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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

242 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

242

Décisions totales

383 581

Ordonnances

310 981

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : HARIREffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2400507

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante canadienne, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de long séjour en qualité de salarié. Le tribunal a considéré que la décision implicite n'était pas illégale du seul fait de son absence de motivation, conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, des conclusions à fin d'injonction et des frais de justice.

Avocat : HARIR

13 juin 2025• 8ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300490

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur de classer sans suite sa demande de naturalisation. La décision initiale du 6 septembre 2022, motivée par l'absence de production des originaux de son acte de naissance et de son acte de mariage, a été jugée légalement fondée sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen sérieux et d'erreur d'appréciation, estimant que la requérante n'avait pas déféré à la mise en demeure dans un délai de neuf mois.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : HARIR

10 juin 2025• 3ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305641

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 25 avril 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer une carte de séjour "salarié" à M. B, ressortissant malgache, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en opposant un refus alors que M. B détenait une autorisation de travail, remplissant ainsi les conditions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer la carte de séjour sollicitée dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 2 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : HARIR

3 juin 2025• 1ère chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2302798

Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la maire de Mazerny d’abroger un arrêté restreignant l’accès aux chemins communaux. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, reconnaissant l’intérêt à agir de l’association requérante et la qualité de son président. Sur le fond, il a examiné les moyens tirés de l’inexistence juridique de la catégorie de voirie visée, du caractère disproportionné de l’interdiction permanente et de l’insuffisance de motivation. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’affaire a été jugée au regard du code général des collectivités territoriales, du code des relations entre le public et l’administration, et du code rural et de la pêche maritime.

Avocat : SELARL AHMED HARIR

3 juin 2025• 2ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2219428

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. D B, ressortissant ghanéen, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour soins pris par le préfet de police le 19 juillet 2022. Le tribunal écarte les moyens d’insuffisance de motivation et de vice de procédure, et retient que la condamnation pénale récente du requérant pour trafic de stupéfiants constitue une menace pour l’ordre public au sens de l’article L. 412-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette menace fait légalement obstacle à la délivrance du titre de séjour sollicité, y compris sur le fondement de l’article L. 425-9.

Avocat : HARIR

3 juin 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2302870

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par la CPAM de la Haute-Marne d’un recours subrogatoire contre le centre hospitalier intercommunal Nord-Ardennes (CHINA). La CPAM demandait le remboursement de 12 806,64 euros de débours exposés pour son assuré, M. A, à la suite d’une hospitalisation nécessaire pour retirer un guide de cathéter oublié lors d’un acte médical en 2014. Le tribunal a retenu la responsabilité du CHINA sur le fondement de l’article L.1142-1 du code de la santé publique, estimant que l’oubli du guide constituait une faute engageant sa responsabilité. Il a également jugé que l’hospitalisation de M. A en juin 2016 était directement liée à cette faute, ouvrant droit à indemnisation pour la CPAM.

Avocat : SELARL AHMED HARIR

23 mai 2025• 3ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2505252

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête en référé suspension de M. A, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de changement de statut vers "passeport talent - salarié qualifié". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 27 juillet 2025, lui permettant de conserver ses droits au séjour et au travail. Par conséquent, la suspension de la décision n'a pas été ordonnée. Cette solution s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : HARIR

22 mai 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2202332

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCEV du Frebourg, qui contestait l'arrêté du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur autorisant M. B à exploiter des parcelles agricoles. Le tribunal a écarté la demande de sursis à statuer, estimant pouvoir juger la légalité de l'autorisation d'exploitation indépendamment de la validité du bail rural, qui relève du tribunal paritaire des baux ruraux. Il a jugé inopérant le moyen tiré de la fraude au bail, car l'autorisation d'exploiter est délivrée quel que soit le titre du demandeur, en application de l'article L. 331-1 du code rural et de la pêche maritime.

Avocat : AHMED HARIR

16 mai 2025• 2ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2409871

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. C B, ressortissant capverdien, contestant l'arrêté du 14 octobre 2024 de la préfète de l'Essonne refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La juridiction a annulé l'arrêté préfectoral au motif que la décision de refus de séjour portait une atteinte disproportionnée au droit de M. C B au respect de sa vie privée et familiale, compte tenu de ses attaches familiales en France. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour ont également été annulées.

Avocat : HARIR

15 mai 2025• 6ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433692

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A B, ressortissant égyptien, contestant un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 12 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, malgré l'absence de mention de son activité professionnelle. Il a jugé que M. A B ne pouvait se prévaloir des articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatifs aux titres de séjour, n'en ayant pas sollicité, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de démontrer une vie privée et familiale stable en France. Enfin, le tribunal a rejeté les moyens dirigés contre l'interdiction de retour, faute d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français et en raison de la motivation suffisante de cette mesure.

