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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 199 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 199

Décisions totales

383 581

Ordonnances

263 917

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : HAMEffacer tout
TA107Décision

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303468

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 1er juin 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait refusé de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » à une ressortissante comorienne, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de la présence continue de l'intéressée à Mayotte depuis 2016 avec ses enfants, dont l'un est de nationalité française. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, faute de délivrance effective d'un titre de séjour. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre sollicité dans un délai de quinze jours.

Avocat : MOHAMED

29 avril 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303555

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l’arrêté du 15 juin 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait un titre de séjour à Mme A... C..., ressortissante comorienne, et l’obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l’article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, car elle portait atteinte à l’intérêt supérieur de sa fille française, dont elle s’occupe seule et qui n’a pas vocation à quitter la France. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois et a condamné l’État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MOHAMED

29 avril 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303256

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en excès de pouvoir, annule l'arrêté du 4 mai 2023 par lequel le préfet de Mayotte a refusé de délivrer un titre de séjour à M. D..., ressortissant comorien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal retient que le préfet, qui n'a pas produit de mémoire en défense, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant, notamment sa présence à Mayotte depuis 2000, sa vie commune avec sa compagne titulaire d'une carte de résident et leurs deux enfants nés à Mayotte. Il estime que le refus de séjour méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en portant une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé et à l'intérêt supérieur de ses enfants.

Avocat : AHAMADA

29 avril 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303590

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 17 mai 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait de délivrer un titre de séjour à Mme C..., ressortissante comorienne, l'obligeait à quitter le territoire français et fixait le pays de destination. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, protégeant le droit au respect de la vie privée et familiale, compte tenu de la présence stable de la requérante à Mayotte avec son époux titulaire d'une carte de résident et leur enfant mineur scolarisé. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à Mme C... dans un délai de deux mois.

Avocat : AHAMADA

29 avril 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303269

Le Tribunal administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 1er juin 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante comorienne, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a constaté que le préfet, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, était réputé avoir acquiescé aux faits non contredits par l'instruction. Il a jugé que Mme A..., mère de trois enfants français mineurs nés à Mayotte et vivant en France, remplissait les conditions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir une carte de séjour temporaire. La décision préfectorale a également été considérée comme méconnaissant l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : AHAMADA

29 avril 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303506

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 13 juillet 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à Mme C..., ressortissante malgache, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a constaté que le préfet, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, était réputé avoir acquiescé aux faits de la requête. Il a jugé que le refus méconnaissait les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été annulé.

Avocat : MOHAMED

29 avril 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303582

Le Tribunal Administratif de Mayotte annule un arrêté du préfet de Mayotte du 3 juillet 2023 refusant un titre de séjour à un ressortissant comorien et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal retient que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté de séjour du requérant (depuis 2009), de sa scolarité et de la présence régulière de ses parents à Mayotte. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : MOHAMED

29 avril 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303973

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A... B... contestant l'arrêté préfectoral du 27 juin 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, invoqué sur le fondement de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était inopérant car cette disposition ne s'applique pas aux relations entre les autorités nationales et les particuliers. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

Avocat : AHAMADA

29 avril 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2502871

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, qui demandait une expertise médicale post-consolidation et une provision après sa prise en charge à l'hôpital Delafontaine. Le juge des référés a estimé que la demande d'expertise, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, manquait d'utilité car un précédent rapport d'expertise datait de 2023 et aucun élément nouveau n'était apporté. Les conclusions tendant à l'allocation d'une provision, présentées sur le fondement de l'article R. 541-1, ont été jugées irrecevables car elles ne peuvent être formulées dans la même requête qu'une demande d'expertise. Enfin, les frais de justice ont été refusés à Mme C.

Avocat : MOHAMED

28 avril 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502835

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme A D, M. E D et M. B D du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (HUDA) qu'ils occupaient sans titre. La juridiction a fait droit à la demande du préfet de l'Hérault, estimant que la condition d'urgence était remplie car le maintien des occupants faisait obstacle à l'hébergement de nouveaux demandeurs d'asile, et que la demande ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la fin de l'hébergement des demandeurs d'asile après le rejet définitif de leur demande.

