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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 187

Décisions totales

383 581

Ordonnances

260 918

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : HAMEffacer tout
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501239

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension d'une obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le requérant, ressortissant malgache, ne justifiait pas de l'ancienneté et de la continuité de sa présence à Mayotte ni de l'intensité de ses liens familiaux, et qu'ainsi l'atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'était pas grave et manifestement illégale. La condition d'urgence n'a pas été examinée au fond, la requête étant rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : AHAMADA

4 juillet 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501240

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... visant à suspendre une obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait ni de l'ancienneté ni de la continuité de sa présence à Mayotte, ni de l'intensité de ses liens familiaux, et n'établissait pas que la décision contestée porterait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou à sa liberté d'aller et de venir. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : AHAMADA

4 juillet 2025
TA87Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2201410

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. et Mme D d’une contestation du rejet implicite de leur demande de réduction d’impôt sur le revenu pour 2018, relative à des revenus tirés d’unités de participation aux fonds d’investissement (UPFI). En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement de 119 987 euros, conduisant les requérants à se désister de leurs conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser 1 800 euros aux requérants au titre des frais exposés.

Avocat : CHAMBAS

3 juillet 2025
TA87Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2201409

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. et Mme A d’une contestation du rejet de leur demande de réduction d’impôt sur le revenu pour 2018, portant sur des revenus d’UPFI 2013. L’administration fiscale ayant accordé un dégrèvement de 336 766 euros, les requérants se sont désistés de leurs conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à leur verser 1 800 euros au titre des frais d’instance.

Avocat : CHAMBAS

3 juillet 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2300456

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par le centre hospitalier de Cannes pour obtenir l'indemnisation des préjudices résultant de désordres et dysfonctionnements affectant les groupes froids de l'hôpital Simone Veil. Le tribunal a homologué le rapport d'expertise et a retenu la responsabilité contractuelle de la société Axima Concept (constructeur) à hauteur de 60 % et de la société Dalkia France (maintenance) à hauteur de 40 %. En application des principes de la responsabilité contractuelle, les sociétés ont été condamnées à verser respectivement 534 973,15 euros et 356 648,77 euros au centre hospitalier, incluant les frais de location, de remplacement et les préjudices induits. Les frais d'expertise ont été répartis selon les parts de responsabilité, et les condamnations ont été assorties des intérêts moratoires avec capitalisation.

Avocat : CABINET FAURE-HAMDI-GOMEZ & ASSOCIÉS

27 juin 2025• 6ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2305227

Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé le titre de perception de 106 200 euros émis le 5 novembre 2020 par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) à l'encontre de l'EURL BH Espaces verts, pour défaut de signature de son auteur en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. La juridiction a relevé que l'administration n'avait pas apporté la preuve de la signature, cette charge lui incombant. En conséquence, le tribunal a également annulé la décision implicite de rejet du recours administratif préalable de la société.

Avocat : CHAMBARET

18 juin 2025• 2ème Chambre
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2413018

Le Tribunal Administratif de Paris a liquidé définitivement une astreinte prononcée le 10 juin 2020 contre l'État pour inexécution d'une injonction de relogement. Constatant que le préfet avait assuré le relogement du requérant le 16 septembre 2022, le tribunal a fixé le montant de l'astreinte à 4 800 euros pour la période du 1er septembre 2020 au 31 août 2022. Cette somme est versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Avocat : CHAMAS

16 juin 2025
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2509841

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait la suspension de son transfert vers le Portugal prévu le 17 juin 2025. Le juge a estimé que les éléments invoqués par le requérant, notamment la dégradation de son état de santé et les risques liés à son orientation sexuelle, ne suffisaient pas à caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Avocat : CHAMKHI

11 juin 2025
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501488

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C A. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Le juge retient que la demande se heurte à l'existence d'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, née le 19 novembre 2023. Il estime également que les mesures sollicitées sont irrecevables car elles auraient dû être demandées dans le cadre des référés spécifiques prévus aux articles L.521-1 et L.521-2 du même code.

Avocat : ZOUATCHAM

10 juin 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426371

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 4 000 euros à M. C, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en novembre 2019, en raison de la carence fautive de l'administration à exécuter cette décision. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, pour la période courant à compter du 22 décembre 2023, une précédente indemnité ayant déjà couvert la période antérieure. Le tribunal a estimé que le maintien de la famille de six personnes dans un logement sur-occupé de 45 m², déclaré insalubre, justifiait une indemnisation de 3 000 euros pour troubles dans les conditions d'existence et 1 000 euros pour préjudice moral.

Avocat : CHAMAS

6 juin 2025• 4e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301363

Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de Mme E C et autres, qui demandaient la condamnation du CHU de Besançon ou, à titre subsidiaire, de l'ONIAM, pour le décès de M. C survenu après une autogreffe et une infection au Covid-19 contractée en mars 2020. Les requérantes invoquaient des fautes du CHU (absence de report de l'autogreffe, défaut d'information) et, à défaut, la solidarité nationale pour infection nosocomiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions, estimant que le CHU n'avait pas commis de faute et que l'infection au Covid-19 ne présentait pas un caractère nosocomial au sens de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, excluant ainsi toute indemnisation par l'ONIAM. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner une expertise.

