959 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
959
Décisions totales
383 581
Ordonnances
273 065
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par un requérant demandant la modification d'une précédente ordonnance pour augmenter une astreinte, invoquant un élément nouveau lié à la non-exécution par la préfecture. Le juge a constaté que l'administration avait exécuté l'ordonnance et versé l'astreinte avant le jugement, ce qui a privé la demande de son objet. Par conséquent, il a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative et a rejeté la demande de condamnation aux frais.
Avocat : THISSE
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de 24 mois prononcée par La Poste contre une factrice. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante n'établit pas que la privation de rémunération lui causerait une situation matérielle irrémédiablement grave. Il considère également qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la sanction, notamment quant à sa proportionnalité au regard des faits de violence physique reprochés, n'est soulevé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL ETHIS
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus implicite de délivrer une carte de résident à un réfugié. Le tribunal a constaté qu'une carte avait été délivrée après l'introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions demandant l'annulation et une injonction. Il a néanmoins condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : THISSE
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'un certificat de résidence de dix ans, présentée par un ressortissant algérien sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, notamment car l'administration a proposé un rendez-vous pour compléter le dossier et que le requérant a déjà bénéficié de plusieurs récépissés prolongeant son droit au séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. Le juge a estimé que la décision attaquée, fondée sur le dépôt tardif de la demande d’asile sans motif légitime et l'absence de vulnérabilité constatée, était suffisamment motivée et conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 551-15 et D. 551-17). En conséquence, les moyens soulevés par le requérant, notamment l’insuffisance de motivation et l’erreur de fait, ont été écartés.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... visant à annuler la décision de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que l'OFII n'était pas tenu de procéder à un nouvel entretien de vulnérabilité avant de la prendre, et que le retrait était légalement fondé sur le non-respect des exigences des autorités chargées de l'asile. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 522-1 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, a suspendu la décision implicite de rejet d'une carte de résident opposée à un ressortissant nigérian, parent d'enfants réfugiés. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la situation précaire du requérant et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également prononcé l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une demande d'exécution forcée d'un jugement. Le sujet principal est la demande des requérants visant à obtenir l'exécution d'un jugement ayant annulé des refus de séjour. La juridiction retient la solution du non-lieu à statuer, car l'autorité administrative a, postérieurement à la saisine, pris de nouvelles décisions (arrêtés de refus de séjour) exécutant ainsi l'injonction du jugement initial. Elle applique les dispositions de l'article R. 222-1 (3°) du code de justice administrative.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant le refus implicite d'un titre de séjour en tant que parent d'enfant réfugié. La juridiction constate le désistement de la requérante sur les conclusions en annulation et injonction, l'administration ayant accordé le titre de séjour pendant l'instance. Elle condamne l'État à verser 1 000 euros à l'avocate de la requérante au titre des frais d'instance, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de liquidation d'une astreinte pour inexécution d'une précédente ordonnance. Le sujet principal est l'exécution par la préfète de l'Isère d'une injonction de réexaminer une demande de titre de séjour. La juridiction constate que l'administration a délivré une carte de séjour pluriannuelle dans le délai imparti, ce qui constitue une exécution complète. En application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, elle ordonne qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte initialement prononcée.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral de juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) était suffisamment motivée, que la situation personnelle du requérant avait été examinée et que son droit à être entendu avait été respecté lors d'une audition préalable. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur de droit concernant le refus de délai de départ volontaire ont également été écartés.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné deux recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux refusant des titres de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a annulé ces décisions, considérant que le refus de titre de séjour était entaché d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen de la situation personnelle et familiale des requérants, méconnaissant ainsi les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, l'OQTF et la fixation du pays de destination, qui en dépendaient, ont également été annulées.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante algérienne, qui n'avait pu déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour avant son expiration. La préfète de l'Isère ayant convoqué l'intéressée à un rendez-vous le 27 février 2026, le juge a donné acte du désistement partiel de la requérante sur ce point. Il a rejeté la demande de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, la jugeant prématurée en l'absence de dépôt préalable d'un dossier complet. Le juge a précisé que le caractère tardif du dépôt ne saurait être opposé à Mme B..., compte tenu des difficultés techniques rencontrées.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... (ou Nkwenti) qui demandait la délivrance sous astreinte d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que son maintien en situation irrégulière depuis le 16 février 2026 lui causerait un préjudice grave et immédiat, notamment au regard de son droit au travail ou de sa liberté d'aller et venir. Par ailleurs, aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a été caractérisée, l'administration n'ayant pas méconnu les obligations prévues aux articles R. 431-15-1 et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui retirait son recours contre les décisions préfectorales de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La procédure est ainsi éteinte sans examen du fond, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation de l'administration n'est prononcée.
Avocat : THISSE
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement d'instance de M. A..., qui avait initialement demandé l'annulation d'une décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle. Le requérant a maintenu ses conclusions au titre des frais d'instance, mais le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. L'ordonnance, fondée sur l'article R.222-1 du code de justice administrative, admet provisoirement M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle et donne acte du désistement.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d'une demande indemnitaire visant à réparer les préjudices subis du fait de la carence de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation de l'Isère du 27 avril 2023, qui l'avait reconnue prioritaire pour un hébergement. Le tribunal a jugé que l'État avait commis une faute de nature à engager sa responsabilité en ne proposant aucune offre d'hébergement adaptée avant le 25 septembre 2025, date à laquelle l'intéressée a signé un bail pour un logement social. Cette solution est fondée sur les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent au préfet de proposer un hébergement dans un délai de six semaines suivant la décision de la commission de médiation.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A... et Mme D..., occupants sans droit ni titre d'un hébergement pour demandeurs d'asile à Fontanil Cornillon. La solution retenue fait droit à la demande de la préfète de l'Isère, en application des articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que leurs demandes d'asile ont été définitivement rejetées. Le tribunal a jugé que la condition d'urgence était remplie, le maintien dans les lieux faisant obstacle à la prise en charge de nouveaux demandeurs d'asile dans un contexte de saturation des capacités d'hébergement. Aucun délai n'a été accordé aux occupants pour quitter les lieux, et le recours à la force publique a été autorisé en cas de besoin.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contre l'arrêté du 4 septembre 2025 de la préfète de l'Isère lui retirant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a jugé que le retrait du titre de séjour était légal, car il avait été obtenu par fraude, et que la décision était suffisamment motivée. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution s'appuie sur l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration, qui permet le retrait d'un acte obtenu par fraude.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir M. A... dans une structure d'hébergement adaptée à ses besoins et capacités, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Le requérant avait été reconnu prioritaire par la commission de médiation le 25 septembre 2025, mais aucune offre d'hébergement ne lui avait été proposée. Le tribunal a également admis M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Avocat : MATHIS