Avocat : HARIR

13 mai 2025• 2e Section - 1re Chambre
CAA54Décision• plein contentieux

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-21NC03295

Avocat : SELARL AHMED HARIR

6 mai 2025• 4ème chambre - formation à 3
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2302024

Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. B, détenu, qui contestait la décision de prolongation de son placement à l'isolement pour trois mois au centre pénitentiaire de Beauvais. Le tribunal écarte le moyen tiré de la méconnaissance du principe non bis in idem, rappelant que l'isolement est une mesure de sûreté et non une peine, conformément à l'article 4 du protocole n°7 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il juge également que la prolongation n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, au vu des éléments de sécurité (trafic suspecté, possession d'objets interdits, consultations de sites sur les armes et drones). La décision est fondée sur les articles L. 213-8 et R. 213-18 du code pénitentiaire.

Avocat : HARIR

30 avril 2025• 2ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404836

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné le recours de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus du préfet de police de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans sur le fondement de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le préfet a initialement motivé son refus par l'insuffisance des ressources de l'intéressé, puis a sollicité une substitution de motifs en invoquant un défaut de loyalisme fiscal. Le tribunal a rejeté cette substitution, constatant que les salaires perçus par M. A dans le cadre de son contrat d'apprentissage étaient inférieurs au plafond d'exonération prévu par le code général des impôts, et n'étaient donc pas imposables. Par conséquent, le motif initial du préfet n'étant pas fondé, la décision de refus a été annulée.

Avocat : HARIR

3 avril 2025• 5e Section - 1re Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205285

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B, qui contestait la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant son recours contre l'irrecevabilité de sa demande de naturalisation. Le ministre a abrogé sa décision implicite, mais le tribunal a jugé que cette abrogation ne privait pas le recours de son objet, car la décision initiale avait produit des effets jusqu'à son abrogation. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite du ministre, estimant que M. B justifiait d'un niveau de langue française suffisant au regard des articles 21-24 du code civil et 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, en raison des diplômes qu'il possédait. Il a enjoint au ministre de réexaminer la demande de naturalisation de M. B dans un délai de deux mois.

Avocat : HARIR

27 mars 2025• 7ème Chambre
TA95Décision

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2310620

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 6 juin 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer à Mme A, ressortissante chinoise, une carte de résident " résident de longue durée - UE ". Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur d'appréciation en considérant les ressources de Mme A insuffisantes, alors qu'elle justifiait de ressources stables, régulières et supérieures au SMIC sur les cinq années précédant sa demande, conformément à l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de lui délivrer la carte de résident dans un délai d'un mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.

Avocat : HARIR

7 mars 2025• 5ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317977

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A contestant le refus de visa de long séjour pour sa nièce mineure D F, au motif qu'elle ne remplissait pas les critères pour un visa de scolarisation et que les ressources de Mme A étaient insuffisantes. Le tribunal a rappelé que l'intérêt supérieur de l'enfant, protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, implique qu'un visa ne peut être refusé pour un simple défaut de ressources si l'enfant doit rejoindre un titulaire de l'autorité parentale, sauf si les conditions d'accueil sont contraires à son intérêt. La décision de la commission de recours a été annulée, car elle n'a pas suffisamment examiné si les conditions d'accueil de l'enfant en France étaient réellement contraires à son intérêt, en se fondant uniquement sur les revenus fiscaux sans considérer l'ensemble des ressources et le logement.

Avocat : HARIR

14 février 2025• 11ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2307958

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation de la décision et une erreur d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation comme inopérant, faute pour Mme B d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : HARIR

11 février 2025• 5ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2303386

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2016 à 2018, pour un montant total de 352 760 euros. Les requérants contestaient la régularité de la procédure, invoquant notamment l'absence de saisine de la commission des impôts directs et l'absence d'entretien dans le cadre du recours hiérarchique prévu à l'article L. 54 C du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'irrégularité, la commission n'étant pas compétente pour les revenus de capitaux mobiliers en cause, et que la charte du contribuable vérifié n'était pas applicable à un contrôle sur pièces. Enfin, le recours hiérarchique n'ouvrant pas droit à un entretien, le moyen a été écarté.

Avocat : HARIR

31 janvier 2025• 9ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2200923

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 27 octobre 2021 ajournant à deux ans la demande de naturalisation de Mme A épouse B, ressortissante guinéenne. Le ministre s'était fondé sur le fait qu'elle avait aidé au séjour irrégulier de son époux, mais le tribunal a jugé que cet élément n'était pas établi, les deux conjoints étant hébergés par une association. Cette erreur a conduit à une erreur manifeste d'appréciation, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et a condamné l'État à verser 1 300 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : HARIR

30 janvier 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2315964

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A épouse C, ressortissante malgache, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa concernant sa demande de visa de long séjour en qualité de visiteur. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d'examen de sa situation personnelle. Il a également jugé inopérants les moyens relatifs à la situation d'ascendant "non à charge" d'un ressortissant français, cette mention n'étant pas un motif de refus. Enfin, le tribunal a considéré que le motif tiré du caractère incomplet des informations fournies pour justifier l'objet et les conditions du séjour était fondé, et a écarté la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : HARIR

17 janvier 2025• 8ème chambre