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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

811 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

811

Décisions totales

383 581

Ordonnances

262 917

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : HASEffacer tout
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410449

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant malien, contestant l'arrêté préfectoral du 21 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a jugé que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : HASSAINE

7 novembre 2025• 1ère chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501806

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. F..., ressortissant ghanéen, contestant l'arrêté préfectoral du 6 mai 2025 lui refusant le séjour au titre de l'asile et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre le refus de séjour, cette décision étant superfétatoire en l'absence de demande de titre sur un autre fondement. Sur le fond, il a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a estimé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales et professionnelles stables en France. Enfin, la décision fixant le pays de renvoi a été jugée légale, le requérant ne démontrant pas de risques personnels et actuels contraires à l'article 3 de la même Convention.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SI HASSEN MYRIAM

5 novembre 2025• 2ème chambre
TA21Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503884

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Côte d'Or du 6 juin 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B..., au motif que la condition d'urgence n'était pas remplie. Le juge a relevé que, bien que le refus de renouvellement présume en principe l'urgence, la requérante avait introduit sa demande de suspension le 14 octobre 2025, soit plus de quatre mois après l'arrêté contesté et le dépôt de son recours au fond, sans justifier de circonstances particulières expliquant ce délai. En conséquence, l'urgence n'étant pas établie, la requête a été rejetée sans examen des moyens de légalité, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : SI HASSEN MYRIAM

5 novembre 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302295

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B... demandant l'annulation du refus de la commune de Roquefort-les-Pins de retirer un permis de construire délivré en 2016. La requérante invoquait une fraude, arguant que les bénéficiaires du permis avaient réalisé des exhaussements de terrain pour tromper l'administration. Le tribunal a jugé que les éléments produits, notamment un rapport d'expertise, ne permettaient pas d'établir que ces travaux avaient été intentionnellement effectués pour contourner les règles d'urbanisme à la date de délivrance du permis. La solution retenue s'appuie sur les principes du code de l'urbanisme relatifs au retrait des permis de construire pour fraude.

Avocat : GHASEM-JUPPEAUX

5 novembre 2025• 4ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504419

Le Tribunal administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 30 mars 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône obligeait M. A..., ressortissant bosniaque, à quitter le territoire français sans délai et prononçait une interdiction de retour d'un an. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 2018/1806, car M. A..., muni d'un passeport biométrique valide et présent depuis moins de 90 jours, était exempté de visa pour un court séjour. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour ont été annulées.

Avocat : BEN HASSINE

4 novembre 2025• 9ème Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501056

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 février 2025 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait utilement invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 régissant déjà la délivrance de titres de séjour pour activité salariée. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, faute pour M. A... de justifier d'une présence continue suffisante ou de circonstances exceptionnelles, malgré une activité professionnelle établie depuis 2022. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-tunisien et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BEN HASSINE

30 octobre 2025• 3ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2202449

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par l'association « commission des citoyens pour les droits de l'homme » (CCDH) d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice de lui communiquer le rapport annuel 2020 sur les pratiques d'isolement et de contention ainsi que le registre correspondant. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour l'association d'avoir saisi la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) dans le délai de deux mois suivant le refus implicite, conformément aux articles R. 311-15 et R. 343-1 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CABINET CHAS

29 octobre 2025• Magistrat M.Myara
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504401

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet du Var du 23 septembre 2025 accordant le concours de la force publique pour l'expulsion de Mme B... de son logement. Le juge a estimé que l'expulsion, programmée à la veille de la trêve hivernale, porterait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la dignité de la personne humaine, compte tenu de la situation de la requérante, mère de deux enfants et enceinte, dépourvue de solution d'hébergement. La suspension a été prononcée jusqu'au 31 mars 2026, sous réserve de l'absence de proposition d'un hébergement adapté par l'administration. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution.

