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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 199 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 199

Décisions totales

383 581

Ordonnances

262 767

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : HAMEffacer tout
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500803

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 20 mai 2025 par lequel le préfet de Mayotte obligeait un ressortissant comorien à quitter le territoire français. Le juge a estimé que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son parcours scolaire continu de plus de dix ans à Mayotte et de l'imminence des épreuves du baccalauréat. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de dix jours et de réexaminer la situation du requérant.

Avocat : MOHAMED

22 mai 2025
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2301087

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme D, agent du ministère de l’éducation nationale, contre le refus du ministre de l’agriculture de lui accorder la protection fonctionnelle. Elle invoquait des faits de harcèlement moral et des propos diffamatoires de la part de sa supérieure hiérarchique. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que les éléments fournis, notamment des attestations de collègues, ne permettaient pas de présumer l’existence d’agissements répétés de harcèlement moral dirigés personnellement contre elle. La décision s’appuie sur les articles L. 133-2 et L. 134-5 du code général de la fonction publique.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PHAM-MINH MARIE

22 mai 2025• 3ème chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500801

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malgache, qui demandait la suspension d'un arrêté préfectoral du 19 mai 2025 portant obligation de quitter le territoire sans délai et interdiction de retour. Le juge a estimé que, malgré une présence de six ans à Mayotte, le requérant ne justifiait pas d'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute d'éléments suffisants sur son intégration. La condition d'urgence n'a pas été examinée.

Avocat : AHAMADA

22 mai 2025
TA80Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501913

Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B. Celle-ci contestait le rejet de son recours gracieux par la commission de médiation de l'Oise, visant à être reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante d'apporter des éléments précis et circonstanciés sur sa situation personnelle, et a rappelé que la reconnaissance comme prioritaire n'implique pas une attribution immédiate d'un logement. La requête a été rejetée sans instruction contradictoire ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : MARTIN HAMIDI

21 mai 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504151

Le Tribunal Administratif de Grenoble a suspendu l'exécution de la délibération du 22 octobre 2024 de la communauté de communes du Val de Drôme en Biovallée instaurant un "congé menstruel". La requête en référé-suspension a été présentée par la préfète de la Drôme sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. Le juge a retenu deux moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte : l'incompétence du conseil communautaire pour instituer de telles autorisations d'absence, cette compétence relevant du chef de service, et l'absence de lien entre ce congé et les catégories de "parentalité" ou "événements familiaux" prévues à l'article L. 622-1 du code général de la fonction publique. La suspension a donc été ordonnée.

Avocat : SELARL CABINET CHAMPAUZAC

21 mai 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501763

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet du Gard a délivré le récépissé sollicité, autorisant l'intéressée à travailler. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande, devenue sans objet, et a rejeté les conclusions visant à enjoindre au préfet de statuer sur le renouvellement du titre, ces demandes ne relevant pas de la compétence du juge des référés. L'État a été condamné à verser 500 euros à l'avocate de Mme A au titre des frais de justice, sous réserve des conditions de l'aide juridictionnelle.

Avocat : HAMZA

21 mai 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 475782

Avocat : SCP DUHAMEL

20 mai 2025ECLI:FR:CECHR:2025:475782.20250520• 8ème et 3ème chambres réunies
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500774

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant arménien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation. Il a notamment jugé que l'erreur de fait concernant la situation matrimoniale de l'intéressé était sans incidence sur la légalité de l'arrêté. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 425-9 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : HAMZA

20 mai 2025• 1ère Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302838

Le Tribunal administratif de Nîmes a pris acte du désistement d’instance et d’action de Mme A B, qui contestait un refus de permis de construire délivré par le maire de Montclus. La requérante s’étant désistée purement et simplement, le tribunal n’a pas examiné le bien-fondé de ses moyens tirés de l’existence d’un permis tacite, d’une erreur de fait ou d’une erreur d’appréciation. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, Mme A B a été condamnée à verser 1 200 euros à la commune de Montclus au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL COUDURIER & CHAMSKI

20 mai 2025• 1ère Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300883

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient l'annulation de l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable délivré par le maire de Bollène à Mme F pour une surélévation. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir tirées de la tardiveté et du défaut d'intérêt à agir, jugeant le recours recevable. Sur le fond, il a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incomplétude du dossier et la méconnaissance des articles UC6, UC7 et UC10 du PLU, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base des dispositions du code de l'urbanisme.

