1 116 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 116
Décisions totales
383 581
Ordonnances
304 892
Avec résumé IA
Avocat : HMAD
Avocat : AHMAD
Avocat : MANLA AHMAD
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que l'administration avait bien procédé à un examen de sa situation personnelle, notamment lors d'un entretien de vulnérabilité. Il a estimé que le refus ne méconnaissait ni le droit d'asile ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, et qu'il n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La requérante a toutefois été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. A, un ressortissant syrien, contestant un arrêté préfectoral ordonnant son transfert aux autorités italiennes (responsables de sa demande d'asile) et une décision d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l’article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, en l’absence de preuve de défaillances systémiques en Italie. Il a également estimé que l’assignation à résidence était légale, faute d’illégalité de la décision de transfert, et que les moyens tirés de la violation des articles 4 et 5 du règlement Dublin III ou de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme n’étaient pas fondés.
Avocat : MANLAAHMAD
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. A, un ressortissant syrien, contestant un arrêté préfectoral ordonnant son transfert aux autorités italiennes (responsables de sa demande d'asile) et une décision d’assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), et de l’existence de défaillances systémiques en Italie. Il a jugé que la clause discrétionnaire de l’article 17 du même règlement n’avait pas à être mise en œuvre et que l’assignation à résidence était légale. La solution s’appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du 31 juillet 2024 par lequel la préfète des Landes avait obligé M. B, ressortissant marocain arrivé en France à l'âge de deux ans, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a jugé que la décision était entachée d'un défaut de motivation, l'administration s'étant bornée à mentionner les condamnations pénales sans examiner la situation personnelle et familiale de l'intéressé, notamment ses attaches en France. Cette solution s'appuie sur les articles L. 613-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les principes de motivation des actes administratifs.
Avocat : AHMADI
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. A B, ressortissant camerounais, contestant un arrêté préfectoral du 31 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a rejeté l'exception d'irrecevabilité soulevée par la préfète des Landes, considérant que les moyens soulevés lors de l'audience étaient recevables. Il a ensuite annulé l'arrêté au motif d'une erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'arrivée de M. B en France à l'âge de sept ans, de sa résidence continue de quarante ans et de ses attaches familiales stables sur le territoire.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation personnelle et de ses attaches familiales en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B, ressortissant tunisien, qui sollicitait une injonction de délivrance d'un document provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le préfet des Alpes-Maritimes ayant produit une convocation pour le renouvellement de l'attestation de séjour, le juge a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été rejetée, ainsi que les conclusions relatives aux frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait au juge d'ordonner au préfet de la Moselle de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, sous astreinte. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, car M. A B s'était déjà vu délivrer une carte de séjour "visiteur" le 27 avril 2024, lui permettant de résider régulièrement en France. La requête a donc été rejetée, et les conclusions relatives aux frais de justice ont été écartées, l'État n'étant pas la partie perdante.