5 199 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
5 199
Décisions totales
383 581
Ordonnances
259 068
Avec résumé IA
Avocat : CABINET BRANGEON DESCHAMPS
Avocat : HAMZA MAUD
Avocat : CHAMKHI
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme H... et M. J... A... de recours en excès de pouvoir contre des décisions implicites de rejet de la commission de recours, confirmant des refus de visas de long séjour pour regroupement familial. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a informé le tribunal que les visas sollicités avaient été délivrés le 7 juillet 2025. Constatant que cette délivrance rendait sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Il a toutefois condamné l’État à verser aux requérants une somme de 900 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MEHAMMEDIA-MOHAMED
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. B... d’une demande d’annulation d’un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que l’intéressé résidait à Bagnolet (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, le tribunal ordonne, sur le fondement des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, la transmission du dossier au tribunal administratif de Montreuil, territorialement compétent.
Avocat : HAMDI
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 25 novembre 2021 par lequel le maire de La Brillanne s'était opposé à la déclaration préalable de Bouygues Télécom et PFI France pour l'installation d'antennes de radiotéléphonie mobile. La juridiction a jugé que le maire avait commis une erreur d'appréciation en estimant que le projet portait atteinte au caractère des lieux au sens de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, le site ne présentant pas d'intérêt paysager particulier malgré sa localisation dans le parc naturel régional du Luberon. Le tribunal a rejeté les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de l'erreur de droit. Il a enjoint au maire de réexaminer la déclaration préalable.
Avocat : HAMRI
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté du 23 avril 2025 par lequel le préfet de la Marne avait refusé un titre de séjour à M. B..., ressortissant kosovar, et l'avait obligé à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en n'examinant pas la demande de l'intéressé sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que cette disposition était invoquée. En conséquence, l'arrêté a été annulé sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.
Avocat : HAMI-ZNATI
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 3 juillet 2025 par lequel le maire de Villennes-sur-Seine a retiré sa décision de non-opposition à déclaration préalable pour l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les sociétés requérantes ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à leurs intérêts ou à l'intérêt public, compte tenu notamment de la couverture existante et de leur délai de saisine. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de retrait. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l’État à verser 300 euros à M. A... pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, après que la commission de médiation l’a reconnu prioritaire et urgent le 28 août 2024. La carence fautive de l’État à exécuter cette décision dans le délai imparti a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a écarté l’irrecevabilité soulevée par le préfet, une demande indemnitaire préalable ayant été formée. L’indemnisation a été fixée à 300 euros, compte tenu de la durée de la carence et de l’absence d’hébergement.
Avocat : MARTIN HAMIDI
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet du Pas-de-Calais lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable car elle ne comportait que des moyens de légalité externe manifestement infondés ou non assortis de précisions suffisantes, en application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de l'instance ont également été rejetées.
Avocat : MOHAMED
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés d'une erreur d'appréciation de son état de santé et de son intégration en France, ainsi que de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DELCHAMBRE
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A... contestant le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure et une erreur de fait concernant le dépôt tardif de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision comportait les considérations de droit et de fait nécessaires. La solution finale retenue par le tribunal n'est pas explicitement mentionnée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la légalité de la décision au regard des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la révocation d’un agent du ministère de la justice. Le requérant invoquait l’urgence et plusieurs moyens de légalité (incompétence, défaut de motivation, vices de procédure, erreur d’appréciation et disproportion de la sanction). Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité des arrêtés de révocation, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence. La décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CHAMBERLAND-POULIN
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Mayotte à l'encontre de Mme B... C..., ressortissante comorienne. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée de l'intéressée en France à l'âge de sept ans et de l'ancienneté de son séjour. La requérante a été déboutée de sa demande d'injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour.
Avocat : AHAMADA
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de séjour. En cours d’instance, le préfet de la Moselle a délivré un récépissé de demande de titre de séjour et a engagé la constitution d’une carte de séjour. Le tribunal a constaté que la décision de délivrance était devenue définitive, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer et a rejeté les demandes de frais de justice.
Avocat : HAMZA-SANCHEZ
Avocat : CHAMPAIN
Avocat : CHAMBON AURELIE
Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 2 000 euros à M. A..., reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 17 novembre 2022, en raison de la carence fautive du préfet à lui proposer un logement dans le délai de six mois. Cette somme répare les troubles dans ses conditions d'existence et son préjudice moral subis entre le 27 avril 2023 et le 25 septembre 2025. La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. La demande de frais de justice au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
Avocat : CHAMAS
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. E, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 30 juin 2023 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen sérieux, et la méconnaissance des articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.