1 116 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 116
Décisions totales
383 581
Ordonnances
285 782
Avec résumé IA
Avocat : HMAD
Avocat : AHMAD
Le Tribunal administratif de Nice, saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a constaté l'inexécution par le préfet des Alpes-Maritimes de son précédent jugement du 11 octobre 2024. Ce jugement avait annulé un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire, et enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Pour contraindre l'administration à exécuter ces obligations, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour de retard à l'encontre du préfet, passé un délai de quinze jours suivant la notification de la présente décision.
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, qui demandait la levée de son inscription au fichier du Système d'information Schengen. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne constituait pas un recours contre une décision administrative, mais une demande d'injonction directe. Le juge a rappelé qu'il ne peut ni adresser d'injonctions à l'administration ni se substituer à elle en dehors des cas prévus par les articles L. 911-1 à L. 911-4 du code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 (4°) du même code.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B, ressortissant serbe, qui contestait l'arrêté du préfet de la Moselle refusant le renouvellement de son attestation de demande d'asile et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et des conditions de son séjour. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles dirigées contre l'interdiction de retour et la fixation du pays de destination, ont été rejetées.
Avocat : MANLA AHMAD
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B, ressortissante serbe, contestant l'arrêté du préfet de la Moselle du 26 novembre 2024. Cet arrêté refusait le renouvellement de son attestation de demande d'asile, lui faisait obligation de quitter le territoire français, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire français était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la requérante ne justifiant pas d'une vie privée et familiale stable en France. En conséquence, les conclusions dirigées contre le refus de renouvellement de l'attestation, la décision fixant le pays de destination et l'interdiction de retour, fondées sur l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 6 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que le moyen fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne était inopérant à l'encontre d'une autorité nationale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté préfectoral du 13 décembre 2024. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement étaient légaux, en application des articles L. 435-3, L. 432-1, L. 612-2 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la menace à l'ordre public était établie et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 4ème Chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A... B..., ressortissante tunisienne, contre un arrêté préfectoral du 23 juillet 2024 refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet, en application des articles 43 du décret n° 2020-1717 et 23 de la loi du 10 juillet 1991 relatifs à l'aide juridictionnelle. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après une audience publique.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante russe, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 24 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) était inopérant, ce texte ne s'appliquant pas aux États membres. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme B..., incluant l'annulation de l'arrêté et les injonctions sollicitées. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 4 octobre 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté exposait suffisamment les circonstances de droit et de fait. Il a également jugé que le préfet n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour, car M. A... ne remplissait pas les conditions de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Enfin, le tribunal a considéré que l'arrêté ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni l'article 24 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 13 novembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant pakistanais, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis un vice de procédure en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, comme l'exige l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. B justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Cette irrégularité a privé le requérant d'une garantie, entraînant l'annulation de l'ensemble des décisions contestées.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait légalement fondé ses décisions sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en l'absence de preuve d'une entrée régulière ou d'une situation personnelle stable.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Monsieur A B, ressortissant libanais, contestant le refus du préfet des Alpes-Maritimes d’autoriser le regroupement familial pour son épouse et son fils. Le tribunal a relevé que le préfet avait commis une erreur de droit en appliquant des dispositions abrogées du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Toutefois, il a constaté que l’épouse et les enfants de M. B avaient depuis obtenu des titres de séjour ou documents de circulation, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. La demande de frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 24 octobre 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes avait rejeté la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B, ressortissant russe, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. La juridiction a retenu un défaut d'examen réel et sérieux de la situation du requérant, le préfet ayant analysé sa demande comme une admission exceptionnelle au séjour alors qu'il sollicitait un titre "visiteur". En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de procéder au réexamen de la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A B, ressortissant espagnol, contestant un arrêté préfectoral du 4 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a considéré que le comportement de l'intéressé, condamné pénalement, constituait une menace réelle pour l'ordre public au sens des articles L. 251-1 et L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision n'a pas été jugée disproportionnée au regard de son droit à une vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou de l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la Convention de New York).
Avocat : AHMADI