LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2417730

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2417730

mardi 30 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2417730
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMEHAMMEDIA-MOHAMED

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme H... et M. J... A... de recours en excès de pouvoir contre des décisions implicites de rejet de la commission de recours, confirmant des refus de visas de long séjour pour regroupement familial. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a informé le tribunal que les visas sollicités avaient été délivrés le 7 juillet 2025. Constatant que cette délivrance rendait sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Il a toutefois condamné l’État à verser aux requérants une somme de 900 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I- Par une requête, enregistrée sous le n° 2417730 le 13 novembre 2024, Mme H... et M. J... A... agissant en leur nom propre et en qualité de représentants légaux des enfants I... A... et K... B... E..., représentés par Me Mehammedia, demandent au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France sur leur recours contre les décisions du 9 juin 2024 de l’autorité consulaire française à Dacca (Bangladesh) refusant de délivrer des visas de long séjour au titre du regroupement familial à Mme H..., à I... Md et à K... B... E... ;

2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur, à titre principal, de délivrer les visas sollicités dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer la situation, dans les mêmes conditions de délai et d’astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juillet 2025, le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte et s’en remet à la sagesse du tribunal concernant le surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que les visas sollicités ont été délivrés à Mme H..., à I... Md et à K... B... E... le 7 juillet 2025.

Par un mémoire, enregistré le 11 août 2025, les requérants déclarent maintenir leur demande présentée sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

II- Par une requête, enregistrée sous le n° 2417754 le 13 novembre 2024, Mme H... et M. J... A... agissant en leur nom propre et en qualité de représentants légaux des enfants I... A... et K... B... E..., représentés par Me Mehammedia, demandent au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France sur leur recours contre les décisions du 9 juin 2024 de l’autorité consulaire française à Dacca (Bangladesh) refusant de délivrer des visas de long séjour au titre du regroupement familial à Mme H..., à I... Md et à K... B... E... ;

2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur, à titre principal, de délivrer les visas sollicités dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer la situation dans les mêmes conditions de délai et d’astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juillet 2025, le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte et s’en remet à la sagesse du tribunal concernant le surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que les visas sollicités ont été délivrés à Mme H..., à I... Md et à K... B... E... le 7 juillet 2025.

Par un mémoire, enregistré le 11 août 2025, les requérants déclarent maintenir leur demande présentée sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

III- Par une requête, enregistrée sous le n° 2417756 le 13 novembre 2024, Mme H... et M. J... A... agissant en leur nom propre et en qualité de représentants légaux des enfants, I... A... et K... B... E..., représentés par Me Mehammedia, demandent au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France sur leur recours contre les décisions du 9 juin 2024 de l’autorité consulaire française à Dacca (Bangladesh) refusant de délivrer des visas de long séjour au titre du regroupement familial à Mme H..., à I... Md et à K... B... E... ;

2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur, à titre principal, de délivrer les visas sollicités dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer la situation dans les mêmes conditions de délai et d’astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juillet 2025, le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte et s’en remet à la sagesse du tribunal concernant le surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que les visas sollicités ont été délivrés à Mme H..., à I... Md et à K... B... E... le 7 juillet 2025.

Par un mémoire, enregistré le 11 août 2025, les requérants déclarent maintenir leur demande présentée sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Les requêtes nos 2417762, 2417802 et 2417807, présentées par Mme C... et M. B... A... ont le même objet et concernent des demandeurs de visa appartenant à la même famille. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule ordonnance.

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

Il ressort des pièces des dossiers que postérieurement à l’introduction des requêtes visées ci-dessus, l’autorité consulaire française à Dacca a délivré, le 7 juillet 2025, les visas sollicités à Mme H..., à I... Md et à K... B... E.... Ainsi, la décision attaquée a implicitement mais nécessairement été retirée. Dans ces conditions, les conclusions de Mme C... et de M. B... A... aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte sont devenues sans objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme globale de 500 euros au titre des frais exposés par Mme C... et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme C... et de M. B... A... aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte des requêtes nos 2417730, 2417754 et 2417756.

Article 2 : L’Etat versera à Mme C... et à M. B... A... une somme globale de 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme H..., à M. J... A... et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Fait à Nantes, le 30 septembre 2025.

La présidente,

P. PICQUET

La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions