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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

769 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

769

Décisions totales

383 581

Ordonnances

307 840

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : HISEffacer tout
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308304

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 27 avril 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" à Mme A épouse B, ressortissante ivoirienne, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne considérant pas comme un motif exceptionnel, au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la situation de la requérante dont la fille unique est décédée en France des suites d'une grave maladie. L'annulation du refus de titre entraîne par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de destination.

Avocat : TUSHISHVILI

1 avril 2025• 1ère chambre
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308242

Le Tribunal Administratif de MELUN annule l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 27 avril 2023 refusant à M. A, ressortissant ivoirien, un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne considérant pas comme un motif exceptionnel, au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la situation de M. A, entré régulièrement avec sa famille et ayant interrompu ses études pour s'occuper de sa fille gravement malade, décédée et inhumée en France. En conséquence, la décision de refus de séjour est annulée, entraînant par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire et de la fixation du pays de destination.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : TUSHISHVILI

1 avril 2025• 1ère chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408095

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 26 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne souffrait d'aucun défaut d'examen, d'erreur de fait ou de violation du droit d'être entendu, la requérante ayant pu présenter ses observations lors de son audition par les forces de l'ordre. Il a également jugé que les moyens soulevés par la voie de l'exception contre les décisions fixant le pays de renvoi et portant interdiction de retour étaient infondés. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : MATHIS

31 mars 2025• 5ème Chambre
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2101604

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné la requête de M. A B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des contributions sociales pour les années 2012 à 2014. Le requérant soutenait notamment que la proposition de rectification était insuffisamment motivée, que les frais de véhicules et les salaires d'une femme de ménage étaient engagés dans l'intérêt de la société, et que la procédure de vérification était irrégulière. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que l'administration avait correctement motivé ses rectifications et que les charges litigieuses n'étaient pas justifiées comme étant engagées dans l'intérêt de l'exploitation. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit fait droit à la demande de décharge des impositions ni à celle de frais de justice.

Avocat : AKTHIS

28 mars 2025• Chambre 1
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2434326

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 5 décembre 2024 par lequel le préfet de police avait refusé un titre de séjour à Mme C..., ressortissante mexicaine, et l'avait obligée à quitter le territoire. La décision a été annulée en raison de l'incompétence de son auteur, l'arrêté ne comportant ni le nom ni le prénom du signataire, en violation de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également relevé que la requérante, mariée à un ressortissant français depuis le 6 avril 2024, justifiait d'une vie commune et effective, remplissant ainsi les conditions de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour.

Avocat : TUSHISHVILI

26 mars 2025• Section 8 - Chambre 1
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502108

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. C d'une demande d'astreinte pour assurer l'exécution d'une précédente ordonnance (n° 2405086 du 26 juillet 2024) qui enjoignait au préfet de l'Isère de réexaminer sa demande de titre de séjour. La préfecture ayant justifié avoir délivré à l'intéressé une carte de résident valable jusqu'en 2035, le juge a constaté que l'injonction était exécutée. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d'astreinte, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative. M. C a par ailleurs été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : MATHIS

25 mars 2025
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501485

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de renouvellement de titre de séjour étudiant de M. A, ressortissant guinéen. Le juge a constaté que le refus de renouvellement d’un titre de séjour crée, en principe, une situation d’urgence. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-5, R. 431-15-1, R. 432-1, R. 432-2 et R. 422-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : MATHIS

24 mars 2025
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2410031

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 28 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée et ne méconnaît ni l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. Il considère également que le requérant n'apporte pas d'éléments nouveaux établissant un risque en cas de retour dans son pays d'origine. En conséquence, la requête est rejetée dans son ensemble.

Avocat : MATHIS

18 mars 2025• 6ème Chambre
CAA44Décision

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT01331

Avocat : LE BOURHIS

14 mars 2025• 4ème chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502289

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’une demande d’exécution d’une ordonnance de référé du 12 juillet 2024, qui enjoignait au préfet de réexaminer la demande de carte nationale d’identité de son fils. Par un mémoire du 9 mars 2025, Mme B s’est désistée de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a admis Mme B au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. La décision se fonde sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative et l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : MATHIS

13 mars 2025
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300544

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A, ressortissante nigériane, contestant la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de cesser ses conditions matérielles d'accueil à compter du 1er août 2022. Le tribunal a jugé que la décision explicite de cessation notifiée le 21 novembre 2022 ne pouvait pas avoir d'effet rétroactif au 1er août 2022, et a donc considéré que la requérante était fondée à attaquer la décision implicite initiale. La solution retenue est l'annulation de cette décision implicite, en application des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour défaut de motivation et de procédure contradictoire.

