89 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
89
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 668
Avec résumé IA
Avocat : GUILLOU
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du directeur du CNAPS refusant une autorisation préalable à M. A..., au motif que l'urgence n'était pas établie. Le juge a considéré que le requérant, bien qu'invoquant une privation de revenus et d'activité professionnelle, n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la consultation du fichier TAJ ou au défaut de motivation.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant à annuler une décision implicite de rejet de demande de titre de séjour. Le juge estime que la demande, présentée par voie postale par M. B... A..., est irrecevable car elle n'a pas été déposée selon la procédure régulière, qui impose la comparution personnelle en préfecture sauf si le préfet en a prescrit le dépôt par courrier. La juridiction applique les articles R. 431-2, R. 431-3 et R* 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement irrecevable.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. Le juge estime que le recours, dirigé contre le refus implicite de délivrer une carte de résident de dix ans, est tardif, ayant été introduit plus d'un an après la remise d'une carte de séjour pluriannuelle le 19 juin 2024, date à laquelle la requérante a eu connaissance de la décision. La juridiction applique le principe de sécurité juridique et les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête présentée hors du délai raisonnable.
Le Tribunal administratif de Montreuil statue par ordonnance sur une requête relative à un refus implicite de titre de séjour. La requérante s'étant désistée de ses conclusions principales (annulation et injonction), le tribunal donne acte de ce désistement. Il rejette sa demande d'allocation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'elle n'est pas justifiée en l'espèce.
**Sujet principal** : Désistement d'une requête en annulation d'une décision implicite de rejet de titre de séjour et demande de frais de procédure. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (ordonnance du président de la 5ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requérante sur le fond, et rejette sa demande de condamnation de l'État à payer 1500 euros au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative). **Textes appliqués** : Code de justice administrative (notamment pour le désistement et l'article L. 761-1 relatif aux frais).
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet du Morbihan lui interdisant temporairement d'exercer des fonctions sportives et d'intervenir auprès de mineurs pour six mois. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire était inopérant, car l'article L. 212-13 du code du sport instaure une procédure contradictoire particulière dérogeant au droit commun. Il a également estimé que l'urgence, justifiée par les risques liés à la présence du requérant auprès de mineures, était caractérisée et que la délégation de signature était régulière. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, les moyens de légalité externe étant manifestement infondés.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des conditions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) concernant l'enfant malade. La condition d'urgence n'est pas non plus caractérisée pour justifier une mesure de suspension.
Sujet principal : Demande d'annulation d'un refus implicite de délivrance de titre de séjour et d'injonction à l'administration. Juridiction : Tribunal Administratif de Montreuil (ordonnance du président). Solution retenue : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable. Textes appliqués : L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et constate qu'aucune disposition, notamment l'article R. 432-1 du CESEDA, n'impose à l'administration un délai pour convoquer un étranger suite à une demande de rendez-vous en préfecture. Le silence gardé sur une telle demande ne vaut donc pas décision implicite de rejet.
Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime la requête manifestement irrecevable, car le requérant ne justifie pas de l'existence d'une décision de rejet implicite préalable et sa demande de communication des motifs était prématurée. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C..., ressortissant algérien, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, née du silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis. En cours d’instance, le préfet a pris un arrêté explicite de refus le 5 décembre 2025, lequel s’est substitué à la décision implicite initiale. Constatant que cette nouvelle décision faisait l’objet d’un recours distinct, le tribunal a estimé que les conclusions dirigées contre la décision implicite étaient devenues sans objet. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus des demandes.
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a pris un arrêté explicite de refus le 10 décembre 2025, lequel s’est substitué à la décision implicite contestée. Par ordonnance du 28 janvier 2026, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet, et a rejeté le surplus des demandes, notamment celles relatives aux frais de justice. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales après avoir obtenu son titre, mais a maintenu sa demande de frais irrépétibles. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus d’enregistrement d’une demande d’admission au séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction), désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la demande de frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu de les mettre à la charge de l’État.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait une injonction au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour ou un accusé de réception. Le juge a estimé que la demande de récépissé se heurtait à une décision implicite de rejet née du silence gardé pendant quatre mois sur sa demande de titre, conformément aux articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'une injonction ferait obstacle à l'exécution de cette décision. En outre, la demande d'accusé de réception a été jugée manifestement dépourvue d'urgence et d'utilité. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que l’absence de convocation à la suite d’une demande de rendez-vous en ligne ne constitue pas une décision implicite de refus, car aucune disposition législative ou réglementaire n’impose de délai à l’administration pour recevoir un étranger. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.