5 199 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
5 199
Décisions totales
383 581
Ordonnances
285 284
Avec résumé IA
Avocat : HAMRI
Avocat : CABINET BRANGEON DESCHAMPS
Avocat : CHAMBERLAND-POULIN
Avocat : EL-KOLEI-HAMEL YACINE
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet du Var lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable car introduite tardivement, au-delà du délai de 48 heures prévu par les articles L. 614-2 et L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le magistrat désigné a appliqué l'article R. 922-17 du même code pour rejeter le recours comme manifestement irrecevable.
Avocat : DELCHAMBRE MAXENCE
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A et Mme D, un couple de ressortissants nigérians avec deux jeunes enfants, qui demandait à être hébergé d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de détresse sociale invoquée par la famille, bien que précaire, n'était pas nouvelle et résultait de leur maintien irrégulier sur le territoire français après le rejet définitif de leurs demandes d'asile. Il a également considéré qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, comme le droit à l'hébergement d'urgence garanti par l'article L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles, n'était caractérisée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : ZOUATCHAM
Avocat : SCP LESTOILLE & CHAMBAERT
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme B d’une demande d’indemnisation de 15 000 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de proposition de logement, après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation et qu’une précédente injonction de relogement soit restée inexécutée. Par un mémoire enregistré le 9 juillet 2024, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 28 août 2024. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 1 100 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.
Avocat : CHAMPEAU
Avocat : DELCHAMBRE
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision tacite de non-opposition à déclaration préalable délivrée par le maire d’Aulnoy-lez-Valenciennes pour l’édification d’un relais de radiotéléphonie. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l’article L. 34-9-1 du code des postes et communications électroniques, de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme et du principe de précaution. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Var du 22 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Constatant que l’intéressé avait été assigné à résidence à Toulon par une ordonnance du juge des libertés et de la détention, le tribunal a fait application des articles R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative. Pour des raisons de bonne administration de la justice et de compétence territoriale, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Toulon.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 janvier 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens de procédure, estimant que les voies et délais de recours avaient été régulièrement communiqués et que le requérant n'avait pas été empêché de présenter des observations utiles. Il a également jugé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de preuves suffisantes de vie familiale stable ou d'insertion professionnelle significative en France. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : MORTON-HAMILL
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant les décisions du préfet des Alpes-Maritimes du 19 août 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'acte bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé étant célibataire et sans attaches familiales en France. Les décisions fixant le pays de destination et l'interdiction de retour ont été considérées comme suffisamment motivées et légales.
Avocat : DESCHAMPS
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait les décisions du préfet de Vaucluse lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté le moyen d'incompétence, la signature de l'arrêté étant régulièrement déléguée. Il a également jugé que le préfet avait pu légalement prendre une obligation de quitter le territoire français (et non une décision de transfert) dès lors que la demande d'asile de M. A avait été définitivement rejetée par les autorités allemandes, conformément aux articles L. 611-1 et L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malgache, qui demandait la suspension d'un arrêté préfectoral du 20 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait une atteinte grave à l'interdiction des traitements inhumains et dégradants ainsi qu'à son droit d'aller et de venir. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée et que l'atteinte alléguée n'était pas manifestement illégale, faute pour Mme A de justifier d'une prise en charge médicale indispensable à Mayotte ou de la continuité de son séjour. La décision a été rendue en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : AHAMADA
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable de travaux pour la construction d'une antenne de téléphonie mobile. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'un titre de propriété ou d'un acte établissant l'occupation régulière du bien, comme l'exige l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme. Malgré une demande de régularisation notifiée à la requérante, celle-ci n'a pas fourni les documents requis dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A, qui demandait la suspension de la décision implicite du préfet de Mayotte refusant de lui délivrer un titre de séjour. La requérante a confirmé son désistement à l’audience, et le préfet a conclu au non-lieu à statuer. L’ordonnance donne acte de ce désistement, mettant fin à l’instance sans examiner le fond de l’affaire.
Avocat : MOHAMED
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 11 juillet 2024 par lequel le préfet délégué pour la sécurité et la sûreté des plateformes aéroportuaires de Paris avait suspendu pour deux mois l'habilitation de M. C à accéder aux zones de sûreté aéroportuaires. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision privant l'intéressé de son emploi et de son salaire. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en relevant que le moyen tiré du défaut de communication préalable des motifs de la mesure, notamment l'appréciation d'un "repli identitaire", était de nature à créer un tel doute au regard du principe du contradictoire prévu à l'article L. 114-1 du code de la sécurité intérieure.
Avocat : TOUHAMI
Le Tribunal administratif de Mayotte a constaté le désistement d'office de la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et d'interdiction de retour. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. Aucune confirmation n'étant parvenue au tribunal, le président a donné acte de ce désistement par ordonnance.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 13 septembre 2022 par lequel le maire de Saint-Jean-de-Braye s’était opposé à leur déclaration préalable pour l’implantation d’un pylône de radiotéléphonie. En cours d’instance, le maire a retiré cet arrêté par un acte du 8 décembre 2022 et ne s’est plus opposé au projet. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également condamné la commune à verser 1 000 euros aux requérantes au titre de l’article L. 761-1 du même code.