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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

6 500 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

6 500

Décisions totales

383 581

Ordonnances

310 556

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : HUEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422097

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par M. A, ressortissant malien, d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet de police refusant de lui délivrer une carte de résident en qualité de parent d’enfant réfugié. M. A s’est désisté de ses conclusions principales après avoir obtenu une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 18 novembre 2024, ce dont le tribunal lui a donné acte. La juge des référés a prononcé son admission provisoire à l’aide juridictionnelle mais a rejeté ses demandes de frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. La décision applique les articles L.521-1 du code de justice administrative et L.424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

26 août 2024
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2407972

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté le déféré du préfet des Bouches-du-Rhône, qui demandait la suspension d'un permis de construire délivré par la maire d'Aix-en-Provence pour une extension en zone agricole. Le préfet invoquait un doute sérieux sur la légalité de l'acte au regard des articles A1 et A2 du plan local d'urbanisme. La juge des référés a estimé que ce moyen n'était pas, en l'état de l'instruction, de nature à créer un tel doute. La demande de suspension a donc été rejetée, sans condition d'urgence applicable au déféré préfectoral.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT

23 août 2024
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406057

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C, ressortissant ivoirien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Savoie du 23 juillet 2024 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation, et a jugé que la décision était légalement fondée sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'interdiction ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : HUARD

23 août 2024• Juge unique 1
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406132

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C A, ressortissant afghan, qui demandait l’annulation de la décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 15 juillet 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l’absence du requérant à une convocation, motivée par des obligations universitaires, ne constituait pas un motif légitime justifiant le maintien des conditions matérielles d’accueil. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 551-16 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.

Avocat : HUARD

23 août 2024• Juge unique 5
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406168

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant albanais, contestant l'arrêté préfectoral du 5 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Elle a écarté les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Avocat : HUARD

23 août 2024• Reconduite à la frontière
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2200440

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par la SA Pôle de santé Léonard de Vinci d'une requête en plein contentieux visant à contester un avis de sommes à payer émis par le CHRU de Tours pour des actes de biologie moléculaire hors nomenclature. La société requérante s'est désistée purement et simplement de son recours. Par une ordonnance du 22 août 2024, le tribunal, faisant application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune condamnation aux dépens n'a été prononcée.

Avocat : HUET

22 août 2024
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405793

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de convoquer M. C, ressortissant rwandais, à un rendez-vous sous cinq jours, dans un délai maximal d'un mois, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, M. C justifiant de nombreuses tentatives infructueuses pour obtenir un rendez-vous en ligne depuis mai 2024, sans opposition du préfet. La demande de délivrance immédiate d'un document de séjour avec autorisation de travail a été rejetée comme excédant l'office du juge des référés. L'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.

Avocat : HUARD

21 août 2024
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405773

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de convoquer M. A, ressortissant ivoirien, à un rendez-vous sous cinq jours afin qu'il puisse déposer une demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, face à l'impossibilité pour le requérant d'accéder au téléservice ANEF en raison d'un blocage informatique. En revanche, les conclusions visant à faire cesser ce blocage ont été rejetées comme ne relevant pas de la compétence du juge des référés. L'Etat a été condamné à verser 600 euros à l'avocat du requérant au titre des frais de justice.

Avocat : HUARD

21 août 2024
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403688

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a condamné l'État à verser une provision de 2 300 euros à M. B, reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 6 septembre 2023. La carence fautive de l'État, qui n'a pas proposé d'hébergement dans le délai légal de six semaines, engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, contraint de dormir dans la rue malgré une grave maladie. Cette solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative.

Avocat : HUARD

21 août 2024
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402951

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision, a condamné l'État à verser une provision de 12 250 euros à Mme B, reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence. La carence fautive de l'État, qui n'a pas exécuté la décision de la commission de médiation dans le délai légal de six semaines, engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et ses quatre enfants mineurs, contraints de dormir dans la rue. Le juge a appliqué les dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : HUARD

21 août 2024
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402766

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé provision, a rejeté la demande de Mme A, reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence. La requérante sollicitait une provision de 8 700 euros en réparation du préjudice subi du fait de l'absence d'hébergement dans les délais légaux. Le juge a estimé que la créance n'était pas sérieusement contestable, car Mme A avait refusé une première proposition d'hébergement et ne s'était pas rendue disponible pour une seconde. En conséquence, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.