Avocat : DELCHAMBRE

28 avril 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2300921

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour et de renouvellement d'autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation et que le refus ne méconnaissait pas l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, M. A... ne justifiant pas de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses à Mayotte.

Avocat : AHAMADA

28 avril 2025• 3ème chambre
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414903

Le Tribunal administratif de Paris a procédé à la liquidation définitive d'une astreinte prononcée le 31 janvier 2018 à l'encontre de l'État pour inexécution d'une injonction de relogement. Constatant que le relogement de Mme A a été effectué le 16 novembre 2021, le tribunal a liquidé l'astreinte à 15 050 euros pour la période du 1er avril 2018 au 31 octobre 2021. Cette somme est versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Avocat : HAMDI

28 avril 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303558

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté préfectoral du 23 juin 2023 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'intérêt supérieur de ses enfants, protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : AHAMADA

28 avril 2025• 3ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2302330

Le Tribunal Administratif de Mayotte (3ème chambre) a rejeté la requête de M. A... contestant la décision de l'OFII lui infligeant une contribution spéciale de 15 000 euros pour l'emploi d'un travailleur étranger sans titre. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que la décision mentionnait les textes applicables (articles L. 8251-1, L. 8253-1 du code du travail) et les faits de l'espèce. Il a également rejeté le moyen fondé sur l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans le développer dans le résumé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge.

Avocat : AHAMADA

28 avril 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504245

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire tacitement délivré par le maire de Désaignes au groupement forestier des trois vallées pour la rénovation d'un bâtiment. La préfète de l'Ardèche contestait ce permis, estimant qu'il méconnaissait l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en raison d'un risque d'incendie lié à la situation du projet en zone boisée et à l'absence de ressource en eau accessible. Le juge a estimé que ce moyen était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, justifiant la suspension.

Avocat : SELAS CABINET CHAMPAUZAC

25 avril 2025
CAA54Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-23NC03565

Avocat : HAMI - ZNATI

22 avril 2025• 5ème chambre - formation à 3
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500204

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a été saisi par M. B A, reconnu prioritaire par la commission de médiation de Paris le 25 juillet 2024 pour un hébergement d'urgence, mais n'ayant reçu aucune offre dans le délai légal. Le juge a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et, constatant que l'État n'avait pas exécuté la décision de la commission, a ordonné à l'État de proposer un hébergement adapté sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette solution est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au juge d'enjoindre l'accueil du demandeur reconnu prioritaire.

Avocat : HAMIDI

22 avril 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502039

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C A D C, de nationalité palestinienne, qui contestait un arrêté du préfet du Finistère du 30 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne comportait pas d'erreur de fait, le préfet ayant correctement mentionné la nationalité palestinienne du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais d'instance. Les textes appliqués incluent les articles L. 611-1 à L. 613-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DELCHAMBRE

22 avril 2025• Eloignement urgent
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501115

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant tunisien, pour obtenir une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de Saône-et-Loire a finalement délivré le document sollicité, rendant les conclusions à fin d'injonction sans objet. Le juge a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur cette demande et a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice.

Avocat : DEME BABA HAMADY

18 avril 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410546

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par les représentants légaux de la mineure A F d’une demande de provision de 190 000 euros à valoir sur l’indemnisation de ses préjudices, imputés à un accident médical non fautif survenu lors d’une intervention chirurgicale le 18 mai 2009. La demande est fondée sur l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, qui prévoit une réparation au titre de la solidarité nationale pour les accidents médicaux graves et anormaux. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l’obligation de l’ONIAM n’était pas sérieusement contestable, en raison de l’absence de pré-rapport d’expertise et du défaut de discussion contradictoire sur le lien de causalité entre l’hypotension peropératoire et les lésions neurologiques. La décision s’appuie sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative, qui conditionne l’octroi d’une provision à l’absence de contestation sérieuse.

Avocat : CABINET ABRAHAM AVOCATS (SELAS)

18 avril 2025