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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

545 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

545

Décisions totales

383 581

Ordonnances

261 793

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : HAUEffacer tout
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2102639

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par le préfet de Loir-et-Cher d'une demande de condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions à indemniser l'État pour le surcoût subi lors de l'acquisition de véhicules utilitaires moyens et poids lourds entre 1997 et 2011, en raison de pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par la Commission européenne. Les sociétés défenderesses, dont Renault Trucks et Volvo, ont soulevé l'incompétence de la juridiction administrative, arguant de l'absence de lien contractuel direct avec l'État, les achats ayant été réalisés via l'UGAP. Le tribunal a rejeté cette exception d'incompétence, considérant que le litige relève du droit administratif. Sur le fond, il a jugé que les pratiques anticoncurrentielles constituent une faute de nature à engager la responsabilité quasi délictuelle des constructeurs, mais a estimé que le préfet n'apportait pas la preuve suffisante d'un lien de causalité direct entre l'entente et le surcoût allégué, ni d'un préjudice certain et chiffré. En conséquence, la requête a été rejetée.

Avocat : FRESHFIELDS BRUCKHAUS DERINGER LLP

24 juin 2025• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2102578

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par la préfète d'Indre-et-Loire d'une demande de condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de poids lourds à réparer le préjudice subi par l'État lors de l'achat de véhicules entre 1997 et 2011, en raison de pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par la Commission européenne. Les sociétés défenderesses ont soulevé l'incompétence de la juridiction administrative, faute de lien contractuel direct avec la préfecture, les achats ayant été réalisés via l'UGAP. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence, considérant que le litige relève du droit administratif. Sur le fond, il a jugé que la préfète n'apportait pas la preuve d'un lien de causalité direct entre les pratiques anticoncurrentielles et le surcoût allégué, ni d'un préjudice certain et chiffré, et a rejeté la requête.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : FRESHFIELDS BRUCKHAUS DERINGER LLP

24 juin 2025• 1ère chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510755

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne le droit à l'hébergement d'urgence de Mme B et M. A, ressortissants guinéens en situation de vulnérabilité. Le juge a constaté une carence caractérisée de l'État à leur procurer un hébergement stable, constituant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. En application des articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles, il a enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de leur indiquer un lieu d'hébergement susceptible de les accueillir.

Avocat : LACHAUX

24 juin 2025
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2102651

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par le préfet du Cher d'une demande en plein contentieux visant à obtenir la condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de véhicules utilitaires et poids lourds à indemniser l'État pour le préjudice résultant de pratiques anticoncurrentielles (entente sur les prix bruts) sanctionnées par la Commission européenne en 2016 et 2017. Le préfet estimait que ces pratiques avaient causé un surcoût de 20 % sur les acquisitions de véhicules par les services de l'État dans le département entre 1997 et 2011, pour un montant total de 671 261,38 euros TTC. Les sociétés défenderesses ont soulevé l'incompétence de la juridiction administrative, faute de lien contractuel direct avec l'État, et contesté l'existence d'une faute, d'un lien de causalité et d'un préjudice certain. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le préfet ne démontrait pas l'existence d'un préjudice direct et certain imputable aux pratiques sanctionnées, ni le lien de causalité entre l'entente et les surcoûts allégués, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice

Avocat : FRESHFIELDS BRUCKHAUS DERINGER LLP

24 juin 2025• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2102637

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la préfète du Loiret d'une demande de condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions à indemniser l'État pour un préjudice résultant de pratiques anticoncurrentielles (entente sur les prix) ayant affecté l'achat de véhicules utilitaires et poids lourds entre 1997 et 2011. La préfète invoquait les décisions de la Commission européenne de 2016 et 2017 et les articles L. 481-2 et L. 481-7 du code de commerce. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la juridiction administrative était incompétente pour connaître du litige, faute de lien contractuel direct entre l'État et les constructeurs, les achats ayant été réalisés par l'intermédiaire de l'UGAP.

Avocat : FRESHFIELDS BRUCKHAUS DERINGER LLP

24 juin 2025• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400760

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par le préfet de la Haute-Vienne d’une demande de condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions à verser à l’État 44 614 euros en réparation du préjudice résultant de l’achat de véhicules utilitaires et poids lourds entre 1997 et 2011, en raison de pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par la Commission européenne. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le préfet ne démontrait pas l’existence d’un lien de causalité direct entre les pratiques d’entente sur les prix bruts et le surcoût allégué, ni la faute dolosive imputable aux sociétés défenderesses. Il a également considéré que la responsabilité solidaire n’était pas établie en l’absence de solidarité légale ou conventionnelle. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité quasi-délictuelle et les règles de preuve en matière de préjudice.

