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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 563 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 563

Décisions totales

383 581

Ordonnances

306 356

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : HAUEffacer tout
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502691

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 7 avril 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de rétablir les conditions matérielles d'accueil pour M. A, un demandeur d'asile en réexamen. Le tribunal a jugé que cette décision était fondée sur une base légale erronée, l'OFII ayant appliqué les dispositions relatives au refus initial des conditions matérielles d'accueil (article L. 551-15 du CESEDA) au lieu de celles régissant leur cessation ou leur refus de rétablissement (article L. 551-16 du CESEDA). En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. A dans un délai de quinze jours, sans préjudice de l'appréciation de sa vulnérabilité.

Avocat : BERTHAUT

5 mai 2025• Eloignement urgent
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2506917

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, était saisi d’une demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour à M. A, conjoint d’une ressortissante française. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a donné instruction aux autorités consulaires de délivrer le visa sollicité, ce qui a implicitement retiré la décision contestée. Par conséquent, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction, devenues sans objet. Il a également mis à la charge de l’État une somme de 550 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BECHAUX

30 avril 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209085

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. C, qui demandait la condamnation solidaire du bailleur social "13 Habitat" et de son assureur à l'indemniser d'un préjudice corporel consécutif à la chute d'un ascenseur dans la nuit du 29 au 30 juin 2019. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'établissement public en tant que maître d'ouvrage, considérant que le lien de causalité entre l'ouvrage public et le dommage était établi. Il a jugé que "13 Habitat" n'apportait pas la preuve d'un entretien normal de l'ascenseur, malgré l'existence d'un contrat de maintenance. En conséquence, le tribunal a condamné "13 Habitat" à verser à M. C une indemnité, tout en rejetant l'appel en garantie formé contre la société de maintenance, faute de lien contractuel direct avec la victime. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité du maître d'ouvrage pour défaut d'entretien normal d'un ouvrage public.

Avocat : SELARL HAUSSMAN-PARADIS

30 avril 2025• 5ème Chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2200513

Le Tribunal Administratif de La Réunion a statué sur la requête de la SARL Contrôle Technique Plus Autovision contestant des rappels d’impôt sur les sociétés et de TVA pour les exercices 2014 à 2017. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les points ayant fait l’objet d’un dégrèvement partiel par l’administration, notamment concernant les produits financiers et l’amortissement comptabilisé hors délai. Sur le fond, il a rejeté le surplus des conclusions de la société, jugeant notamment que la procédure de taxation d’office pour 2017 était régulière et que les redressements étaient fondés sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET LAURANT ET MICHAUD

30 avril 2025• 1ère chambre
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-23PA02501

Avocat : SELARL CABINET BORNHAUSER

29 avril 2025• 7ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500376

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par la commune de Tsingoni d'une demande d'injonction visant à contraindre son assureur, Groupama Océan Indien, à reprendre l'exécution du contrat d'assurance résilié. Le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie et que la résiliation du contrat pour défaut de paiement des primes était régulière. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code des assurances et du code de la commande publique, ce dernier qualifiant le contrat d'assurance de contrat administratif.

Avocat : LAGOURGUE - MARCHAU

29 avril 2025
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2404990

Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B pour déterminer les conditions de sa prise en charge au CHU d'Amiens à compter de 2014, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La juridiction a rejeté la demande d'injonction de communication du dossier médical, estimant qu'il revient à l'expert de solliciter les documents nécessaires. Elle a également rejeté la demande de pré-rapport et celle de condamnation aux frais de justice, tout en réservant les dépens.

Avocat : SELARL INTER-BARREAUX BIROT MICHAUD RAVAUT

28 avril 2025
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500994

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 1er avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans, et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'obligation de quitter le territoire français était suffisamment motivée, le préfet ayant examiné la durée de présence, les liens familiaux et la situation professionnelle de l'intéressé, conformément à l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient justifiés, et que l'assignation à résidence était légale au regard des articles L. 731-1 et suivants du CESEDA.

Avocat : CHAUTARD

25 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409180

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet était en situation de compétence liée pour refuser le titre de séjour en raison d'une interdiction judiciaire du territoire français de cinq ans, toujours en vigueur, prononcée en 2016. Par conséquent, les moyens soulevés contre ce refus ont été écartés comme inopérants. L'obligation de quitter le territoire a été jugée légale, le préfet ayant procédé à un examen complet de la situation et la mesure ne méconnaissant pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'Homme.

Avocat : SECHAUD

25 avril 2025• 2ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503874

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du 1er avril 2025 ordonnant son transfert aux autorités roumaines, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement avait été mené par une personne qualifiée. Il a également jugé que le requérant n'établissait pas de risque de violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de transfert en Roumanie, pays où il avait déjà bénéficié d'une protection. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : BECHAUX

25 avril 2025• ELOIGNEMENT
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2303187

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné le recours de l’EARL Campunaud contre les décisions de FranceAgriMer ayant partiellement rejeté sa demande de subvention pour des équipements d’arrosage. La requérante contestait le montant accordé (42 102,56 € au lieu de 60 000 €), invoquant une erreur de fait et le droit à l’erreur. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que FranceAgriMer avait correctement appliqué les plafonds prévisionnels fixés dans la décision n° INTV-SANAEI-2021-40 du 29 juin 2021. La solution retenue confirme la légalité des décisions attaquées, sans faire droit aux demandes d’annulation, de paiement ou d’injonction.

