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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 199 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 199

Décisions totales

383 581

Ordonnances

262 767

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : HAMEffacer tout
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2504863

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. D, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du 23 avril 2025 par lequel la préfète de l'Essonne a ordonné son transfert aux autorités belges, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 17 du règlement Dublin III, en raison de la présence en France de sa compagne et de son enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la procédure de transfert était régulière et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, il a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté de transfert.

Avocat : CHAMPAIN

2 juin 2025• Reconduites à la frontière
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505056

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de Mme A. La requérante, reconnue prioritaire par une commission de médiation, n'avait pas été relogée par l'État dans le délai imparti, ce qui a engagé la responsabilité de ce dernier pour carence fautive. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable et l'a condamné à verser une provision de 410 euros à Mme A. Cette somme a été calculée en fonction de la durée de la carence (du 16 novembre 2024 au 2 juin 2025), de la composition du foyer (trois personnes) et d'un montant de 250 euros par personne et par an, en application des principes dégagés pour l'indemnisation des troubles dans les conditions d'existence.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CHAMPEAU

2 juin 2025
TA31Décision• Question préjudicielle

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2401068

Le Tribunal administratif de Toulouse, saisi d'une question préjudicielle par le tribunal paritaire des baux ruraux de Saint-Girons, s'est prononcé sur la légalité de l'arrêté préfectoral du 17 décembre 2021 constatant l'absence de remise en valeur de parcelles appartenant à Mme B. Le tribunal a jugé que l'arrêté n'était entaché ni d'un détournement de pouvoir ni d'une erreur d'appréciation, dès lors que les parcelles, bien que partiellement boisées ou en friche, étaient susceptibles d'une mise en valeur agricole ou pastorale au sens des articles L. 125-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime. Il a ainsi répondu au tribunal paritaire que l'arrêté préfectoral était légal.

Avocat : GRANDCHAMP DE CUEILLE ERIC

2 juin 2025• 6ème Chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500872

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui demandait la suspension d’un arrêté préfectoral du 28 mai 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à la vie privée et familiale ainsi qu’à l’intérêt supérieur de ses enfants, mais le juge a estimé qu’elle ne démontrait pas la nationalité française de ses enfants ni une communauté de vie effective avec eux. En l’absence de preuve suffisante, la condition d’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’était pas remplie, permettant le rejet de la requête par ordonnance motivée en application de l’article L. 522-3 du même code. Les textes appliqués incluent la Convention européenne des droits de l’homme (article 8) et la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (article 3-1).

Avocat : MOHAMED

31 mai 2025
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2402120

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la demande, fondée sur les articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait été irrégulièrement présentée par voie postale alors qu'elle devait l'être via un téléservice conformément à l'arrêté du 31 mars 2023. En l'absence de décision faisant grief, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.

Avocat : AHAMADA

30 mai 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500848

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que le requérant n'établissait pas la réalité de sa cellule familiale à Mayotte ni l'absence d'attaches aux Comores, et qu'ainsi l'atteinte alléguée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE) n'était pas manifestement illégale. La condition d'urgence n'a pas été examinée, la requête étant rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : MOHAMED

29 mai 2025
TA30Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501981

Le Tribunal administratif de Nîmes a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le magistrat désigné a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, en application de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ordonnance du 28 mai 2025, il a donc donné acte du désistement et clos l'instance sans examiner le fond du litige.

Avocat : DESCHAMPS

28 mai 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406987

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation des Bouches-du-Rhône le 18 janvier 2024. N'ayant reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal, elle demandait au juge d'enjoindre au préfet de lui attribuer un logement sous astreinte. Le tribunal a fait droit à sa demande, ordonnant au préfet de lui proposer un logement tenant compte de ses besoins et capacités, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter d'un délai de trois mois. Cette décision est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'État une obligation de résultat pour le logement des personnes reconnues prioritaires.

Avocat : CHAMPEAU

27 mai 2025
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301433

Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de Mme D, qui demandait la condamnation solidaire du groupe hospitalier de la Haute-Saône et du CHU de Besançon pour des retards de diagnostic et de prise en charge ayant conduit à sa paraplégie. Le tribunal a reconnu la responsabilité du groupe hospitalier de la Haute-Saône pour un retard de diagnostic de compression médullaire le 16 janvier 2017, mais a écarté celle du CHU de Besançon, estimant que sa prise en charge ultérieure n'était pas fautive. Il a fixé la perte de chance d'éviter la paraplégie à 35 % et a condamné le groupe hospitalier de la Haute-Saône à verser à Mme D une somme totale de 140 128,27 euros en réparation de ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, après application de ce taux. Le tribunal a également condamné le groupe hospitalier à rembourser à la CPAM de la Haute-Saône ses débours, et a rejeté les demandes d’intérêts au double du taux légal et les conclusions dirigées contre le CHU de Besançon.