Avocat : FRESHFIELDS BRUCKHAUS DERINGER LLP

24 juin 2025• 1ère chambre
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411816

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance en référé, a été saisi par M. A B sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le requérant, reconnu prioritaire par la commission de médiation du Rhône le 6 août 2024 pour un hébergement d'urgence, n'avait reçu aucune proposition dans le délai légal de six semaines. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète et a enjoint à cette dernière d'assurer l'accueil de M. A B dans un centre d'hébergement d'urgence au plus tard le 1er juillet 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 40 euros par jour de retard à compter de cette date, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Avocat : BECHAUX

20 juin 2025
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300789

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ambulancier, qui demandait à l'ONIAM l'indemnisation de préjudices consécutifs à une vaccination obligatoire contre la covid-19. Le tribunal a estimé qu'au vu du dernier état des connaissances scientifiques, il n'y avait aucune probabilité que le vaccin Comirnaty soit à l'origine de la thrombose cérébrale de M. B, celle-ci étant imputable à une malformation artério-veineuse préexistante. En conséquence, le lien de causalité directe requis par l'article L. 3111-9 du code de la santé publique et l'article 18 de la loi du 5 août 2021 n'étant pas établi, la demande d'indemnisation a été rejetée.

Avocat : SELARL BIROT - MICHAUD - RAVAUT

19 juin 2025• 4ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2104286

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par le préfet de la Haute-Garonne d'une demande d'indemnisation de l'État, visant à obtenir la condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions pour des pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par la Commission européenne en 2016 et 2017. L'État réclamait 760 396,63 euros TTC au titre du surcoût supporté lors de l'acquisition de véhicules par la direction interdépartementale des routes Sud-Ouest entre 2007 et 2011, sur le fondement des articles L. 481-2 et L. 481-7 du code de commerce. Les sociétés défenderesses ont contesté la compétence de la juridiction administrative, la recevabilité de la requête, l'existence d'un lien de causalité direct et le montant du préjudice allégué. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'État ne démontrait pas de lien de causalité direct et certain entre les pratiques anticoncurrentielles et le préjudice invoqué, et que les dispositions du code de commerce invoquées n'étaient pas applicables en l'absence de preuve suffisante.

Avocat : FRESHFIELDS BRUCKHAUS DERINGER LLP

16 juin 2025• 4ème Chambre
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403362

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Versailles donne acte du désistement pur et simple de la société Logirep de ses deux requêtes (n° 2403362 et 2403363). Ces requêtes visaient à obtenir une provision et une indemnisation de l’État pour le refus de la préfète de l’Essonne de prêter le concours de la force publique en vue de l’expulsion d’occupants d’un logement aux Ulis. Le désistement, intervenu le 4 juin 2025, est accepté sans opposition, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CHAUMANET

13 juin 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2415130

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. Pierre Mazzoni. Ce dernier sollicitait une provision de 165 000 euros en réparation des préjudices résultant de l'illégalité de l'arrêté du 4 octobre 2019 l'ayant mis à la retraite d'office, annulé pour vice de procédure. Le tribunal a considéré que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable, car l'illégalité fautive de l'arrêté ouvrait droit à réparation, mais que le montant des préjudices allégués (financier, moral et troubles dans les conditions d'existence) ne présentait pas un caractère de certitude suffisant pour justifier l'octroi d'une provision. La requête a donc été rejetée.

Avocat : LACHAUX

10 juin 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508402

Recours de Mme B contre le préfet de la Loire-Atlantique pour défaut d'attribution d'un logement social de type 2, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 1er octobre 2024. Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en urgence, fait droit à la demande sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Il enjoint au préfet de proposer un logement adapté dans un délai d'un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et condamne l'État à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice.

Avocat : LACHAUX

6 juin 2025• Magistrat : M. HANNOYER - R.222-13
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300900

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la société CNA Insurances Company Ldt, assureur d’un centre hospitalier, afin d’annuler un titre exécutoire émis par l’ONIAM pour des frais d’expertise, contestant le taux de responsabilité retenu (75 % au lieu des 2/3). En cours d’instance, l’ONIAM a réduit la créance de 1 306,46 euros à 1 161,30 euros pour tenir compte du taux de responsabilité réel de 67 %. Le tribunal a constaté que la requête avait perdu son objet et qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a condamné l’ONIAM à verser 500 euros à la société requérante au titre de l’article L. 761-1 du même code, et rejeté les conclusions reconventionnelles de l’ONIAM.

