1 563 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 563
Décisions totales
383 581
Ordonnances
307 933
Avec résumé IA
Avocat : LACHAUX
Avocat : CHAUMONT QUERE & ASSOCIES
Avocat : GRILLAT ET DANCHAUD
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. Pierre Mazzoni. Ce dernier sollicitait une provision de 165 000 euros en réparation des préjudices résultant de l'illégalité de l'arrêté du 4 octobre 2019 l'ayant mis à la retraite d'office, annulé pour vice de procédure. Le tribunal a considéré que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable, car l'illégalité fautive de l'arrêté ouvrait droit à réparation, mais que le montant des préjudices allégués (financier, moral et troubles dans les conditions d'existence) ne présentait pas un caractère de certitude suffisant pour justifier l'octroi d'une provision. La requête a donc été rejetée.
Recours de Mme B contre le préfet de la Loire-Atlantique pour défaut d'attribution d'un logement social de type 2, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 1er octobre 2024. Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en urgence, fait droit à la demande sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Il enjoint au préfet de proposer un logement adapté dans un délai d'un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et condamne l'État à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de six mois pris par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que les décisions étaient légales et a rejeté l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Avocat : CHAUMETTE
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, un ressortissant haïtien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus était signée par une autorité compétente et que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les études de M. C manquaient de sérieux et de progression, après quatre années sans validation de sa deuxième année de licence. En conséquence, l'exception d'illégalité du refus de titre soulevée contre l'obligation de quitter le territoire a été écartée. La décision s'appuie sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BECHAUX
Avocat : COUHAULT
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par Mme A B, agente territoriale spécialisée, qui contestait la déduction par la commune de Therdonne du montant de sa pension d'invalidité de son demi-traitement perçu durant un congé de grave maladie. Le tribunal a jugé que la pension d'invalidité, versée par la sécurité sociale, a pour objet de réparer les pertes de revenus professionnels et l'incidence professionnelle de l'incapacité. En conséquence, aucune disposition légale ou réglementaire, notamment l'article 38 du décret du 20 mars 1991, n'autorisait la commune à déduire cette pension du demi-traitement dû à l'agent. La commune a donc commis une faute engageant sa responsabilité, et Mme B a droit au remboursement des sommes indûment déduites, soit 8 809,20 euros.
Avocat : SELARL BERTHAUD ET ASSOCIES
Avocat : CABINET LALOS & CHAUMEIL
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vendée du 29 avril 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que la mesure était légale au regard des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'éloignement de l'intéressé, qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, demeurait une perspective raisonnable.
Avocat : CHAUVIERE
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A, ressortissant russe, contestant l'arrêté du préfet du Cher du 14 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour cinq ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré que la décision de refus de titre de séjour était légale, privant ainsi de base légale les moyens dirigés contre les autres décisions. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. A.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de Vaucluse du 12 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé que l'intéressé ne pouvait se prévaloir de l'accord franco-marocain sur le travail en l'absence de demande de titre de séjour. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. C ne justifiant d'aucune attache familiale ou personnelle stable en France après seulement quatre mois de présence. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HUGENIN-VIRCHAUX
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A D, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 30 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et qu'elle ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CHAUVIN
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 15 septembre 2022 par lequel le préfet du Var avait retiré la carte de résident de Mme A. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la condamnation de Mme A pour violences sur mineur n'entre pas dans le champ d'application de cet article, qui ne vise que des infractions spécifiques du code pénal. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral.
Avocat : CHAUSSADE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, professeur des écoles, qui contestait le refus implicite du recteur de l'académie de Nantes de recalculer sa rémunération après reprise d'ancienneté et de lui verser des primes pour les années 2017-2018 et 2018-2019. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs. Il a ensuite jugé que M. A ne pouvait se prévaloir des dispositions de l'article 10 du décret du 1er août 1990, celles-ci ne s'appliquant qu'aux professeurs stagiaires titularisés, ce qui n'était pas son cas puisqu'il était agent contractuel. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Avocat : SCP HAUTEMAINE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. C, victime d'un accident de moto le 13 juillet 2019 sur une route départementale de la Sarthe, afin d'engager la responsabilité du département pour défaut d'entretien normal en raison de la présence de gravillons. Le requérant sollicitait, à titre principal, un complément d'expertise et une provision, et à titre subsidiaire, une indemnisation totale de ses préjudices. Le département a contesté sa responsabilité, arguant de l'absence de défaut d'entretien normal et de l'imprudence fautive de la victime. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. C et de la caisse primaire d'assurance maladie, considérant que la présence de gravillons ne constituait pas un défaut d'entretien normal de la voie publique. La décision est fondée sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien de l'ouvrage public, sans application de textes spécifiques mentionnés.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission nationale d’agrément et de contrôle (CNAC) du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d’agent de sécurité privée. En cours d’instance, le CNAPS a finalement délivré la carte sollicitée le 30 avril 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a en outre condamné le CNAPS à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.