Avocat : CHAMPAUZAC

20 mai 2025• 1ère Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402154

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes refusant de lui délivrer un titre de séjour "recherche d'emploi/création d'entreprise". Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de motivation, car la requérante n'avait pas demandé la communication des motifs de la décision implicite, conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : ZOUATCHAM

20 mai 2025• 6ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2408057

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme F, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 26 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le certificat de résidence pour études, faute de visa de long séjour, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien.

Avocat : BENHAMIDA

20 mai 2025• 5ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2502812

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B contestant la suspension de son permis de conduire pour quatre mois, prononcée par le Préfet du Haut-Rhin suite à un contrôle d'alcoolémie. Le juge unique a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que la procédure de constatation de l'état alcoolique était régulière, les forces de l'ordre ayant proposé un second souffle au requérant. La solution retenue confirme la légalité de la suspension, fondée sur les articles L. 224-2 du code de la route et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CHAMY

20 mai 2025• Juge Unique
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2408076

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que le refus de séjour était légal, car M. E ne justifiait pas d'un visa de long séjour, condition requise par l'accord franco-algérien pour obtenir un certificat de résidence en qualité d'étudiant. La décision a été fondée sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BENHAMIDA

20 mai 2025• 5ème Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501965

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. B A, ressortissant soudanais, contestant l'arrêté du préfet du Gard du 6 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Il a ensuite analysé les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre des articles L. 611-1, L. 612-1 et L. 721-4 du CESEDA.

Avocat : HAMZA

19 mai 2025• Reconduites à la frontière
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 489577

Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE;SCP DUHAMEL

16 mai 2025ECLI:FR:CECHR:2025:489577.20250516• 4ème et 1ère chambres réunies
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2303623

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation d'un courrier du maire de Malarce-sur-la-Thines sollicitant des pièces complémentaires pour l'instruction de son permis de construire. Le tribunal a jugé qu'une telle demande de pièces, même si elle est illégale, ne constitue pas une décision faisant grief et est donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Le juge a rappelé que les moyens tirés de cette illégalité ne peuvent être invoqués qu'à l'encontre de la décision tacite de rejet qui naîtrait du défaut de production des pièces. La solution est fondée sur les articles R. 423-22 et suivants du code de l'urbanisme.

Avocat : SELAS CABINET CHAMPAUZAC

15 mai 2025• 2ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2302685

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B contestant le certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Saint-Marcel-d'Ardèche pour un projet de lotissement. Le tribunal a jugé que l'omission de renseigner la rubrique relative aux réseaux dans le certificat était sans incidence sur sa légalité, le motif du refus n'étant pas fondé sur l'insuffisance des équipements. Il a également estimé que le classement en zone N du terrain, contesté par le requérant, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard des objectifs du plan local d'urbanisme (PLU) et des articles L. 151-2 et L. 151-4 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : SELAS CABINET CHAMPAUZAC

15 mai 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500615

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C..., ressortissante malgache, afin d’obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour expiré, en raison de l’inefficacité du téléservice dédié. Le préfet de Mayotte a soulevé une exception de non-lieu à statuer, arguant que la demande devait être déposée sur le site de l’ANEF, mais le tribunal l’a écartée, Mme C... ayant démontré son impossibilité d’y accéder. Le juge a rappelé qu’il incombe à l’administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable pour enregistrer une demande de titre de séjour, et que la condition d’urgence est présumée en cas de renouvellement. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que du code de justice administrative.

Avocat : AHAMADA

15 mai 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504506

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 21 février 2025 par laquelle le président du conseil départemental de la Haute-Savoie a refusé de renouveler le contrat à durée déterminée de M. A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de contrat écrit, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur un motif d'intérêt du service (suppression de poste). La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : HAMMERER

15 mai 2025