Avocat : MAYER-BLONDEAU GIACOMONI DICHAMP MARTINVAL

27 mai 2025• 1ère chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500895

Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était appelé à statuer sur la demande de suspension de la décision du 1er avril 2025 par laquelle le maire de la Croisille-sur-Briance ne s'était pas opposé à la déclaration préalable de la société Cellnex France Infrastructures pour l'installation d'un pylône de radiotéléphonie mobile. Les requérants invoquaient notamment l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison de la nécessité d'un permis de construire et de l'atteinte au patrimoine naturel. Cependant, les requérants se sont désistés de leur requête. En conséquence, le tribunal a constaté ce désistement et a donné acte de celui-ci, mettant fin à l'instance sans examiner le fond du litige.

Avocat : HAMRI

27 mai 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318043

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Francesco Smalto International (FSI) qui demandait l'annulation de la décision du ministre du travail du 20 juin 2023 confirmant le refus d'autoriser le licenciement pour faute grave de M. A, salarié protégé. La société soutenait que le délai de 21 jours entre la convocation à l'entretien préalable et l'envoi de la demande d'autorisation à l'inspecteur du travail méconnaissait l'article R. 2421-14 du code du travail, mais que ce délai n'était pas prescrit à peine de nullité. Le tribunal a examiné le moyen, mais l'a écarté comme non fondé, confirmant ainsi la légalité des décisions de l'inspecteur du travail et du ministre.

Avocat : DU PUY DE CLINCHAMPS

27 mai 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500493

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme B, ressortissante russe, contestant un arrêté préfectoral du 30 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, une insuffisance de motivation, la méconnaissance de son droit d'être entendue et de l'article 3 de la CEDH, ainsi que l'illégalité de la décision au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, confirmant la légalité de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour de six mois. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 541-1 et L. 542-1 du CESEDA, ainsi que sur la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Avocat : CHAMPY

27 mai 2025• Chambre 3
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501560

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B C, ressortissant géorgien, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 mai 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que le droit d'être entendu. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, le tribunal considérant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés.

Avocat : CHAMPY

27 mai 2025• Reconduites à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317882

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 17 octobre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France avait rejeté la demande de visa de long séjour pour l'enfant A F, confié à Mme et M. C D par une kafala marocaine. Le tribunal a jugé que, compte tenu des conditions d'accueil et des ressources stables des requérants, ainsi que de leur lien régulier avec l'enfant, le refus de visa méconnaissait l'intérêt supérieur de l'enfant protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est l'annulation de la décision, impliquant la délivrance du visa.

Avocat : CABINET BRANGEON DESCHAMPS

26 mai 2025• 9ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404833

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme E veuve D, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 10 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), et un risque pour sa santé en cas de retour au Cameroun (article 3 de la CEDH). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : BENHAMIDA

26 mai 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2213637

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de naturalisation opposé par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale, celle-ci ayant été substituée par la décision du ministre de l'intérieur statuant sur le recours préalable obligatoire. Sur le fond, le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur des faits d'usage de faux et d'escroquerie, récents et réitérés, pour rejeter la demande. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation de l'opportunité d'accorder la naturalisation.

Avocat : HAMMOUTENE

26 mai 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402178

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C, agissant pour le compte de Mme B, visant à contester le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de délivrer un visa de long séjour pour études. Le tribunal a estimé que la décision implicite de la commission était fondée sur le même motif que la décision consulaire initiale, à savoir un risque de détournement de l'objet du visa. Il a considéré que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en jugeant que le projet d'études de Mme B manquait de sérieux et de cohérence, ce qui justifiait le refus. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'instruction interministérielle du 4 juillet 2019 relative à la directive (UE) 2016/801.

Avocat : ZOUATCHAM

26 mai 2025• 10ème chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500818

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... contestant un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que le requérant, ressortissant comorien en situation irrégulière, n'établissait pas l'intensité de ses liens privés et familiaux à Mayotte, et ne pouvait donc se prévaloir d'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Il a également jugé que la liberté d'aller et venir ne pouvait être utilement invoquée en raison de l'irrégularité du séjour. La demande a été rejetée comme manifestement infondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

Avocat : AHAMADA

24 mai 2025
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA01134

Avocat : MEHAMMEDIA-MOHAMED

23 mai 2025• 9ème Chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2301087

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme D, agent du ministère de l’éducation nationale, contre le refus du ministre de l’agriculture de lui accorder la protection fonctionnelle. Elle invoquait des faits de harcèlement moral et des propos diffamatoires de la part de sa supérieure hiérarchique. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que les éléments fournis, notamment des attestations de collègues, ne permettaient pas de présumer l’existence d’agissements répétés de harcèlement moral dirigés personnellement contre elle. La décision s’appuie sur les articles L. 133-2 et L. 134-5 du code général de la fonction publique.

Avocat : PHAM-MINH MARIE

22 mai 2025• 3ème chambre