Avocat : JOCHAUD DU PLESSIX

25 avril 2025• CHAMBRE 1
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405995

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée, en droit et en fait, et que, par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français, qui n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte, était également légale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme B, fondée sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCHAUTEN

24 avril 2025• 6ème Chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2201490

Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de la Caisse régionale d'assurances mutuelles agricoles de La Réunion (Groupama océan Indien) qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour des dégâts matériels causés par un incendie de conteneurs devant les locaux techniques de la commune de Trois Bassins le 20 novembre 2018. La société requérante invoquait la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, en soutenant que ces faits s'étaient produits en marge du mouvement des "Gilets jaunes". Le tribunal a estimé que les dommages ne pouvaient être rattachés de manière directe et certaine à un attroupement ou rassemblement précisément identifié, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'État sur ce fondement. En conséquence, la requête a été rejetée et les frais d'instance ont été laissés à la charge de la société requérante.

Avocat : LAGOURGUE - MARCHAU

24 avril 2025• 3ème chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2201493

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la Caisse régionale d'assurances mutuelles agricoles de La Réunion (Groupama océan Indien), qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser à hauteur de 52 500 euros sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure. La requérante, subrogée dans les droits de son assurée, imputait un incendie volontaire survenu le 23 novembre 2018 au mouvement des "Gilets jaunes". Le tribunal a jugé que les dommages ne résultaient pas de manière directe et certaine d'un attroupement ou rassemblement précisément identifié, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'État. En conséquence, la demande a été rejetée, de même que celle relative aux frais de justice.

Avocat : LAGOURGUE - MARCHAU

24 avril 2025• 3ème chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA04472

Avocat : FRESHFIELDS BRUCKHAUS DERINGER LLP

22 avril 2025• Juge des référés
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303534

Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé la décision du 27 juillet 2023 par laquelle le préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest avait refusé la candidature de M. B à la réserve opérationnelle de la police nationale. Le tribunal a jugé que le motif invoqué, fondé sur une commande d’engins pyrotechniques intervenue avant l’adoption du décret du 8 juillet 2023 et portant sur des articles non listés comme dangereux, était entaché d’une erreur de fait et d’une erreur d’appréciation au regard de l’article L. 411-9 du code de la sécurité intérieure. La décision s’appuie également sur l’annulation partielle du décret par le Conseil d’État et le classement sans suite de la procédure judiciaire.

Avocat : PATRIMONIO PUYT-GUERARD HAUSSETETE

22 avril 2025• 1 ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2319282

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme D, ressortissants algériens, et de leur fille, Mme F D, française, qui contestaient le refus de visas de court séjour pour visite familiale. La juridiction a d'abord jugé que Mme F D ne justifiait pas d'un intérêt à agir contre le refus opposé à ses parents majeurs. Sur le fond, le tribunal a estimé que le sous-directeur des visas avait pu légalement fonder son refus sur le risque de détournement de l'objet du visa, en application du règlement (CE) n° 810/2009, en raison du caractère non probant des documents produits et de l'absence de garanties de retour des demandeurs. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation.

Avocat : CHAUMETTE

18 avril 2025• 8ème chambre
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304248

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C F, qui contestait les avis de mise en recouvrement émis à son encontre en qualité de codébiteur solidaire des dettes fiscales de la SCEA M F, pour un montant total de 48 510,73 euros. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale n'était pas tenue de démontrer l'insolvabilité de la société, dès lors que ses créances avaient été inscrites au passif de la liquidation judiciaire de la société, prononcée le 2 avril 2021. Il a également écarté les moyens de prescription, d'incompétence territoriale et d'irrégularité des avis, en application des articles L. 274 du livre des procédures fiscales et 1857 à 1859 du code civil.

Avocat : SCP DROUOT AVOCATS LACHAUD MANDEVILLE COUTADEUR ET ASSOCIÉS

17 avril 2025• 3ème Chambre
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304249

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme G F, qui contestait son obligation de payer 265 474,65 euros en tant que codébitrice solidaire de la société M F et ayant droit de son fils. La requérante invoquait notamment la prescription de l'action et l'incompétence de l'autorité émettrice des avis de mise en recouvrement. Le tribunal a jugé que l'administration, ayant déclaré sa créance dans le cadre de la liquidation judiciaire de la société et renouvelé son inscription, n'avait pas à prouver l'insolvabilité préalable de la personne morale pour poursuivre les associés. La solution s'appuie sur les articles 1857, 1858 et 1859 du code civil, ainsi que sur l'article L. 274 du livre des procédures fiscales.

Avocat : SCP DROUOT AVOCATS LACHAUD MANDEVILLE COUTADEUR ET ASSOCIÉS

17 avril 2025• 3ème Chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501268

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de Vaucluse du 27 mars 2025 prononçant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la mesure d'assignation, bien que restrictive de liberté, n'était pas privative de liberté au sens de l'article 5 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la même Convention a été rejeté, les éléments de vie privée et familiale invoqués n'étant pas de nature à remettre en cause la légalité de la décision.

Avocat : HUGENIN-VIRCHAUX

16 avril 2025• Reconduites à la frontière