Avocat : MAYER-BLONDEAU GIACOMONI DICHAMP MARTINVAL

6 juin 2025• 1ère chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505056

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de Mme A. La requérante, reconnue prioritaire par une commission de médiation, n'avait pas été relogée par l'État dans le délai imparti, ce qui a engagé la responsabilité de ce dernier pour carence fautive. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable et l'a condamné à verser une provision de 410 euros à Mme A. Cette somme a été calculée en fonction de la durée de la carence (du 16 novembre 2024 au 2 juin 2025), de la composition du foyer (trois personnes) et d'un montant de 250 euros par personne et par an, en application des principes dégagés pour l'indemnisation des troubles dans les conditions d'existence.

Avocat : CHAMPEAU

2 juin 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500872

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui demandait la suspension d’un arrêté préfectoral du 28 mai 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à la vie privée et familiale ainsi qu’à l’intérêt supérieur de ses enfants, mais le juge a estimé qu’elle ne démontrait pas la nationalité française de ses enfants ni une communauté de vie effective avec eux. En l’absence de preuve suffisante, la condition d’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’était pas remplie, permettant le rejet de la requête par ordonnance motivée en application de l’article L. 522-3 du même code. Les textes appliqués incluent la Convention européenne des droits de l’homme (article 8) et la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (article 3-1).

Avocat : MOHAMED

31 mai 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500848

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que le requérant n'établissait pas la réalité de sa cellule familiale à Mayotte ni l'absence d'attaches aux Comores, et qu'ainsi l'atteinte alléguée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE) n'était pas manifestement illégale. La condition d'urgence n'a pas été examinée, la requête étant rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : MOHAMED

29 mai 2025
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301433

Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de Mme D, qui demandait la condamnation solidaire du groupe hospitalier de la Haute-Saône et du CHU de Besançon pour des retards de diagnostic et de prise en charge ayant conduit à sa paraplégie. Le tribunal a reconnu la responsabilité du groupe hospitalier de la Haute-Saône pour un retard de diagnostic de compression médullaire le 16 janvier 2017, mais a écarté celle du CHU de Besançon, estimant que sa prise en charge ultérieure n'était pas fautive. Il a fixé la perte de chance d'éviter la paraplégie à 35 % et a condamné le groupe hospitalier de la Haute-Saône à verser à Mme D une somme totale de 140 128,27 euros en réparation de ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, après application de ce taux. Le tribunal a également condamné le groupe hospitalier à rembourser à la CPAM de la Haute-Saône ses débours, et a rejeté les demandes d’intérêts au double du taux légal et les conclusions dirigées contre le CHU de Besançon.

Avocat : MAYER-BLONDEAU GIACOMONI DICHAMP MARTINVAL

27 mai 2025• 1ère chambre
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406987

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation des Bouches-du-Rhône le 18 janvier 2024. N'ayant reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal, elle demandait au juge d'enjoindre au préfet de lui attribuer un logement sous astreinte. Le tribunal a fait droit à sa demande, ordonnant au préfet de lui proposer un logement tenant compte de ses besoins et capacités, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter d'un délai de trois mois. Cette décision est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'État une obligation de résultat pour le logement des personnes reconnues prioritaires.

Avocat : CHAMPEAU

27 mai 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500818

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... contestant un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que le requérant, ressortissant comorien en situation irrégulière, n'établissait pas l'intensité de ses liens privés et familiaux à Mayotte, et ne pouvait donc se prévaloir d'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Il a également jugé que la liberté d'aller et venir ne pouvait être utilement invoquée en raison de l'irrégularité du séjour. La demande a été rejetée comme manifestement infondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

Avocat : AHAMADA

24 mai 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500803

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 20 mai 2025 par lequel le préfet de Mayotte obligeait un ressortissant comorien à quitter le territoire français. Le juge a estimé que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son parcours scolaire continu de plus de dix ans à Mayotte et de l'imminence des épreuves du baccalauréat. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de dix jours et de réexaminer la situation du requérant.

Avocat : MOHAMED

22 mai 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500801

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malgache, qui demandait la suspension d'un arrêté préfectoral du 19 mai 2025 portant obligation de quitter le territoire sans délai et interdiction de retour. Le juge a estimé que, malgré une présence de six ans à Mayotte, le requérant ne justifiait pas d'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute d'éléments suffisants sur son intégration. La condition d'urgence n'a pas été examinée.

Avocat : AHAMADA

22 mai 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 475782

Avocat : SCP DUHAMEL

20 mai 2025ECLI:FR:CECHR:2025:475782.20250520• 8ème et 3ème chambres réunies