN-ROGUET-BONZY