Avocat : HUARD

21 août 2024
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402726

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l'État à verser une provision à M. B. La carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation du 5 avril 2023, qui lui imposait de proposer un hébergement dans un délai de six semaines, a engagé sa responsabilité pour la période du 15 mai 2023 au 4 juin 2024. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L. 441-2-3 et R. 441-18.

Avocat : HUARD

21 août 2024
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207722

Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l’État à verser 500 euros à Mme D B pour la carence fautive à lui proposer un hébergement, malgré une décision de la commission de médiation de l’Isère du 7 mars 2022 la reconnaissant comme prioritaire et urgente. Le préfet, tenu d’agir avant le 18 avril 2022, n’a orienté la requérante vers un hébergement que le 5 août 2022, engageant sa responsabilité sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a évalué le préjudice moral et les troubles dans les conditions d’existence à 500 euros, déduction faite d’une provision de 250 euros déjà versée.

Avocat : HUARD

21 août 2024• Juge unique 8
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207244

Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 5 400 euros à M. D, reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 7 mars 2022, en raison de la carence fautive du préfet à lui proposer une solution dans le délai imparti. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, pour troubles dans les conditions d'existence subis du 19 avril 2022 à la date du jugement. Le montant alloué tient compte de la situation de rue persistante du requérant, mais aussi de sa contribution au préjudice en raison de son maintien irrégulier sur le territoire français. La somme de 2 500 euros déjà versée à titre de provision a été déduite de l'indemnité totale.

Avocat : HUARD

21 août 2024• Juge unique 8
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2302365

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 février 2023 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, et l'erreur manifeste d'appréciation. Il retient que la décision est fondée sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la demande d'asile de M. A ayant été définitivement rejetée.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

20 août 2024• 4ème chambre, JU
TA105Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401097

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de la Guadeloupe du 14 août 2024 obligeant M. A, ressortissant haïtien, à quitter le territoire français. La condition d'urgence a été reconnue en raison du placement en rétention et du risque d'éloignement immédiat. Le juge a estimé que l'atteinte au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et au droit de ne pas subir de traitements inhumains (article 3 de la CEDH et article L. 721-4 du CESEDA) était grave et manifestement illégale, compte tenu de la situation de violence généralisée en Haïti et des attaches familiales stables du requérant en France.

Avocat : MATHURIN KANCEL

20 août 2024
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405864

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D B, ressortissant turc, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 1er juillet 2024 du préfet de la Drôme lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, la méconnaissance du droit d'être entendu et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SCHURMANN

20 août 2024• Juge unique 6
CAA75Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA02926

Avocat : HUBERT

19 août 2024• Juge des référés
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405604

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. D et Mme C, ressortissants arméniens, contestant les arrêtés du préfet de l'Isère du 11 juillet 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le droit d'être entendu, garanti par le droit de l'Union européenne, n'avait pas été méconnu. Il a également jugé que les mesures d'éloignement ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation. Les requérants n'ayant pas démontré d'éléments sérieux justifiant leur maintien sur le territoire, les conclusions subsidiaires de suspension ont également été rejetées.

Avocat : HUARD

19 août 2024• Juge unique 5
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405618

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de l'Isère de fixer un rendez-vous à un ressortissant étranger pour lui permettre de déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu des difficultés persistantes du requérant à obtenir un rendez-vous en préfecture et des conséquences sur sa situation personnelle et professionnelle. La solution retenue est une injonction de fixer un rendez-vous dans un délai d'un mois, sans astreinte, et le rejet de la demande de délivrance immédiate d'un récépissé, cette délivrance étant subordonnée au caractère complet du dossier. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCHURMANN

19 août 2024