Avocat : MATHIS

12 mars 2025• 3ème Chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205822

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B, ressortissante nigériane, pour contester le refus de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil dans le cadre de sa demande de réexamen d'asile. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet du recours administratif préalable, intervenue le 11 avril 2022, s'était substituée à la décision initiale du 18 janvier 2022. Il a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et le défaut d'entretien personnel, au regard des articles L. 522-1 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision finale est attendue sur la base de ces textes.

Avocat : MATHIS

12 mars 2025• 3ème Chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301821

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B qui contestait la décision de la commission de médiation de l'Isère du 19 janvier 2023 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d'hébergement. Le tribunal a considéré que la requérante, qui ne justifiait pas de la régularité de son séjour au sens de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, ne pouvait se prévaloir du droit à un hébergement garanti par l'État. La solution retenue est fondée sur les dispositions des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : MATHIS

6 mars 2025• Juge unique 8
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2327692

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 9 950 euros à Mme D pour carence fautive dans son obligation de relogement, en application de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 15 octobre 2020, n’avait reçu aucune offre de relogement dans le délai de six mois, engageant ainsi la responsabilité de l’État. Le préjudice a été évalué en tenant compte des conditions de logement précaires persistantes, de la durée de la carence et de la composition du foyer, incluant sept enfants mineurs. La somme allouée couvre l’ensemble des troubles dans les conditions d’existence et le préjudice moral, intérêts compris à la date du jugement.

Avocat : THISSE

28 février 2025• 3e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318603

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 25 octobre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France avait rejeté le recours de Mme C, réfugiée guinéenne, contre le refus de délivrance de visas de long séjour à ses deux enfants mineurs au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d'appréciation en estimant que les documents d'état civil produits n'étaient pas probants pour établir l'identité et le lien de filiation, et en considérant que la filiation n'était pas établie à l'égard de la seule mère. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, fondée sur les articles L. 434-3 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MATHIS

25 février 2025• 11ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2500689

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de changement de statut de son titre de séjour. Si la préfète a convoqué l'intéressée, le refus de l'agent de guichet de prendre son dossier le jour du rendez-vous, en raison d'une pièce manquante, constitue une décision administrative. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3. La requête est donc rejetée.

Avocat : MATHIS

24 février 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2410421

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en exécution du jugement du 28 avril 2023, a examiné la demande de M. B qui reprochait à la préfète de l’Isère de ne pas avoir réexaminé son droit au séjour dans le délai imparti. Le tribunal a constaté que, bien que tardif, un arrêté de refus de séjour avec obligation de quitter le territoire a été notifié le 11 septembre 2024, ce qui assure l’exécution du jugement. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, il a donc rejeté la demande d’astreinte et d’exécution. M. B a été admis à l’aide juridictionnelle provisoire, et l’État a été condamné à verser 900 euros à son avocate sous réserve des conditions légales.

Avocat : MATHIS

21 février 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408047

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Savoie lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, estimant l’arrêté suffisamment précis. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l’intéressé au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour M. C de démontrer des liens personnels intenses en France. La décision s’appuie notamment sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : MATHIS

20 février 2025• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2407491

Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 28 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), compte tenu de la brièveté de son séjour et de l'absence de liens familiaux en France. Enfin, la décision fixant le pays de renvoi a été validée, faute pour le requérant de démontrer la réalité des risques personnels encourus en cas de retour en Guinée.

Avocat : MATHIS

18 février 2025• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2407863

Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant camerounais, contre l'arrêté du préfet de l'Isère du 5 mars 2024 lui refusant un titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet avait commis une erreur de droit en opposant systématiquement l'absence de visa de long séjour sans exercer son pouvoir de régularisation, en méconnaissance des articles L. 412-1 et L. 412-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité à M. B dans un délai d'un mois.

Avocat : MATHIS

18 février 2025• 5ème Chambre