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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

959 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

959

Décisions totales

383 581

Ordonnances

303 207

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : HISEffacer tout
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506733

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant portugais, contestant un arrêté préfectoral du 23 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de deux ans. La juridiction a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le droit à être entendu du requérant n'avait pas été méconnu. Elle a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la menace pour l'ordre public que constituait sa présence. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la directive 2004/38/CE.

Avocat : MATHIS

9 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506599

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. D, un ressortissant burkinabé demandeur d'asile, contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 13 juin 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour défaut de présentation à des convocations. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que l'OFII n'avait pas suffisamment pris en compte la vulnérabilité du requérant, comme l'exigent les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision de l'OFII, avec injonction de rétablir les conditions matérielles d'accueil sous astreinte.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MATHIS

9 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506642

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigériane, contestant la décision de l'OFII du 13 juin 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La décision était motivée par son absence lors d'un réacheminement vers l'Espagne le 7 mai 2025, la déclarant en fuite. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que la procédure contradictoire avait été respectée, et que la requérante n'avait pas établi d'erreur manifeste d'appréciation ou de violation des articles L. 551-16 et D. 551-18 du CESEDA. Les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et de frais d'instance ont donc été rejetées.

Avocat : MATHIS

9 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506643

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, un ressortissant guinéen, contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 19 juin 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a constaté que l'OFII avait, en cours d'instance le 7 juillet 2025, décidé de rétablir rétroactivement ces droits à compter du 6 juin 2025. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, tout en enjoignant à l'OFII de procéder avec diligence à la mise en œuvre effective de ce rétablissement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MATHIS

9 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506762

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 27 juin 2025 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que la prolongation était légalement fondée sur l'article L. 612-11 du CESEDA, M. D s'étant maintenu irrégulièrement en France. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant ont été écartés.

Avocat : MATHIS

9 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505282

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Savoie. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen et d'erreur de fait. Il a jugé que les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives à l'admission exceptionnelle des jeunes majeurs confiés à l'aide sociale à l'enfance, ne sont pas applicables aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière complète par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : MATHIS

8 juillet 2025• 6ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409633

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Isère. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant l'arrêté suffisamment motivé. Il a également jugé que les erreurs de fait alléguées (date d'entrée en France, attaches familiales) n'étaient pas établies ou n'étaient pas déterminantes. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : MATHIS

4 juillet 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506160

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, mère d'un enfant français. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la durée anormalement longue de l'instruction et de la précarité financière de la requérante. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros à l'avocate de Mme A au titre de l'aide juridictionnelle.

Avocat : MATHIS

4 juillet 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301036

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un ressortissant guinéen demandeur d'asile, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de mettre fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur le non-respect par M. B de ses obligations de présentation aux autorités (classement en fuite), était suffisamment motivée et avait fait l'objet d'un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que la procédure prévue à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) avait été respectée, notamment en ce qui concerne la mise en demeure préalable et la prise en compte de la vulnérabilité. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. B, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

Avocat : MATHIS

4 juillet 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506360

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du 12 juin 2025 de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la procédure était régulière, les informations prévues par les règlements (UE) n°604/2013 et n°603/2013 ayant été communiquées, et que la décision était suffisamment motivée. Il a également jugé que la préfète n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n°604/2013, malgré le rejet de la demande d'asile de M. A en Allemagne et ses craintes pour sa sécurité en Guinée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, de l'injonction et des frais de justice, sur la base des règlements européens et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MATHIS

3 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506807

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un document notifié le 1er juillet 2025. Le tribunal a constaté que ce document n'était pas un arrêté portant obligation de quitter le territoire, mais une simple invitation à présenter des observations en vue de fixer le pays d'éloignement, dans le cadre d'une interdiction judiciaire du territoire. Ce courrier, ne faisant pas grief, ne pouvait être contesté devant le juge administratif. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : MATHIS

3 juillet 2025
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505638

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, fait droit à la requête de Mme A. Celle-ci, reconnue prioritaire par la commission de médiation de l'Isère le 13 février 2025, n'a reçu aucune offre d'hébergement adaptée. Le tribunal enjoint à la préfète de l'Isère d'assurer son hébergement avant le 31 août 2025, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : MATHIS

3 juillet 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506158

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de délivrer une carte de résident à M. B, parent d'enfant réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la situation familiale et professionnelle précaire du requérant. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail sous 48 heures, sous astreinte.

Avocat : MATHIS

3 juillet 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2302198

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait la décision du ministre du travail du 7 avril 2023 autorisant son licenciement pour inaptitude. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que l'inspecteur du travail avait commis une erreur de droit en exigeant la consultation du conseil d'administration, alors que Mme A n'était pas représentante au conseil d'administration mais au CSE, et que la procédure applicable était celle de l'article L. 2421-3 du code du travail. Enfin, le tribunal a estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que le lien entre la demande de licenciement et les mandats de Mme A n'était pas établi.

Avocat : SELARL ETHIS

3 juillet 2025• 1ère chambre
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505526

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en urgence, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir Mme A Épouse B dans une structure d'hébergement adaptée, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 16 janvier 2025, n'avait pas reçu de proposition d'hébergement. La décision se fonde sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose au juge d'ordonner l'accueil lorsque l'urgence persiste. L'astreinte court à l'expiration d'un délai de 15 jours suivant la notification de l'ordonnance.

Avocat : MATHIS

1 juillet 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2305611

Le Tribunal administratif de Grenoble annule le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) d'accorder les conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile béninois. La décision est annulée car l'OFII n'a pas démontré avoir procédé à l'évaluation préalable de la vulnérabilité du requérant, comme l'exige l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois.

Avocat : MATHIS

30 juin 2025• 4ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2417708

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d'une demande indemnitaire de 20 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire en septembre 2022 et une injonction du tribunal d'avril 2023. Le préfet des Hauts-de-Seine a contesté le droit au séjour régulier et permanent de M. B en France, ainsi que la composition de son foyer. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est donc la condamnation de l'État à indemniser M. B pour les troubles dans ses conditions d'existence.

Avocat : THISSE

30 juin 2025• Pole Social (JU)
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502034

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A, ressortissant malien, contestant l'arrêté préfectoral du 27 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que l'administration avait suffisamment motivé sa décision et que l'intéressé ne justifiait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour. En conséquence, la requête a été rejetée.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE BOURHIS

26 juin 2025• 6ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401155

Le Tribunal Administratif de Melun a condamné l'État à indemniser Mme A pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation du 12 septembre 2019 la reconnaissant prioritaire pour un relogement urgent. Le tribunal a jugé que le logement de 56 m², ne comportant qu'une seule chambre pour elle et ses deux enfants, était inadapté aux besoins familiaux, aggravé par des problèmes d'insalubrité et de santé. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, pour la période postérieure au délai de six mois imparti au préfet. Mme A a obtenu réparation des troubles dans ses conditions d'existence, assortie des intérêts au taux légal à compter du 18 octobre 2023.

Avocat : THISSE

25 juin 2025• 14ème chambre, DALO
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503093

Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet d’Indre-et-Loire refusant à M. A, ressortissant tchadien, la délivrance d’un titre de séjour « salarié » et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le refus contesté ne portait pas sur le renouvellement d’un titre antérieur mais sur une première demande sur un fondement différent, et que les circonstances invoquées par le requérant ne caractérisaient pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL ETHIS

24 juin 2025