6 500 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 500
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 171
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D..., ressortissant nigérian, qui contestait un arrêté préfectoral refusant de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pour raisons de santé de sa fille, l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la procédure avait été respectée, notamment par la saisine du collège de médecins de l'OFII. Il a estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur de droit en ne se croyant pas liée par l'avis médical, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du CESEDA, de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3 de la CIDE étaient infondés. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français, par voie de conséquence de la légalité du refus de séjour.
Avocat : HUARD
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d’un refus oral d’enregistrer une demande de titre de séjour fondée sur l’article L. 423-21 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, estimant que le refus, motivé par l’âge de la requérante, constituait un refus de titre de séjour faisant grief. Il a ensuite suspendu l’exécution de cette décision, enjoint à la préfète de réexaminer la demande et de délivrer un récépissé avec autorisation de travail sous 15 jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La solution retenue s’appuie sur l’urgence et le doute sérieux quant à la légalité du refus, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-21 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral rejetant une demande d'admission exceptionnelle au séjour et ordonnant de quitter le territoire. La juridiction estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que la requérante, qui a résidé et travaillé en France de manière irrégulière depuis 2019, s'est elle-même placée dans la situation qu'elle invoque. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : ZHUANG
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant. Le sujet principal est le rejet d'une requête en annulation d'un refus d'autorisation du CNAPS, en raison d'un désistement implicite. La juridiction applique les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-2 du code de justice administrative, constatant que le requérant, dûment invité à confirmer le maintien de sa requête, n'a pas répondu dans le délai imparti et est donc réputé s'être désisté.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 11 février 2026, a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée le 18 juillet 2023 à l'encontre de l'État pour défaut d'hébergement de Mme et M. A..., reconnus prioritaires. La préfète de l'Isère avait saisi le tribunal après que les intéressés eurent refusé sans motif légitime une offre d'hébergement proposée le 27 décembre 2025. Constatant que l'État était délié de son obligation à compter de ce refus, le tribunal a fixé le montant total de l'astreinte due à 13 000 euros, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative. Cette somme doit être versée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Avocat : HUARD
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. B..., agent du SIAEP du Bauptois, d'une demande d'indemnisation de 39 059,08 euros pour les préjudices résultant d'une épicondylite reconnue comme maladie professionnelle imputable au service. Le requérant invoquait la responsabilité pour faute de son employeur, notamment pour l'avoir maintenu sur son poste sans respecter les préconisations de la médecine du travail et pour ne pas avoir mis à jour le document unique d'évaluation des risques. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. En conséquence, il a également rejeté les demandes présentées au titre des frais de justice et de l'expertise.
Avocat : SCP FERRETTI HUREL LEPLATOIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l’Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 23 juin 2025 pour défaut d’hébergement de M. A..., a constaté que l’administration avait proposé un hébergement le 26 décembre 2025, que l’intéressé avait refusé sans motif légitime. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que l’État était délié de son obligation à compter de ce refus. Il a fixé définitivement l’astreinte due à 2 000 euros, à verser au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de liquidation d'astreintes prononcées à l'encontre de la préfète de l'Isère pour inexécution d'injonctions d'enregistrer les demandes d'asile de M. et Mme B... et de leur fille. Après avoir constaté que les astreintes provisoires et définitives avaient déjà été liquidées par des ordonnances antérieures, le juge des référés a estimé qu'il n'y avait plus lieu de procéder à une nouvelle liquidation. La solution retenue est fondée sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative, qui encadre la liquidation des astreintes.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des requérants dans leur recours en excès de pouvoir visant un arrêté de permis de construire modificatif. La procédure est ainsi éteinte, sans examen du fond de l'affaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui habilite le président à constater un tel désistement.
Avocat : DEHU
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a examiné la demande d'une ressortissante algérienne visant à suspendre le rejet implicite du renouvellement de son certificat de résidence étudiant. Le juge a admis la requérante au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle au titre de l'urgence. En revanche, il a rejeté sa demande de suspension de la décision préfectorale, considérant que le moyen invoqué, fondé sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ne présentait pas un caractère sérieux.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 23 décembre 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A..., demandeur d'asile afghan. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas mis M. A... en mesure de présenter ses observations écrites dans le délai de quinze jours prévu par l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en méconnaissance de la procédure contradictoire. Cette irrégularité a conduit à l'annulation de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Avocat : HUARD
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B... tendant à l’annulation du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Cette solution a été retenue car, postérieurement à l’introduction du recours, la préfète de l’Isère a pris une décision favorable en délivrant à l’intéressé un certificat de résidence algérien valable dix ans. En conséquence, les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction ont perdu leur objet. La demande de frais d’instance a été rejetée.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension des refus implicites de la préfète de l’Isère de délivrer un titre de séjour et une attestation de prolongation d’instruction à M. A..., ressortissant sénégalais et parent d’enfants français. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, le requérant ne justifiant pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire à très bref délai, notamment au regard de l’absence de menace imminente sur son emploi ou ses ressources. La solution retenue s’appuie sur les conditions cumulatives de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou d'accorder l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : HUARD
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'autorité signataire, au défaut de motivation et à la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sont soit manifestement infondés, soit insuffisamment précisés. La décision est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 611-1, et applique la procédure de rejet par ordonnance prévue à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : KERIHUEL
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de refus du préfet du Val-d'Oise de délivrer une carte de résident à une personne reconnue réfugiée. La juridiction a jugé que l'administration avait méconnu les articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la délivrance de plein droit de cette carte dans un délai de trois mois. Elle a enjoint au préfet de délivrer la carte dans un délai de deux mois.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté du 12 septembre 2025 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que la préfète avait régulièrement recueilli l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avant de prendre sa décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont notamment l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : HUARD
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Gironde du 23 octobre 2025 refusant d'instruire la demande de carte de résident de Mme A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant déposé son recours plus de trois mois après la décision contestée, sans justifier de circonstances particulières expliquant ce délai, ce qui contredisait l'urgence alléguée. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
Avocat : HUGON
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a annulé les impositions restantes (25 093 €) au titre de l'impôt sur le revenu 2018 de M. et Mme A..., en raison d'un vice de procédure. La juridiction a jugé que l'administration fiscale n'avait pas apporté la preuve qu'elle avait notifié sa réponse motivée aux observations des contribuables, comme l'exige l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. Cette irrégularité rendait la procédure de rectification et le recouvrement des impositions illégaux.
Avocat : FERAL-SCHUHL
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'injonction au préfet de la Somme de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale. La demande a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de l'atteinte alléguée.
Avocat : ZHUANG