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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 242 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 242

Décisions totales

383 581

Ordonnances

300 857

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : HAMEffacer tout
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303256

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en excès de pouvoir, annule l'arrêté du 4 mai 2023 par lequel le préfet de Mayotte a refusé de délivrer un titre de séjour à M. D..., ressortissant comorien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal retient que le préfet, qui n'a pas produit de mémoire en défense, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant, notamment sa présence à Mayotte depuis 2000, sa vie commune avec sa compagne titulaire d'une carte de résident et leurs deux enfants nés à Mayotte. Il estime que le refus de séjour méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en portant une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé et à l'intérêt supérieur de ses enfants.

Avocat : AHAMADA

29 avril 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303555

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l’arrêté du 15 juin 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait un titre de séjour à Mme A... C..., ressortissante comorienne, et l’obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l’article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, car elle portait atteinte à l’intérêt supérieur de sa fille française, dont elle s’occupe seule et qui n’a pas vocation à quitter la France. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois et a condamné l’État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MOHAMED

29 avril 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2302876

Le Tribunal Administratif de Mayotte annule l'arrêté du 21 avril 2023 par lequel le préfet de Mayotte a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant comorien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal retient que le préfet, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits. Il constate que M. B., présent à Mayotte depuis au moins 2010, y a suivi une scolarité continue jusqu'en terminale et bénéficiait d'une admission à l'université, ce qui établit une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution est fondée sur les stipulations de cette convention et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : AHAMADA

29 avril 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2302330

Le Tribunal Administratif de Mayotte (3ème chambre) a rejeté la requête de M. A... contestant la décision de l'OFII lui infligeant une contribution spéciale de 15 000 euros pour l'emploi d'un travailleur étranger sans titre. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que la décision mentionnait les textes applicables (articles L. 8251-1, L. 8253-1 du code du travail) et les faits de l'espèce. Il a également rejeté le moyen fondé sur l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans le développer dans le résumé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge.

Avocat : AHAMADA

28 avril 2025• 3ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502835

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme A D, M. E D et M. B D du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (HUDA) qu'ils occupaient sans titre. La juridiction a fait droit à la demande du préfet de l'Hérault, estimant que la condition d'urgence était remplie car le maintien des occupants faisait obstacle à l'hébergement de nouveaux demandeurs d'asile, et que la demande ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la fin de l'hébergement des demandeurs d'asile après le rejet définitif de leur demande.

Avocat : DELCHAMBRE

28 avril 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303558

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté préfectoral du 23 juin 2023 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'intérêt supérieur de ses enfants, protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : AHAMADA

28 avril 2025• 3ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2300921

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour et de renouvellement d'autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation et que le refus ne méconnaissait pas l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, M. A... ne justifiant pas de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses à Mayotte.

Avocat : AHAMADA

28 avril 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504245

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire tacitement délivré par le maire de Désaignes au groupement forestier des trois vallées pour la rénovation d'un bâtiment. La préfète de l'Ardèche contestait ce permis, estimant qu'il méconnaissait l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en raison d'un risque d'incendie lié à la situation du projet en zone boisée et à l'absence de ressource en eau accessible. Le juge a estimé que ce moyen était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, justifiant la suspension.

Avocat : SELAS CABINET CHAMPAUZAC

25 avril 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502039

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C A D C, de nationalité palestinienne, qui contestait un arrêté du préfet du Finistère du 30 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne comportait pas d'erreur de fait, le préfet ayant correctement mentionné la nationalité palestinienne du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais d'instance. Les textes appliqués incluent les articles L. 611-1 à L. 613-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DELCHAMBRE

22 avril 2025• Eloignement urgent
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500496

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de convoquer M. A..., ressortissant comorien résidant à Mayotte depuis 2016, à un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour, au plus tard le 25 avril 2025. La solution retenue fait droit à la requête de l'intéressé, qui justifiait de l'urgence en raison de l'inefficience du téléservice de rendez-vous et du risque d'éloignement, ainsi que de l'utilité de la mesure. L'État a été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice. Les textes appliqués incluent le CESEDA et la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : AHAMADA

18 avril 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2301502

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du président du syndicat intercommunal des eaux du bassin de l'Ardèche (SEBA) d'abroger plusieurs délibérations et marchés publics relatifs à un projet d'assainissement collectif. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre les marchés publics, un tel contrat ne pouvant faire l'objet d'une demande d'abrogation. Il a également estimé que M. A ne justifiait pas d'un intérêt à agir contre les délibérations des 4 juillet 2018 et 9 mai 2019, celles-ci constituant des actes préparatoires ne faisant pas grief. Enfin, les moyens soulevés par le requérant, notamment tirés de l'absence d'enquête publique et de l'illégalité des actes, ont été écartés comme non fondés.

Avocat : SELAS CABINET CHAMPAUZAC

17 avril 2025• 2ème chambre
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2401762

Le Tribunal administratif de Mayotte a pris acte du désistement de Mme A..., qui contestait un arrêté préfectoral du 20 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français à destination des Comores. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute pour la requérante d'avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L'ordonnance constate donc l'absence de confirmation et donne acte du désistement, sans examiner le bien-fondé de la requête en excès de pouvoir.

Avocat : AHAMADA

16 avril 2025
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2404848

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour, l’obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de la Somme le 21 juin 2024. Le tribunal a estimé que le préfet avait à juste titre écarté l’application de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile au profit de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987, et qu’il n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en refusant d’user de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. La décision a été rendue au visa de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et des textes applicables au séjour des étrangers.

Avocat : MERHOUM-HAMMICHE

15 avril 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408292

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant un arrêté du préfet de la Sarthe du 2 juin 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), de l'insuffisance de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3 et L. 612-10.

Avocat : CHAMKHI

15 avril 2025• OQTF 6 semaines - 3ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500700

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B C, ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté du préfet de la Corrèze du 25 mars 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également jugé que les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas suffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.

Avocat : MOHAMED

15 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2505857

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B... contestant le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de le reconnaître comme prioritaire pour un hébergement. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer un risque imminent de perte de son hébergement actuel en centre d’accueil pour demandeurs d’asile. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : HAMIDI

14 avril 2025
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2401960

Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. La demande, présentée par courrier pour un titre fondé sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'avait pas été effectuée selon les modalités requises (comparution personnelle ou voie postale si prescrite par le préfet). En l'absence de décision administrative faisant grief, le recours pour excès de pouvoir était irrecevable, en application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.

Avocat : AHAMADA

14 avril 2025
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307599

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Montesson du 5 avril 2023 s’opposant à une déclaration préalable pour l’installation d’un pylône d’antennes. Par un mémoire du 15 septembre 2023, les sociétés requérantes se sont désistées de leur requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 10 avril 2025.

Avocat : HAMRI

10 avril 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411403

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant libyen, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le requérant invoquait un défaut de motivation, un défaut d’examen de sa situation, ainsi que la méconnaissance de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d’établir avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. Il a également rejeté les autres moyens, M. A n’ayant produit aucune pièce à l’appui de sa requête. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d’injonction et d’astreinte.

Avocat : MOHAMED

10 avril 2025• 5ème chambre
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2401807

Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. La magistrate désignée a constaté que la demande, présentée par courrier, était irrégulière car elle aurait dû être effectuée via le téléservice prévu par l’arrêté du 31 mars 2023, en application des articles R. 431-2 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers. En l’absence d’impossibilité d’utiliser ce service, le silence de l’administration n’a pu faire naître une décision faisant grief. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : AHAMADA

9 avril 2025