Avocat : SELARL BIROT - MICHAUD - RAVAUT

6 juin 2025
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2301099

Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par Mme A B, agente territoriale spécialisée, qui contestait la déduction par la commune de Therdonne du montant de sa pension d'invalidité de son demi-traitement perçu durant un congé de grave maladie. Le tribunal a jugé que la pension d'invalidité, versée par la sécurité sociale, a pour objet de réparer les pertes de revenus professionnels et l'incidence professionnelle de l'incapacité. En conséquence, aucune disposition légale ou réglementaire, notamment l'article 38 du décret du 20 mars 1991, n'autorisait la commune à déduire cette pension du demi-traitement dû à l'agent. La commune a donc commis une faute engageant sa responsabilité, et Mme B a droit au remboursement des sommes indûment déduites, soit 8 809,20 euros.

Avocat : SELARL BERTHAUD ET ASSOCIES

4 juin 2025• 3ème Chambre
TA80Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2300867

Le Tribunal Administratif d’Amiens a pris acte, par ordonnance du 28 mai 2025, du désistement pur et simple de la société Generali IARD dans le litige l’opposant à la communauté d’agglomération Amiens métropole. La requérante demandait initialement la condamnation de cette collectivité à lui verser 25 635,77 euros, mais s’est désistée suite à un accord intervenu entre les parties après médiation. Le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que ce désistement était régulier et a ordonné qu’il en soit donné acte, mettant ainsi fin à l’instance.

Avocat : SCP SELLIER-MICHEL-LEQUINT-HAUGER TROGNON LERNON (LEGALIS)

28 mai 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2209497

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, professeur des écoles, qui contestait le refus implicite du recteur de l'académie de Nantes de recalculer sa rémunération après reprise d'ancienneté et de lui verser des primes pour les années 2017-2018 et 2018-2019. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs. Il a ensuite jugé que M. A ne pouvait se prévaloir des dispositions de l'article 10 du décret du 1er août 1990, celles-ci ne s'appliquant qu'aux professeurs stagiaires titularisés, ce qui n'était pas son cas puisqu'il était agent contractuel. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : SCP HAUTEMAINE AVOCATS

27 mai 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2112264

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. C, victime d'un accident de moto le 13 juillet 2019 sur une route départementale de la Sarthe, afin d'engager la responsabilité du département pour défaut d'entretien normal en raison de la présence de gravillons. Le requérant sollicitait, à titre principal, un complément d'expertise et une provision, et à titre subsidiaire, une indemnisation totale de ses préjudices. Le département a contesté sa responsabilité, arguant de l'absence de défaut d'entretien normal et de l'imprudence fautive de la victime. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. C et de la caisse primaire d'assurance maladie, considérant que la présence de gravillons ne constituait pas un défaut d'entretien normal de la voie publique. La décision est fondée sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien de l'ouvrage public, sans application de textes spécifiques mentionnés.

Avocat : SCP HAUTEMAINE AVOCATS

27 mai 2025• 1ère Chambre
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302508

Cette décision du Tribunal Administratif de Pau concerne un litige fiscal opposant Mme B à l'administration fiscale, portant sur le refus de l'abattement renforcé de 85 % pour "jeune entreprise innovante" (PME) prévu à l'article 150-0 D du code général des impôts, lors de la cession d'actions de la société Direct Energie en 2018. Le tribunal rejette la requête de Mme B, estimant qu'elle ne peut bénéficier de cet abattement car, à la suite d'une fusion-absorption en 2012, la société dont les titres ont été cédés ne remplissait pas les conditions d'éligibilité à la date de clôture du dernier exercice précédant leur acquisition. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article 150-0 D 1 quater du code général des impôts et la jurisprudence du Conseil d'État, confirmant que l'abattement ne s'applique pas en cas d'opération intercalaire telle qu'un échange de titres.

Avocat : CABINET LAURANT ET MICHAUD

27 mai 2025• CHAMBRE 1
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301830

Le Tribunal Administratif de la Guyane, saisi en plein contentieux par Mme A épouse D, a annulé l'arrêté du 31 juillet 2023 par lequel le préfet lui avait infligé une interdiction d'embarquer pour cinq jours dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants. La juridiction a retenu deux motifs : d'une part, l'arrêté méconnaissait l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration en raison de l'absence d'identification claire de son signataire, ce qui entachait également la décision d'incompétence. D'autre part, la mesure de police était disproportionnée et portait une atteinte excessive à la liberté d'aller et venir, protégée par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, dès lors que les éléments retenus par le préfet (imprécision sur la réservation et faiblesse des revenus) étaient contredits par les pièces produites par la requérante.

Avocat : FLAHAUT

22 mai 2025• 1ère Chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508760

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C et M. E qui demandaient une solution d'hébergement d'urgence pour leur famille avec un enfant de quinze mois. Le juge a estimé que, malgré la situation de précarité des requérants, l'administration n'avait pas commis une carence caractérisée portant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Il a relevé que l'État avait déjà pris en charge la famille à plusieurs reprises et que la forte tension sur les dispositifs d'hébergement en Loire-Atlantique justifiait l'absence de proposition immédiate. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : CHAUVIERE

22 mai 2025