Avocat : HASENFRATZ CABINET

28 octobre 2025
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503915

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de délivrance d'une carte de résident de dix ans mention « réfugié » opposée à M. B..., ressortissant russe reconnu réfugié le 12 mars 2025. Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par la privation imminente de logement et de moyens de subsistance, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard des articles L. 424-1 et L. 424-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ouvrent droit à ce titre. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : SI HASSEN MYRIAM

28 octobre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404428

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. C..., qui contestait le refus de visa de long séjour au titre du regroupement familial, opposé par l'autorité consulaire à Casablanca et confirmé par la commission de recours. Le tribunal a jugé que la décision expresse de la commission du 10 avril 2024 s'était substituée à la décision consulaire, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision de la commission était suffisamment motivée et que le refus de visa ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : HASSANI

28 octobre 2025• 11ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512393

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à M. A..., ressortissant tunisien, pour lui permettre de déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu des démarches infructueuses de l'intéressé depuis plus de quatre ans et de sa situation professionnelle. La solution retenue impose à l'administration de proposer un rendez-vous sous quinze jours, sans toutefois ordonner la délivrance immédiate d'un récépissé. Cette décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au droit de voir sa situation examinée dans un délai raisonnable.

Avocat : HASSID

27 octobre 2025
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503760

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a annulé l'arrêté du 30 septembre 2025 par lequel le préfet de la Côte-d'Or avait obligé M. A... C... à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de renvoi et prononcé une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'obligation de quitter le territoire ne pouvait légalement être fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a écarté la demande de substitution de motifs du préfet. Par voie de conséquence, l'arrêté du 1er octobre 2025 portant assignation à résidence a également été annulé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SI HASSEN MYRIAM

23 octobre 2025• JU REFERE ETR 15 JOURS
TA30Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503001

Le Tribunal administratif de Nîmes a pris acte du désistement de Mme B..., qui contestait son placement en congé sans traitement par l'EHPAD de Vialas et demandait réparation. Ce désistement est intervenu automatiquement, en application de l'article L. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour la requérante d'avoir confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension. L'ordonnance constate donc que Mme B. est réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions.

Avocat : HASSANALY

23 octobre 2025
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503772

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bulgare, qui contestait un arrêté du préfet de la Côte-d’Or l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de circulation d’un an, ainsi qu’un arrêté d’assignation à résidence. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatives à l’éloignement des ressortissants de l’Union européenne.

Avocat : SI HASSEN MYRIAM

23 octobre 2025• JU REFERE ETR 15 JOURS
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406864

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet de police du 29 novembre 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a jugé la requête tardive, car la décision, notifiée à l’adresse indiquée par l’intéressé sans qu’il ait signalé son changement d’adresse, avait fait courir le délai de recours de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme n’a pas été examiné au fond.

Avocat : CABINET CHASSIN, COURNOT-VERNAY (AARPI)

21 octobre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407433

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation du refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. La juridiction a considéré que la demande de titre de séjour était incomplète, faute pour le requérant d'avoir joint le contrat d'engagement prévu à l'article R. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le silence de la préfète du Rhône valait refus implicite d'enregistrement de la demande, lequel ne constitue pas une décision susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été déclarée irrecevable.

Avocat : HASSID

21 octobre 2025• 6ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405527

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite du préfet du Rhône refusant à M. A..., ressortissant comorien, un titre de séjour pour vie privée et familiale. L’annulation est fondée sur un défaut de motivation, l’administration n’ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte, et condamne l’État à verser 1 200 euros au titre des frais d’instance.

Avocat : HASSID

20 octobre 2025• 8ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300575

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme F..., ressortissante algérienne, d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet du Var du 26 décembre 2022 refusant le regroupement familial pour ses deux enfants mineurs. Le tribunal a examiné la requête au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision initiale de refus était fondée sur l'insuffisance des ressources de la demanderesse.

Avocat : BEN HASSINE

20 octobre 2025• 4ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503580

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... contestant son transfert aux autorités allemandes et son assignation à résidence. Le requérant, ressortissant afghan, soutenait notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 1560/2003, et une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que l'arrêté de transfert était suffisamment motivé et que la délégation de signature était régulière. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SI HASSEN MYRIAM

17 octobre 2025• JU REFERE ETR 15 JOURS
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2503366

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante arménienne, contestant l'arrêté préfectoral du 20 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français suite au rejet définitif de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé inopérant le moyen fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, cette disposition ne s'appliquant qu'aux institutions de l'Union et non aux autorités nationales. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : MAHASELA

16 octobre 2025• 5ème Chambre